
Comme je vous l’ai annoncé hier, j’ai décidé de lancer une nouvelle rubrique « Jeux d’écriture » dans laquelle je publierai un texte chaque semaine.
Il s’agira d’écrire, à chaque fois d’une manière différente, Le corbeau et le renard de Jean de La Fontaine, en respectant des contraintes d’écriture préalablement définies comme : ne pas utiliser certaines lettres, écrire en alexandrins, insister sur certaines sonorités…
Cette rubrique a deux objectifs :
- Vous partager des écrits amusants destinés à vous montrer ce que l’on peut obtenir par le pouvoir des mots. Les textes n’auront rien d’original du point de vue du fond puisqu’il s’agira à chaque fois de la même histoire. En revanche, vous constaterez que le style peut apporter une vraie plus-value et transformer une bête citrouille en carrosse. Imaginez ce que cela donnera lorsque vous adapterez les mêmes techniques à des scénarios captivants !
- Vous apporter un complément idéal à mon coaching « Ecrire comme un Pro » que je dispense chaque semaine dans la newsletter Devenir Ecrivain. Dans ces mails hebdomadaires, je donne un coaching gratuit pour améliorer son style avec des exercices variés, basés sur des jeux d’écriture. Grâce à cette nouvelle rubrique, vous aurez en live les exemples dont vous avez besoin pour vous inspirer.
Aujourd’hui, je m’attaque au premier exercice de la newsletter : le logorallye.
Le but est de se forcer à intégrer des mots à l’intérieur d’un texte. Voici les mots qui sont proposés dans la première séance de coaching : vert – Afrique – devin – déchu – crabe – crue – géranium. J’ai ajouté un peu de difficulté en choisissant de placer les mots dans l’ordre.
Voici donc ce que je vous propose avec le corbeau et le renard :
Le corbeau et le renard
Maître Corbeau, sur une jardinière perché,
Tient en son bec un brie au poivre vert.
Maître Renard, par l’odeur alléché,
Accourt à tombeaux ouverts :
« Eh, bonjour, Monsieur du Corbeau
Que vous êtes joli ! que vous me semblez beau !
N’arrivez-vous pas d’Afrique
Avec ce plumage magnifique ? »
Le Corbeau qui en revient,
Croit Maître Renard devin.
Pour le féliciter, il ouvre un large bec,
Et laisse tomber le fromage aussi sec.
Maître Renard s’en saisit, et dit :
« Mon bon corbeau, te voilà déchu
Pour avoir été si ingénu !
Plus bête qu’un crabe est celui qui m’écoute.
Salut ! Je m’en vais casser la croûte. »
Le Corbeau qui trouve cette leçon un peu crue,
Quitte la jardinière aux géraniums
Trop malheureux podium,
Et jure, mais un peu tard, que l’on ne l’y prendra plus.
Voilà le travail ! Je dois dire que je me suis beaucoup amusée. J’espère que cet exemple vous inspire. N’hésitez pas à partager vos impressions dans les commentaires ci-dessous.
Si vous voulez en apprendre davantage sur logorallye, inscrivez-vous au coaching « Ecrire comme un Pro » en renseignant votre prénom et votre e-mail dans le formulaire de la colonne de droite : toutes les réponses sont dans le premier mail.
Rendez-vous la semaine prochaine pour un exemple de lipogramme.
Crédit photo : Philippe Gillotte

Moi je dis respect. Tu es trop forte
Merci Davy
C’est très drôle !!
Je me suis en effet beaucoup amusée !
Je pense que ça aurait beaucoup amusé Monsieur Jean. Du brie au poivre vert ? Je veux bien essayer !
Merci pour le compliment.
Pour le brie au poivre vert, je cherchais quelque chose d’un peu mieux que l’arbre vert, je suis allée consulter une petite liste de noms de fromage et hop !
Ah, voici une contrainte qui me plait, je note les mots et te posterai ici le résultat Merci , j’adore les logorallyes ;o))
Et voilà le travail ;o))
vert – Afrique – devin – déchu – crabe – crue – géranium.
Maître Corbeau, sur une fleur perché,
Tenait en son bec un fromage.
Maître Renard, par l’odeur alléché,
Lui tint à peu près ce langage :
« Hé ! bonjour, Monsieur l’oiseau vert
Que vous êtes joli ! que vous me semblez beau !
Vous n’êtes pas de notre hiver
Mais votre proie est un flambeau
C’est d’Afrique pour sûr que venez en ces bois.
A ces mots le corbeau ne se sent pas de joie
Enfin un vrai devin dans ce pays déchu!
Il ouvre grand son bec et donne au moustachu
Son fromage luisant et rouge comme un crabe.
Le renard s’en saisit, et sa parole est crue:
Je survis aux dépens de tous les pauvres diables!
Et pour cette leçon tu fus sacrée recrue »
Le Corbeau, honteux comme un homme
Quitta, mais un peu tard, son pot de géranium.
Bravo Viviane pour avoir joué le jeu et pour cette nouvelle version de « le Corbeau et le renard « !
C’est une idée amusante. J’y reviendrai. Bonne journée !
Jonas
Merci !
Ping : Jeu d'écriture 2 : le lipogramme
bonjour Rebecca
J’aime bien l’idée de ton site et d’un petit exercice sous forme de jeu
le lien vers ma participation
http://l-echo-des-ecuries.over-blog.com/article-logorallye-sur-la-banquise-94243874.html
bonne journée
Bonsoir Valentine, je suis allé lire ton texte, je le trouve super, j’ai essayé de faire aussi bien mais c’est pas garanti !!!!
Ping : Jeu d'écriture 4 : jouons avec l'assonance
bonjour,
à mon tour, je me lance :
Il était une fois, en Afrique, une petite fille surnomée « Le Petit Chaperon Vert ».
En effet, sa maman lui avait confectionné le plus beau des chapeaux, d’un joli vert émeraude.
La grand-mère du Petit Chaperon Vert vivait seule à l’autre bout de la jungle.
La vieille dame, alors très âgée, sortait rarement de sa hutte.
Un jour, la maman du Petit Chaperon Vert lui dit :
« Ta grand-mère est malade. Ce matin, j’ai cuis des galettes et fabriqué du fromage. Apportes-les lui avec ce petit pot de géranium. Ce sont les fleurs préférées de ta grand-mère.
Mais ne quitte pas le sentier habituel, car ton papa a remarquer des traces de lions dans la jungle ».
Le Petit Chaperon Vert promis d’être prudente puis, toute joyeuse, ajusta son joli chapeau de paille vert avant attrapa la panier de victuails.
Et ne traîne pas en chemin, ne parle à personne et rentre avant la tombée de la nuit, lui recommanda une dernière fois, sa mère.
Le Petit Chaperon Vert embrassa affectueusement sa chère mère et s’en alla en sautillant.
Or, tout près de là, un lion affamé, rôdait dans la jungle.
Soudain, il renifla l’odeur de l’enfant. Quand il l’a vit, il saliva… miam, miam, miam… crié l’estomac du lion.
Comme c’était trop dangereux d’attaquer près des habitations, il décida de s’y prendre de façon plus éloquente. Et s’approchant doucement de la petite fille, il lui dit :
Bonjour !
Mais le Petit Chaperon Vert eut peur en voyant l’énorme lion s’approchait.
Alors, souriant jusqu’aux oreilles, il lui demanda :
Comment t’appelles-tu ?
Le Petit Chaperon Vert, répondit-elle d’une voix tremblante.
Où vas-tu comme cela ? Lui demanda-t-il en radoucissant sa voix.
Chez ma grand-mère qui habite seule à l’autre bout de la jungle.
Seule, dis-tu ? Pauvre femme… mais c’est encore loin où elle habite. Justement, je connais bien l’endroit et si tu le veux bien, je vais te montrer un raccourcit ; Ainsi, tu arriveras plus vite auprès de ta grand-mère.
Oh, comme c’est gentil à vous !
Après lui avoir donner de fausses indications, le lion s’excusa auprès du Petit Chaperon Vert et fila à toutes pattes en prétextant avoir un rendez-vous urgent.
Le Petit Chaperon Vert ignorant que le lion lui avait donné un chemin beaucoup plus long, continua sa route.
Enfin, après de longues heures à marcher à traver la jungle, le Petit Chaperon Vert arriva enfin sur la plage où habitait sa grand-mère.
Grand-mère es-tu là ? Cria Le Petit Chaperon Vert.
Oui, mon enfant, entre donc, lui répondit une voie bizarre
Ma mère m’a dit que tu était très malade. Je t’ai apporté des galettes, du fromage et vos fleurs préférés : des géraniums.
Comme c’est gentil à vous deux de vous occuper de moi.
En s’approchant du lit, le Petit Chaperon Vert remarqua que sa grand-mère avait, en effet, une bien drôle de tête :
Oh, grand-mère, comme vous avez de grands yeux !
C’est pour mieux te voir, mon enfant.
Oh, grand-mère, comme vous avec de grandes oreilles !
C’est pour mieux t’entendre mon enfant.
Oh, grand-mère comme vous avez de longues dents !
C’est pour mieux te croquer mon enfant !!!
À ces mots, Le Petit Chaperon Vert poussa un tel hurlement, que toute la jungle l’entendit.
Aussitôt, le papa du Petit Chaperon Vert, qui travaillé non loin de la maison de la grand-mère avec une nouvelle recrue, arriva en courant. Comprenant ce qui se passait, avec l’aide de la recrue, il attrappa un crabe géant qui dormait sur un rocher.
Le lion s’apprêtait à dévorer le Petit Chaperon Vert quand un bruit étrange le fit se retourner. Le lion déglutit. En face de lui, se tenait un de ses pires ennemis : le crabe géant à la carapace si dure que les dents d’un lion ne pouvaient percer et deux puissantes pinces qui brisaient même les pattes les plus musclées.
La papa attrapa sa fille pour la faire sortir de la hutte.
Déchu, le lion tenta de se sauver. Mais le devin crabe l’avait prévu et déjà, ses puissantes pinces attrappaient le lion… pour le dévorer !
voilà, qu’en pensez-vous ?
Bonjour Pucca,
bravo pour ton exercice, tu as réussi à intégrer tous les mots imposés. J’aime bien la transformation du Petit Chaperon Rouge en Petit Chaperon Vert et le transfert de la forêt à la jungle.
Il me semble par contre que l’apparition du crabe à la fin brise un peu la cohérence du récit (on se demande un peu ce qu’il fait là celui-là, pourquoi il n’attaque que le lion, etc.)
En tous cas, merci de nous avoir partagé ta production !
Merci pour tes encouragements Rebecca,
au départ, je voulais mettre le crabe dans le panier pour que la grand-mère puisse le manger; Mais comme elle est très vieille, je me suis demandée comment elle aurait pu briser la carapace… et puis un peu de fantastique ne fait pas de mal
En tous cas, ce crabe donne du piment à l’histoire !
Je trouve cette exercice pas mal
, et tu as bien repris le texte et moi je dis chapeau
!!.
Merci Juliette !
Contrairement à d’autres jeux d’écriture, je dois dire que celui-ci m’a plus amusée que mise en difficulté !
Bonsoir Rebecca, j’ai été soudainement inspiré, qu’en penses tu ????
Sacha est blonde, mesure 1,70 m pour 60 kilos, elle a de grands yeux grands verts. Théo, lui mesure 1,80 m pour 80 kilos, brun les yeux bleus.
Elle est institutrice, lui est Directeur Commercial. Sacha est veuve avec une petite fille Marina, Théo lui est Divorcé. Tous deux souhaitent tourner une page. Mais comment faire ? Le meilleur moyen pour eux c’est de quitter leur entourage, leur train train quotidien et de penser à autre chose. Mais comment faire ? Voila la question qu’ils se posent tous les deux depuis plusieurs semaines.
Un jour, en passant dans une galerie marchande, Sacha entre dans une petite boutique Africaine, y passe un peu de temps, flâne dans tout le magasin, découvre de jolis objets, engage une conversation avec la vendeuse qui lui donne envie de découvrir son pays.
Partir pour elle est un peu difficile avec Marina qui n’a que 5 ans. Où la placer, chez Eva ? Miss Internet et sites de rencontres !! Sa dernière aventure ne lui a pas servi de leçon !!!! Non pas question !!! Anita, elle vient de refaire surface après plusieurs années d’absence, non elle ne va lui imposer sa fille ! Il ne reste plus que ses parents Jeanne et Louis, ils ont une petite maison à la campagne, et ont achetés récemment un ponney Jumper que Marina adore !!! De plus, elle pourra leur laisser leur chienne Beky, un labrador marron ! Voila la solution toute trouvée. Bien sûr, elle sait pertinemment qu’ils ne refuseront jamais.
Quant à Théo lui n’a pas d’obligation particulière, il n’a pas eu d’enfant durant les 5 ans qu’il fut marié. De plus, pour lui, le mois d’août pour lui est calme, il peut donc poser ces congés. Mais où partir, là est la question ! Le meilleur moyen pour lui c’est d’aller directement dans une agence ce qu’il a fait.
Tout est arrangé des deux côtés. Chacun prépare de son côté ses valises. Sacha dépose Marina chez ses parents, lui fait un gros câlin, Marina lui promet d’être sage et Sacha part avec Louis qui va la déposer à l’aéroport.
Sacha, part de l’Aéroport de Lille pour prendre un autre vol pour Paris, lui Théo, part directement de Paris. Ils ne vont pas du tout faire attention à l’un et l’autre dans l’avion, ni dans le bateau. C’est en arrivant à hauteur du guide que leurs regards se croisent et là le coup de foudre.
Dès qu’ils se sont vus, ils se sont plus tout de suite plus et ne souhaitaient plus quitter ce beau pays. Mais ce n’était pas possible. Comme dirait Eva, il ne faut être devin pour ce rendre compte que ces deux êtres s’aiment à la folie et qu’ils ne vont plus se quitter. Sacha et Théo aimeraient beaucoup repartir en Afrique, malheureusement ils ne peuvent y retourner, ils ont déchu du fait du mauvais comportement du groupe qui les accompagnaient.
La première fois que Théo a aperçu Sacha et avant qu’elle ne croise son regard, elle était en train de remonter ces longs cheveux blonds pour les accrocher à l’aide d’une pince crabe. Elle portait une petite robe légère à pois, des espadrilles et une besace. Ce jour là, ils ont passé toute la soirée à discuter autour d’un feu et à manger des brochettes de viandes et des légumes crus. Ce qui un peu surprit Théo et qui lui a fait sourire c’est quand il a demandé à Sacha sa plante préférée : le Géranium !!! Rire !!!! Sacha lui a demandé : mais pourquoi ris-tu ainsi ? Théo lui répondit tout simplement qu’il était surpris vu son jeune âge qu’elle aime ce type de fleurs !!! C’est sûr, ce dit Théo, en rentrant en France, à mon premier rendez je lui en achète !!!
j’aurais peut être du tout lire avant de poster, je suis à côte de la plaque !!!! désolée, faut peut être que je le refasse !!!!
Bonjour Sandycend,
J’aime beaucoup l’idée de base de ton texte : 2 vies séparées qui se rencontrent et le mélange des 2 points de vues au moment de l’écriture.
Je te donne une piste pour retravailler ce texte : essaie d’éviter les répétitions (de mots ou d’idées) et d’enlever certaines conjonctions de coordination (par moment, tu en mets plusieurs dans la même phrase, ce qui alourdit le texte).
à bientôt
Bonjour Rebecca et à tous les visiteurs de cet espace élévateur de l’esprit et de la plume,
Je me suis amusé, et vous soumets ma copie.
Cordialement
FR
Ma valise est prête. Je pars en voyage demain. Hier, comme pour chacune des mes escapades, j’ai inspecté scrupuleusement l’appartement, puis la terrasse. C’était propre et en ordre. Seule une question se faisait pressante. J’en parlerai demain à Alexandra, me suis-je dit en me couchant. Parler à Alexandra. Elle m’a maintes fois rendu vert de rage avant de devenir mon amie, une épaule rassurante, mon ex femme.
Je l’ai donc appelé ce matin. Elle revient d’Afrique, m’a-t-elle indiqué depuis l’aéroport, où elle a couvert les émeutes de Dakar. Elle sera donc en retard, mais promet de me voir. Nous avons bavardé deux courtes minutes mais suffisantes pour que je sois assuré de sa disponibilité, et surtout de son empathie. Je dois dire que notre divorce a été une sorte de réconciliation ; depuis je l’écoute et suis le devin de ses humeurs, donc de sa ponctualité. J’estime son retard à une heure.
Ma première journée de congés est toujours dédiée aux préparatifs, qui sont d’habitude clos la veille : c’est de la marge pour m’ennuyer si tout va bien. A l’heure que je juge opportune, je me dirige au café comme un vacancier, avec le Monde sous le bras et le soleil sur le front. Je m’installe en terrasse, commande un espresso et me concentre sur les pages internationales. Alexandra va régler mon problème, alors je veux me préparer : je me devrai de tenir sa conversation. Peut-être contredirai-je ses tirades passionnées sur le président déchu et l’héritage de la Françafrique. Je repère assez vite quelques articles longs mais didactiques, balaye le reste du canard comme si j’’étais rompu aux revues de presse, puis revient sur mes pages. Les frontières, le contexte, les acteurs et les revendications du moment sont appris avec application. Je répète dans ma tête ma contemplation de ce panier de crabes, prends parti puis me tempère. D’abord écouter Alexandra, réagir avec quelques banalités en gros caractères, et ne dégainer une analyse que si la discussion reste calme. L’enjeu est trop important. Je dois en effet rejoindre Toulon demain soir, d’où j’embarque pour la Sardaigne. Tout est planifié, pas cher mais non remboursable. Je veux absolument partir rassuré.
Il y a aussi dans le canard un article sur la crue du fleuve Zaïre. Alexandra n’aura pas manqué de faire le détour, je la connais. Elle va donc m’embarquer sur le terrain de l’humanitaire. La discussion pourrait prendre un tour délicat, toujours selon son humeur. Je dois rester très concentré. Mon anxiété revient, précise et incisive. Commettrais-je une erreur ? L’humeur d’Alexandra va conditionner son retard et déterminer le sujet d’une probable dispute. Que se passera-t-il alors ? Oh bien sûr, ma demande, aussi incongrue soit-elle, et seulement si j’arrive à l’exprimer, sera reçue positivement, mais aussitôt diluée et perdue dans les dithyrambes d’une passionnée fatiguée. Je tergiverse maintenant : est-il raisonnable de confier l’arrosage des mes géraniums – condition essentielle à la réussite de mon séjour – à mon ex-femme? Après tout, je n’ai pas adressé la parole au concierge depuis plusieurs semaines, et c’est aujourd’hui une nécessité évidente. Tout devient clair : ne surtout pas voir Alexandra, courir chez le concierge puis consoler par avance mes plantes pour mon infidélité passagère. Le lapin me coûtera, c’est sûr, mais mon psychiatre ne m’a t-il pas recommandé de refleurir ma vie en étant acteur de mon divorce ?
Voilà un logorallye réussi !
J’aime dans ton texte le décalage entre ce que lit ton personnage dans son journal et sa préoccupation de jardinier ! Le plus important pour lui est ce qui semble le plus dérisoire
Dès le premier paragraphe je me dis « Voilà quelqu’un qui a du style ! »
Bravo
J’ai découvert ton logogramme et l’ai trouvé très agréable à lire. J’ai été attirée par le mot Zaïre qui a probablement réactivé ma passion africaine pour les fleuves et les rivières de cette zone géographique. J’ai beaucoup appris sur le placement que tu as fait des géraniums et du lapin dans l’histoire. J’ai passé un très joli moment de lecture.
Après réflexion et creusage de cerveau, voici ma version remastérisée de « La cigale et la fourmi » :
La vache, ayant régné tout l’hiver
Se trouva vite déchue
Quand la crue fut venue
Dans cette nouvelle terre
Plus un seul bout de vert
Elle alla crier famine
Chez la brebis sa voisine
La priant de lui donner
Un de ses géraniums pour subsister
Je vous paierai lui dit-elle
Avant l’août foi d’animal
Intérêt et principale
La brebis, rancunière comme un crabe
Ne lui donna rien du tout
Que faisiez-vous en Afrique ?
Même si elle le savait déjà, tel un devin
Je faisais de la musique
Répondit la vache, les joues couleurs carmin
Vous jouiez, j’en suis déconcertée,
Et bien maintenant, dansez !
Qu’en pensez-vous ?
Bonjour loulou,
bravo pour ce jeu d’écriture, j’aime beaucoup le rythme de ton texte, la reprise de la fable et les modifications que tu y as apportées.
Il y a juste la phrase « Même si elle le savait déjà, tel un devin » qui me chagrine un peu. Je trouve qu’à ce moment-là le rythme de la fable est coupé. Essaie de la modifier (par exemple en introduisant un verbe de dialogue pour la lier à la question précédente).
bonsoir, moi j’aimes beaucoup, je trouve cela très original.
Sandrine
personnellement, j’ai beaucoup apprécié. Je sais maintenant que les crabes sont des bêtes rancunières ^^
Je me suis inscrit moi aussi et j’ai décidé de faire cet exercice. Je veux vraiment suivre ton programme pour améliorer mon écriture. Mon premier travail? Un logorallye fictif basé sur les émotions, des émotions que je cherche à faire passer à mon lecteur.
Bonjour Eric,
Tout d’abord félicitations, tu as réussi ce premier exercice d’écriture : les mots imposés sont bien intégrés au texte et on perçoit les états d’âme que tu veux transmettre.
Un point pour améliorer : au début de ton texte, tu parles de la différence entre l’état d’âme intérieur et ce qui est montré à l’extérieur. Essaie de jouer sur cette notion intérieur/extérieur tout au long de ton texte : à l’intérieur, c’est gris/à l’extérieur c’est en couleurs, mais aussi à l’extérieur il y a un monde en guerre/à l’intérieur également, à l’intérieur il y a des choses à dire, des choses qui bâtiront un pont pour colorer l’extérieur.
Bon courage !
Merci ! Je vais faire de petites modifications dans mon texte pour intégrer tes commentaires. J’aime ton idée!
J’ai été attirée par le mot cacahuètes placé juste après les chiffres 4 et 0, et cela m’a intriguée parce que je croyais qu’il fallait toujours écrire les chiffres en lettres, une première fausse croyance de ma part, et puis je ne connaissais pas l’expression que tu as utilisée. Pour moi, les cacahuètes n’étaient que celles que je mangeais en Afrique quand j’étais petite et qui étaient tout fraîchement sorties de terre et cuites à l’eau : un délice. J’ai le même désir d’écrire sur ce type d’émotions mais j’hésite. Bravo pour ton premier pas. Les suggestions de Rébecca m’aideront à me lancer sur ce terrain qui m’enlise. Merci à tous les deux.
Bonjour! Alors à mon tour de proposer une petite histoire avec ces mots imposés…
Le grand retour
Je suis revenue chez moi, enfin. J’ai pu poser mon sac sur ce banc vert, qui m’accueille à chacun de mes retours.
Cette fois-ci, j’étais partie vraiment loin. C’est sur les terres chaudes et merveilleuses de l’Afrique que je suis allée poser mon regard. J’avais envie de sentir les forces de ce continent.
Mon père, qui me connaît bien (à moins qu’il ne soit devin ?), avait prédit que je serais enchantée de ce que je découvrirais. Chaque jour passé là-bas fut un jour exceptionnel. C’est à mon retour sur ce continent déchu que je l’ai réalisé. Les routes tristes, les regards fatigués, le stress des conducteurs, j’avais oublié comment c’était ici.
L’Afrique, elle vous prend aux tripes, comme un crabe lorsqu’il attrape sa proie. Il la tient, l’effraie, la paralyse, puis la charme, avant de la manger toute crue. Et oui, j’ai été dévorée toute crue par l’Afrique. Ce n’est plus tout à fait moi qui est revenue ici, c’est une autre femme.
Mes yeux se lèvent du banc vert pour faire le tour de cet endroit qui me paraissait si lointain lorsque mes pieds s’ancraient ailleurs. L’armoire bleue est encore là, oui, et mon chapeau de paille m’attend toujours pour sortir lire sur la terrasse. Par la fenêtre, j’aperçois mon géranium rouge. Lui aussi m’a attendue. Il est plus beau que jamais, ses fleurs se tendent vers moi en espérant que je vienne m’asseoir tout près, peut-être un livre à la main. Lui aussi, il a changé. D’une petite plante chétive, il est devenu le point central de cette terrasse.
Nous faisons la paire, dirait-on…
Bonjour Annie,
Bravo pour la réalisation de ce jeu d’écriture ! J’aime cette idée de retour de voyage. Les idées que tu exposent s’enchaînent, bien liées entre elle. J’ai eu un froncement de sourcil en lisant la comparaison avec le crabe (elle me paraissait un peu bizarre) mais finalement, tu t’en sors bien en jouant sur l’effet de surprise et en justifiant tes propos.
Fais juste attention à la ponctuation (pas de virgule avec « qui » par exemple).
à bientôt
Merci!
Sais-tu que j’ai fouillé cette histoire de virgule… et je pense que tu as raison! Je vais retravailler un peu.
Je ne suis pas une pro de la ponctuation!
Je connais la souffrance d’Éric pour l’avoir vécue.
J’ai joué au logorallye en intégrant rapidement les mots ciblés dans un texte de Charlebois qui m’a toujours fait du bien.
Je suis un gars ben ordinaire
Des fois j’ai pu l’goût de rien faire
J’fumerais du pot, qui est encore vert
J’ferais de la musique avec le gros Pierre
Mais faut que j’pense à ma carrière
Je suis un chanteur populaire
Vous voulez que je sois un Dieu
Si vous saviez comme j’me sens vieux
J’me sens déchu, j’suis trop nerveux
Quand je chante, ça va un peu mieux
Mais ce métier-là, c’est dangereux
J’veux être devin, voir ce qu’l’monde veut
Quand j’serai fini pis dans la rue
Mon gros public je l’aurai pu
Je m’r'trouverai comme un crabe tout nu
C’est la réalité toute crue
Y en aura d’autres, plus jeunes, plus fous
Pour faire danser les boogaloos
J’aime mon prochain, j’aime mon public
Tout ce que je veux c’est que ça clique
J’me fous pas mal des critiques
Ce sont des ratés sympathiques
J’suis pas un clown venu d’Afrique
Ma vie à moi c’est la musique
Si je chante, c’est pour qu’on m’entende
Quand je crie, c’est pour me défendre
J’aimerais bien me faire comprendre
J’voudrais faire le tour de la terre
Avant de mourir et qu’on m’enterre
Sous des géraniums rouge enfer
Autour de moi il y a la guerre
La peur, la faim et la misère
J’voudrais qu’on soit tous des frères
C’est pour ça qu’on est sur la terre
J’suis pas un chanteur populaire
Je suis rien qu’un gars ben ordinaire
Bravo Stella pour ce logorallye !
Ping : logorallye | | généalogie,trucs et astucesgénéalogie,trucs et astuces
je me suis éclatée sur la recette d’un élixir…
La recette du Divin Elixir
Cette recette m’a été transmise par une Sœur sourde du Monastère de Chalais, situé à flanc de Chartreuse, en Isère, lors de mes déambulations bucoliques. Je l’ai rencontrée alors qu’elle organisait une soirée raclette entre convives de son acabit. D’ailleurs, elle transportait avec elle, deux précieux appareils électriques qui permettraient de préparer ce somptueux plat d’hiver.
Piquée au vif, je décidai d’aller à sa rencontre. C’est ainsi, au cours d’une conversation qui s’éternisa, à cause de son handicap, qu’elle me transmit cette recette, tout en me spécifiant que je ne devais la transmettre, à mon tour, qu’à des personnes dignes de confiance.
L’élaboration de ce breuvage mystérieux lui aurait été remise lors d’une cérémonie vaudou, au cours d’un voyage en Afrique, au Bénin, pays reconnu pour ses nombreuses cérémonies durant lesquelles les sages se livrent à des rituels hermétiques à notre entendement, pour nous qui sommes issus des pays occidentaux. Cette sœur, Marie Thérèse, avait effectué dans sa jeunesse, ce périple, sans doute pour des raisons profondes et spirituelles, alors qu’elle n’était pas encore entrée dans les ordres. Un devin, aurait vu en elle, une élue, ayant pour mission future de prier pour l’avenir de l’humanité. Ce Divin Elixir aurait la faculté à quiconque s’en délecterait, de permettre de capter les énergies de tout être vivant.
A mon tout de vous faire part de cette recette étonnante et Ô combien difficile à réaliser.
Dans un grand verre de liqueur de Chartreuse Jaune, si possible la cuvée du bi-centenaire, faire tremper pendant 40 jours, 10 haricots d’un vert tendre, auquel vous ajoutez un cheveu d’ange déchu, trouvé un soir de plein lune. A l’issue de ces 40 premiers jours, ajouter ensuite une pince de crabe rose des mers du sud, capturé encore vivant, lorsque le soleil est au zénith, ainsi qu’une fleur de géranium rouge cueilli un soir d’été en Corrèze (la couleur est importante). Laisser reposer 40 autres jours. En dernier lieu, terminer l’Elixir par l’adjonction d’un morceau de viande crue d’autruche, si possible un bout de cuisse, tendre et musclée à la fois. Celui-ci est important pour se connecter aux énergies animales de ce monde. Il va se diluer peu à peu dans la liqueur, qui prendra alors une couleur rose framboise.
Cet élixir doit reposer enfin pendant 365 jours, et être consommé à partir de l’équinoxe de Printemps, lorsque le soleil annonce le début des beaux jours.
Le mien est en cours de préparation, mais comme il faut s’armer de patience, je vous ferai part de mon expérience gustative et énergétique lorsqu’il sera enfin terminé, c’est à dire, l’année prochaine.
Super cet élixir ! Je crois que je vais me mettre à la préparation du mien !!! Reste à trouver un cheveu d’ange digne de ce nom !
Bonsoir Rebecca,
Je me suis prise au jeu de ton exercice et je me suis beaucoup amusée
Voici le lien vers ma participation : http://ecriresurlebitume.wordpress.com/2012/03/23/tetard-anium/ Qu’en penses-tu ?
Je suis allée jeter un oeil à ton logorallye, c’est drôle et touchant, bravo !
Ping : Jeu d'écriture 12 : Jouons avec l'orthographe
Je me lance. Merci de me lire et de me corriger. C’est la première fois que j’écris et cela me plait beaucoup. Bravo pour votre site.
Il était une fois une foret tropicale, parfumée,bruyante de mille oiseaux, insectes et animaux de tout genres.
Une foret magique, pleine de contes et légendes, fascinante, envoutante.
Il y avait très longtemps, un drole de petit singe gris vert olive à très longue queue qui habitait avec son clan dans les grands arbres de la jungle en Afrique du Sud.Suite à une chute vertigineuse et un coup fatal à la tete,il n’était jamais plus content, il restait triste et inquiet.
Bien que ses parents et amis fassent tout ce qu’ils pouvaient pour le satisfaire, il trouvait toujours à raler: sa nourriture était trop grasse ou trop dure, son nid dans les arbres trop mou ou trop douillet, ses puces étaient trop nombreuses et surtout trop agressives et le soleil trop haut et trop chaud.
Et surtout, en général ses journées et ses nuits trop monotones et insignifiantes.
Meme jouer à saute-mouton ou à pince-moi avec ses frères et soeurs l’ennuyait.
Son sourire disparaissait, ses yeux bruns se voilaient, son superbe poil perdait de son aspect brillant.
Un beau jour, tot le matin, plein de courage, il décida après réflexion d’aller voir en secret, au fond de la foret, un grand devin réputé pour trouver des solutions à toutes insatisfactions.
Ce serait le véritable bonheur.
Mais ce personnage mi-homme mi-animal sans queue et puant n’inspirait pas vraiment confiance.Il était très grand, penché en avant, le nez coulant, et les pattes tordues et crochues.
Il regardait avec des petits yeux percants qui semblaient lancer des éclairs mortels.
Mais ce qu’il ne savait pas ,c’est que ce fameux sorcier était déchu depuis peu et que ses remèdes n’étaient pas du tout miraculeux comme la légende le disait. Ils pouvaient parfois devenir dangereux.
Et bien que les tarifs étaient naturellement exorbitants.
En plus son unique conseil semblait vraiment loufoque. A la pleine lune, sous les étoiles, le pauvre petit singe vert à la longue queue, désorienté devait loin de chez lui, décortiquer et manger en silence complet et les yeux fermés de la chair de crabe bleu crue.
Un comble pour un petit singe vert à la longue queue qui est depuis toujours parfait végétarien.
Imaginez un instant, en Afrique du Sud, au milieu de la jungle hostile, trouver des crabes bleus. C’était peine perdue, un peu comme si on voulait cueillir à la volée des géraniums blancs et rouges au Groenland ou au désert.
Après des mois et des mois de recherches infructueuses et des plaies aux pattes arrières, notre pauvre petit singe vert à longue queue décida de rentrer chez ses parents et réalisa que sa recherche était inutile et que sa vie était tout compte fait pas si moche que cela en avait l’air.
Aussi, à partir de ce jour, il décida de savourer chaque instant et d’apprécier tous les petits bonheurs au quotidien.
Depuis, sa nourriture n’était jamais plus trop grasse ou trop dure, son nid dans un arbre n’était jamais plus trop mou ou trop douillet, ses puces n’étaient jamais plus trop nombreuses ou trop agressives et le soleil n’était jamais plus trop haut ou trop chaud.
Ses journées et ses nuits n’étaient jamais plus trop monotones et insignifiantes.
Et surtout, jouer à saute-mouton ou à pince-moi avec ses frères et soeurs ne l’ennuyait plus.
Son sourire revenait enfin sur ses dents blanches, ses yeux bruns et chaleureux enfin vifs, son poil retrouvait enfin ses beaux reflets et surtout il avait enfin trouvé des réponses à ses soucis: le bonheur est vraiment partout pour chacun d’entre nous.
Ne l’oublions pas.
Bonjour Miche,
Tu as réussi l’exercice du logorallye en intégrant les mots imposés dans ton texte ! J’ai aimé ton histoire qui ressemble un peu à un conte philosophique par contre il faut que tu revois ton texte au niveau de la syntaxe et de la conjugaison.
à bientôt
Superbe site, merci pour le temps donné, voici mon logorallye, pas fameux, mais premier exercice d’écriture pour moi!
Le soleil tombait sur la mer, la ligne d’horizon rougeoyait, elle restait là, à contempler de ses yeux verts la beauté naturelle de ce paysage. Quelle chance de pouvoir jouir de ce spectacle depuis le confort de sa maison. Chaque soir, assise sur le Rocking Chair qu’elle aimait tant elle se remémorait les plus beaux couchés de soleil de sa vie, sans conteste c’étaient ceux qu’elle avait pu admirer en Afrique, lorsqu’elle vivait dans cette tribu dont elle ne se souvenait plus le nom. Le temps s’était écoulé, inexorable, et bien que sa mémoire soit plus que vacillante à présent, elle se souvenait de la beauté de ces lieux emplis de magie, de cette terre chaude et de ses habitants, si différent des gens qu’elle avait connu auparavant. Particulièrement de ce devin déchu par sa propre communauté, pour des raisons plus ou moins farfelues pour une étrangère comme elle, avec qui elle avait tissé des liens étroits et profonds. Ils s’étaient raconté leurs vies respectives, partageant leurs secrets autour de nombreux repas, souvent composé de crabe, qu’ils aimaient tout deux.
Cette amitié était née du fruit d’un hasard, alors qu’elle n’avait pu traverser le fleuve en crue, pour rentrer au village, un soir de fortes précipitations de la saison des pluies, le devin lui avait porté secours et l’avait logé dans sa case sommaire de boue séchée. Elle revoyait son regard trouble et profond, ses longues mains agiles et calleuses, qui savaient pourtant être si douces. Par la suite elle était souvent retournée à la petite case. Le devin lui apprit, entre autres choses, à reconnaitre les plantes sauvages qui pouvaient être utile en matière de médecine douce, tant et si bien qu’à son retour en France lorsqu’elle suivie la formation pour devenir herboriste, nombre de ses amis furent surpris par ce revirement, elle qui ne connaissait à son départ que le nom des géraniums. Ce ne fut pas la seule surprise de ce retour, puisqu’elle ramenait avec elle, ou plutôt en elle, un souvenir qui bouleverserait à jamais son existence, et qui lui apporterait ses plus grands bonheurs comme ses plus grandes craintes.
Bonjour Lizon,
J’aime l’ambiance que tu crées dans ton texte : on ressent bien l’atmosphère qui règne dans ce souvenir ! Tu as également intégré tous les mots imposés. On peut donc dire que l’exercice est réussi.
Un point pour améliorer : il faut que tu revois la ponctuation de ton texte, il manque des points et des virgules.
à bientôt
Salut tout le monde, j’ai essayé de faire ce jeux avec un autre poème :
Jules Verne
LE GENIE
Sonnet
Comme un pur stalactite, oeuvre de la GERANIUM,
Le DEVIN incompris apparaît à nos yeux.
Il est là, dans l’endroit où l’ont placé les Cieux,
Et d’eux seuls, il reçoit sa vie et sa structure.
Jamais la main de l’homme assez DECHUE.
Ne le pourra créer, car son essence est pure,
Et le CRABE tout-puissant le fit à sa figure ;
Le mortel pauvre et CRU, pourrait-il faire mieux ? (je ne suis pas cannibal)
Il ne se taille pas, ce diamant VERT,
Et de quelques couleurs dont l’azur le chamarre,
Qu’il reste tel qu’il est, que le fit l’éternel !
Si l’on veut corriger le brillant stalactite,
Ce n’est plus aussitôt qu’un caillou sans mérite,
Qui ne réfléchit plus les étoiles d’AFRIQUE.
Bravo, tu as réussi à intégrer tous les mots imposés !
eh, rebbece; votre bloc nous fascine et nous transforme du jour au jour; .maintenant, suis pas doué comme tant d’autres mais je sais que cette force qui me pousse à écrire avec laquelle je peux aussi faire de mon mieux si je ne degage que la peur, la peur nuit à tout apporte la sous-estimation qui n’est pas bon pour un ecrivain à devenir; les autres ne puisent pas les choses qu’ils erivent aux cieux par dans le courage , la reflechion et l’endurance, j’espere que l’appui de toute personne qui participe à ce merveil blog me rendra plus que meilleur et me donnera les premiers points de depart ceux de l’egnoignement de la crainte et du courage.
Bonjour,
Premier essai d’écriture dans l’univers du conte. Merci d’avance pour vos remarques !
Au temps jadis, l’Afrique était un pays aussi vert que l’Irlande. Le pays était traversé par de grands fleuves en crue chaque printemps. De magnifiques lacs. La végétation y était luxuriante. De-ci de-là, on pouvait admirer de hauts bambous, d’innombrables variétés de nénuphars, de jolis géranium rouges … Les africains étaient heureux, ils mangeaient à leur faim, et n’avaient jamais soif. Les enfants jouaient pendant des heures au bord des lacs. Ils s’aspergeaient, plongeaient, s’ébrouaient dans la belle eau douce et claire.
Bien rares étaient les africains qui s’aventuraient jusqu’à la mer. Il faut dire que celle-ci n’avait pas beaucoup d’attrait. L’eau salée asséchait la peau des nageurs, le poisson y était plus difficile à attraper que dans les rivières, le sable des plages s’insinuait dans les vêtements… Aussi, la seule utilité de la mer fût bientôt d’en faire une décharge public ! On y jetait les vielles paillasses, les habits troués…en gros tous les déchets domestiques.
Un jour un jeune crabe qui se reposait sur un rocher reçu sur la tête une boite de conserve, et telle la pomme de Newton, ce fût le déclic ! Ca ne pouvait plus durer ! Il refusait de vivre plus longtemps dans une porcherie. Il était orange de colère. Il prit ses pinces à son cou et alla trouver Vieil Oursin, le sage du village. Toc toc toc
- Vieil Oursin, c’est moi Crabe, ouvrez-moi, j’ai à vous parler.
Les algues s’écartèrent et crabe pu entrer. Il trouva Vieil Oursin confortablement installé sur le sable, laissant ses épines flotter au gré des courants, les yeux fermés, sans doute en méditation.
- hmm, hmm s’égosilla Crabe
Sans même ouvrir un œil, d’un piquant Vieil Oursin lui fit signe de s’assoir.
Crabe entama :
- La mer devient infernale ! Par endroit les moules en viennent à s’accrocher à des carcasses de voiture. Les jeunes étoiles de mer deviennent obèses à force de manger les restes de chips et de pizza des hommes. Les jeunes Bernard Lhermitte font de terribles allergies. La fertilité des dauphins chute… Je ne suis pas devin, mais il me semble que nous courrons à la catastrophe! Que pouvons-nous faire ?
Le Vieil Oursin souleva une paupière, l’observa un moment en silence, puis il prit une longue inspiration et dit
- Quand l’environnement est menacé, manger Bio est conseillé!
Puis d’un piquant fit signe à Crabe de se retirer.
Dépité notre jeune ami sorti. Se lancer dans l’industrie du Bio ne lui semblait pas « La » solution pour sauver la mer. Il réfléchit, se tritura sa délicieuse cervelle de jeune Tourteau et soudain :
- Eureka ! Vieil Oursin n’est que le sage d’un tout petit village, pour un tel problème il me faut m’adresser directement à Reine Ondine !
Crabe partit donc pour la Crique du lagon. Le voyage fût long. Arrivé devant le palais de la Reine, une huître lui fît barrage :
- Où allez-vous donc jeune Crabe ?
- Je souhaite parler à notre Reine.
- Hélas, mon cher ami, ne savez-vous pas que notre Belle Ondine dort depuis plus de 100 longues années maintenant, et personne n’arrive à la réveiller. Pendant ce temps là, notre pauvre royaume se dégrade, se lamenta Huître.
- Justement ! s’écria Crabe. Il faut la réveiller, seule, elle peut faire quelque chose !
- Oui, mais comment !? On a déjà tout essayé… dit l’huître toute abattue
- J’ai une idée ! Je vais la pincer !
Crabe fût conduit auprès de la Reine. Il s’approcha de son bras et la pinça ! Aussitôt la reine cria « aie ! ». L’Huître n’en revenait pas ! (De cet événement incroyable reste aujourd’hui l’expression : « Pince-moi je rêve !».)
La belle Ondine, fronça le nez et s’exclama :
- Pouahh, quelle est cette affreuse odeur ?
Crabe alors lui expliqua toute l’histoire, et d’où venait cette horrible pollution.
La Reine Ondine qui gouvernait les eaux et qui ne faisait pas dans la demi-mesure, fit aussitôt disparaître tous les lacs, et toutes les rivières d’Afrique. C’est pourquoi aujourd’hui, si vous y allez, vous ne verrez plus que sécheresse et désolation…
Wouaaa !!! félicitation Xou45.
Fais tout de même attention à la ponctuation, car une virgule oubliée change le sens d’une phrase.
Sinon, j’ai complètement adhéré à ton conte
Merci Pucca !
Je vais revoir ma ponctuation…
Voilà mon texte extrêmement court !
Autrefois, il existait un arbre vert géant dans lequel vivaient des peuples d’Afrique. Comme des fourmis dans une fourmilière, chaque personne avait une tâche particulière à effectuer afin de faire fonctionner la société correctement. Tout allait pour le mieux, on y vivait paisiblement, en harmonie avec les hommes et la nature dorée. Mais un jour, le devin du château, Acétone, eût une vision alarmante : il annonça le retour prochain du sorcier déchu, Gérani. La peur gagna le cœur de tous les habitants qui se terraient dans leur feuille géante sans vouloir remettre le nez dehors, si bien que pour se nourrir, il fallut creuser des tunnels dans le tronc et se rendre au milieu des racines de l’habitat. Même dans la branche du roi, il ne restait à manger qu’un pauvre et malheureux crabe géant, pêché lors de la dernière crue du Vernix. La famine devenait de plus en plus importante et le roi dût prendre une décision en urgence. Il ordonna à Acétone et au magicien Ongulus de préparer une potion capable de protéger l’arbre afin que Gérani ne puisse rien détruire. Une fois la potion conçue, l’arbre fût protégé eternellement et on le surnomma désormais, l’arbre de Géranium.
Bonjour, j’ai revisité « Le lièvre et les grenouilles » de La Fontaine, en tentant respecter la règle.
Un CRABE en son antre entrait
(Car que faire une antre, à moins que l’on y entre?);
Totalement VERT d’ennui ce crabe cogitait:
Cet animal est triste, et la crainte le ronge.
«Les gens de naturel peureux
Sont, disait-il, bien malheureux;
Ils ne sauraient manger morceau qui leur profite,
Sauf de la viande CRUE, avalée de travers.
Voilà comme je vis : cette crainte maudite
M’empêche de dormir, sinon les yeux ouverts.
Corrigez-vous, dira quelque sage DEVIN.
Mais l’effroi est-il anodin ?
Moi pauvre animal DECHU
Voit la frousse répandue»
Ainsi raisonnait notre crabe,
Et cependant faisait le guet.
Il était douteux, inquiet :
Un GERANIUM, un chien, tout lui donnait la fièvre.
L’animal mélancolique,
Rêvassant de l’AFRIQUE
Entend un léger bruit : ce lui fut un signal
Pour s’enfuir devers sa boutique .
Il s’en alla passer sur le bord d’un étang.
Grenouilles aussitôt de sauter dans les ondes,
Grenouilles de rentrer en leurs grottes profondes.
«Oh ! dit-il, j’en fais faire autant
Qu’on m’en fait faire ! Ma présence
Effraie aussi les gens, je mets l’alarme au camp!
Et d’où me vient cette vaillance ?
Comment ! des animaux qui tremblent devant moi !
Je suis donc un foudre de guerre ?
Il n’est, je le vois bien, si poltron sur la terre
Qui ne puisse trouver un plus poltron que soi.»
Bonjour, Rébecca.
Je vois que vous avez beaucoup de talent ! Je n’ai pas trouvé cet exercice facile, pourtant vous avez l’air de le faire très aisément, en vers, en plus !
Voici ce que j’ai fait, veuillez m’excuser de mon retard de 3 semaines…
Bonne lecture !
Dans une caverne sous le sable du désert d’Afrique habitait un homme. C’était un homme plutôt étrange, il vivait en ermite et cela lui plaisait. Dans sa caverne ne brûlait qu’une seule bougie, en effet l’ermite n’aimait pas la lumière, mais il était obligé d’y avoir recours afin de lire ses grimoires. Ses grimoires… car il en avait, beaucoup même, qu’il avait écrit ou qui avait été écrits par ses prédécesseurs, avant lui. Cet ermite, qui répondait au nom de Tonerro, était le dernier des devins.
Il avait un compagnon de toujours, un crabe mutant à qui il enseignait tout ce qu’il savait. Il l’avait trouvé il y a environ 10 ans. Son anatomie, mi-homme, mi-crabe, lui avait semblé si étrange que le devin avait décidé de l’emmener avec lui afin de faire quelques expériences. Mais son cœur en avait décidé autrement. L’étrange être était devenu son fils. Il l’avait baptisé Erwan.
Ce jour là, Tonerro préparait une potion destinée à soigner la cécité. C’était la première fois qu’il faisait une telle potion, en fait le devin sentait venir la vieillesse. En effet, pratiquement tous les devins perdaient la vue à la fin de leur vie… et Tonerro comptait bien y réchapper. Il avait donc envoyé son apprenti au nord afin de lui rapporter un ingrédient très rare que l’on ne trouve pas dans le désert : le géranium. « Erwan a 15 ans, à présent, et je lui ai appris un peu de magie défensive. Il s’en sortira. ».
Des jours passèrent. Au bout du cinquième, Erwan revint avec ce dont son maître avait besoin. Il entra dans la grotte, sauta par dessus le petit ruisseau qui coulait dans la grotte, et présenta, d’un geste triomphal, le petit sac de cuir où il avait mit les précieux géraniums.
Excellent, Erwan ! Dit Tonerro.
Merci, maître.
Tu semble cependant soucieux. Qu’y a-t-il ?
Eh bien… Sur le chemin du retour, j’ai croisé plusieurs créatures étranges…
Le devin fronça les sourcils.
A quoi ressemblaient-ils ? S’enquit Tonerro.
Ils portaient des capes grises, et avaient des ailes blanches.
Le bout de leurs ailes était-il noir ? S’alarma le maître.
Oui, exactement, comme si elles avaient été un peu brûlée, et…
Combien étaient-ils ? Coupa le devin.
Sept, je les ai comptées. Elle m’ont suivi jusqu’à environ dix minutes d’ici, mais comme elles n’ont manifesté aucune intention néfastes envers moi, je n’ai pas cherché à les provoquer. Tout comme vous m’avez enseign… Quelque chose ne va pas, maître ?
Les anges déchus… murmura Tonerro.
Pardon ?
Les anges déchus, étaient des serviteurs des dieux… Jusqu’à ce que l’un des dieux décide de prendre la place du Roi des Dieux… Pendant des années, le traître, qui s’appelait Qirderr, entraîna de nombreux anges à se battre. C’étaient les archanges. Puis, quand le jour fut venu, il lança une attaque sur le palais des dieux. Heureusement, il a échoué. Il est désormais condamné à errer sur Terre pour l’éternité. Personne ne sais comment, mais il a réussi à libérer les anciens membres de son armée… Les anges déchus.
Il y eut un bruit sourd. Puis un second. Quelqu’un donnait des coups sur la porte de la grotte.
Je pense qu’ils veulent m’éliminer… Et toi aussi, par la même occasion. Ils veulent éliminer tous les sages, les mages, enfin tous ceux qui ont un rapport avec la magie.
Mais pourquoi ? Demanda Erwan.
Ça, je n’en ai pas la moindre idée…
Tonerro prit son bâton de mage qu’il avait fabriqué à la fin de son apprentissage. C’était un bâton en chêne surmonté, à son extrémité, d’une boule de cristal d’un vert émeraude. A l’autre extrémité, il y avait une lame en argent extrêmement coupante. « La Crue de Saphir ! » cria-t-il. Aussitôt, le ruisseau dans la grotte déborda énormément, et devint plus large et plus profond. Cela forma un barrage contre les anges déchus qui s’apprêtaient à entrer… juste à temps : la porte céda, et plusieurs anges déchus entrèrent. Ils s’écartèrent pour laisser passer un homme vêtu d’une tunique de cuir noire. Ses yeux étaient rouges et brillaient d’une intelligence malveillante.
Tonerro ! Mugit-il. Quelle joie de te voir !
Qirderr… murmura Tonerro.
Il resserra sa prise sur son bâton tandis que Qirderr tirait une lame d’onyx.
A suivre…
J’espère que vous avez aimé, mon style ne plaît pas forcément à tout le monde !
Voici mon tout premier exercice fait. Je ne le penses pas très bon. Mais je suis ici pour apprendre non?
Bonjour les amies, aujourd’hui je vais vous parler d’un fait divers des plus extraordinaires qui s’est passé en Afrique . En effet, au large du Zimbabwe un vieil homme se dit « Devin ». Il aurait apparemment prémédité certains événements qui se serait passé dans son village et dans le village voisin. Voulant savoir le fin mot de cette histoire j’ai décidée de m’y rendre moi-même et ce que j’y ai vu était à la fois effrayant et très excitant. Car en effet, le vieil homme avait prédit mon arrivée mais aussi il avait prédit qu’en arrivant dans leurs villages je porterais un tee-shirt vert pomme. Ce tee-shirt dont je n’ai parlé à personne et que mon fiancé m’avait obligé d’enfiler avant de partir. C’est à vous faire froid dans le dos… Et j’ai vu bien pire. Je vous le raconte. Oui ? Non ? Aller, c’est parce que vous êtes gentils.
Après une nuit assez mouvementée (due aux animaux qui me rôdaient autour), j’ai eu le fameux moment de ma rencontre avec mon fabuleux devin. On me fit entrer dans une petite maisonnette au fond d’une forêt et à l’intérieur il n’y avait pas, non, des meubles mais une petite marre entre quatre grandes fenêtres ou se trouvait… un crabe parmi des géraniums. Pensant à une blague je me mis à rire accompagné par une voix lointaine de personne au bord de l’hystérie. Je peux vous dire, qu’à ce moment-là j’étais assez apeurée… Donc, prête à m’enfuir à toutes jambes je me ravisai de suite en voyant un homme derrière la petite marre. Après, l’avoir salué il m’expliqua qu’il faisait passer un test à tous les journalistes qui venaient le voir. Et ce qui restait dans la petite maisonnette et qui ne partait pas en courant avait le droit de l’interviewer.
C’est avec un grand sourire qu’il me dit que je suis la toute première à n’être pas parti devant son faux crabe parleur. Je fis donc mon interviewer dans une très bonne atmosphère, joyeuse et conviviale. Mangeant leurs succulents petits plats dont les ingrédients (soit dit en passant) étaient totalement crus.
Le dictaphone en marche buvant la merveilleuse histoire du devin du moins je le croyais… Car, de retour à Paris je me rendis compte que je n’avais pas allumé mon dictaphone…
C’est donc avec regret que je vous dis que je n’ai pas assez de souvenirs pour vous retranscrire ce qu’il m’a dit. Mais ce n’est pas mon seul problème, et bien non, j’ai eu le droit à mon cadeau d’au revoir c’est-à-dire une magnifique infection tropicale d’Afrique.
Je peux vous dire que je ne suis pas prête d’oublier ce fantastique et horrible voyage.
Gros bisous,
La fille au T-shirt vert.
consigne mal lu
J’ai fait l’exercice et je ne l’ai pas trouvé insurmontable. Cependant, il est vraiment trop personnel pour que je le partage avec d’autres. Il porte sur mon père qui est décédé l’année dernière, c’est encore trop frais.
Depuis quelques temps, c’est sans doute normal, je peine à sortir de ma propre existence pour aller vers des textes plus inventifs. J’ai vécu trois pertes importantes en quelques mois alors j’écris essentiellement sur ces évènements.
Mais bientôt je reviens vers une plus grande inventivité.
LS
Bonjour Rébecca, aujourd’hui j’ai pris mon temps pour faire le premier exercice et je voulais savoir se que tu en pense:
Aujourd’hui c’est l’été, je profite du soleil allonger dans l’herbe qui est aussi vert que mon débardeur, un vert émeraude. Je repense à mon père qui est revenue d’Afrique. Quel joie de le revoir après tant de mois écoulé sans lui. Il est rentré hier soir, ont lui à tous sauter au cou, nous étions tous si heureux de le revoir, lui qui semblais si fatigué. Enfin la famille réunie à nouveau, j’aimerais tant qu’il trouve un autre boulot que « chercheur », mais bon c’est sont métier donc je ne peut lui en vouloir. Il nous à ramener pas mal de photo souvenir, avec se sable à perte de vue rien à voir ici…
Un jour je me suis dit que je voudrais suivre la même voie que lui afin de voyager le plus possible et découvrir de nouvelle chose.
A un mètre de moi se trouve ma mère qui arrose sont jardin, ses géranuim qu’elle chérie tant avec mon petit frère qui s’amuse à arroser le chat du voisin, petit farceur celui la !
J’ai hate d’être à se soir, pour le diner mon père prépare un délicieux crabe mariner dans sa sauce divin, j’espère ne pas être déchu.
En se moment il est justement partie faire les courses, il ira acheter du crabe crue à la poissonnerie du coin se seras un vraie régale !
Ont l’attend tous impatiemment, en attendant, je m’apprête à courir et arrache l’arrosoir de la main de mon frère pour l’éclaboussé, sa lui apprendras de faire peur au chat du voisin !
voila ! alors dit moi se que tu en pence merci d’avance
Joli texte, faudra juste revoir un peu l’orthographe, la conjugaison, la grammaire….
Alors, nouvellement inscrite sur ce blog que j’adore. Voici le résultat de mon premier exercice, le logorallye. Tous les commentaires sont les bienvenus mais l’indulgence est demandée.
Ça y est, le feu passe au vert, c’est pas trop tôt ! C’est vraiment pas le moment d’arriver en retard, j’ai un train à prendre !
Enfin, plus que quelques kilomètres me séparent de ma destination finale, le Kilimandjaro, le lieu d’Afrique le plus mythique d’entre tous, du moins à mes yeux. Depuis le temps que je rêve de rencontrer des guerriers masaï et d’assister à l’une de leurs danses, j’espère que tout se passera bien.
À l’agence de voyage, on m’a précisé le nom de la famille qui m’hébergerait pendant mon séjour, Monsieur et Madame Kanumba, leurs deux enfants et le grand-père.
À peine arrivée, c’est le vieil homme qui décide de me prendre en charge, possible qu’il s’ennui mais toujours est-il qu’il est très avenant et doit certainement connaître des tas d’histoires sur la région. En fait, c’est véritablement un conteur né et ses histoires, sinon folles, sont toutes plus magiques et extravagantes les unes que les autres. Un soir, cependant, son petit-fils Alain me met en garde de pas accorder trop de crédit à tout ce qu’il raconte, car en fait, ose t-il m’avouer, son grand-père est un peu devin, c’est un marabout, mais un marabout déchu par sa communauté pour avoir laissé mourir ses chèvres sans tenter de les sauver d’une mort atroce. Cela me semble un peu exagéré comme châtiment mais je considère plus prudent de garder mes réflexions pour moi. Depuis lors, il semblerait que le vieil homme n’ait plus toute sa tête.
Les jours s’écoulent tranquillement, occupés par la découverte de la région et de ses habitants, des histoires fascinantes du patriarche et la participation aux activités familiales.
Et le jour tant attendu arrive enfin. À l’occasion de la célébration des unions de jeunes hommes et femmes masaï, j’ai le privilège d’assister, sous l’œil vigilant du patriarche et de sa famille, à la plus belle et la plus intense des danses qu’il me fût donné de voir.
Tout au long des festivités, un repas traditionnel fût servi, mélange d’odeurs et de saveurs indescriptibles. Un des plats, dont le nom m’échappe encore aujourd’hui, me semble constitué de viande effilochée mais son goût me rappelle celui du crabe. Étrange ! Les plats se succèdent et bien que parfaitement rassasiée, le vieil homme insiste pour que je goûte à son préféré, de la langue de chèvre crue. Encore la chèvre ! Hum, c’est louche !
Bien que n’étant pas très inspirée par l’aspect peu ragoutant de la chose qui semble reprendre vie dans mon bol et par trop faisandée, je dois me forcer pour ne pas faire l’affront de refuser un des mets dont ils semblent se délecter.
À peine la deuxième bouchée avalée, je me faufile en courant à l’abri des regards et régurgite tout le repas cérémoniel. Mon petit estomac d’occidentale n’est pas encore prêt à apprécier ce genre de spécialités.
Il me reste encore deux semaines pour m’habituer et si je ne survie pas à ce traitement, je pourrais toujours leur demander de planter un géranium à mon bon souvenir, considérant que son passage sera aussi éphémère que le mien dans cette charmante famille.
Je vous présente à mon tour bien modestement mon logorallye. Je n’aie pas détourné de fable, et j’ai un peu triché en ne mettant pas les mots dans l’ordre (ouh ! la vilaine !).
Voici le résultat :
Le lion et le crabe devin.
En AFRIQUE, près du Nil, vivait un CRABE, un énorme crabe qui se prétendait DEVIN. Les animaux de la savane et de la plaine africaine venaient souvent le voir pour connaître leur avenir. Il assurait ses prédictions tout le temps à l’ombre d’un baobab bien VERT, et toujours au coucher du soleil. En échange de ses prévisions, les animaux lui offraient souvent des fleurs ou bien à manger.
Un soir le lion, reconnu par tous comme étant le seul et unique roi des animaux, vint consulter le crabe devin sous son baobab. En guise de « d’honoraires », il lui présenta un beau bouquet de GERANIUMS rouges. Et bien évidemment il lui ordonna de lui prédire son avenir proche. Le crabe, sûr de lui, annonça au lion qu’il serait très bientôt un roi DECHU, précisemment au moment de la CRUE du Nil, dans quelques semaines seulement. Il allait être détrôné, et remplacé par un jeune lion ambitieux et bien plus fort que lui.
Le lion, furieux, n’en croyant pas un mot, se dressa sur ses puissantes pattes, rugit de toutes ses forces, et se jetta sur le crabe qui n’eut pas le temps de réagir. Le lion l’avala tout cru… Il n’avait pas voulu croire l’affreuse prédiction, et pourtant au moment de la crue du Nil, il fut bel et bien déchu, mais non pas par un jeune lion, mais par les autres animaux tellement ceux-ci lui en voulaient d’avoir dévoré leur crabe devin…
Au siècle dernier, vivait dans la montagne de Tizi-Ouzou Mamillia.
La légende raconte que Mamillia était une femme solitaire, secrète et mystérieuse.
Elle avait de petites mains ridées sèches et crevassées qui possédaient le don de guérir certains maux .Elle préparait également certaines potions dont elle ne révélait pas les ingrédients ni le pouvoir.
Une femme portant un bébé fiévreux dans les bras était montée rendre visite à Mamillia.
C’était une petite fille atteinte de fièvre et de vomissements .Le docteur lui avait prescrit un traitement puis deux puis trois rien ne parvenait à guérir le nourrisson. Après quelques examens le médecin diagnostiqua la petite fille atteinte d’un mal incurable .Il ajouta à la mère épeurer une durée vitale d’une année.
Dès le lendemain par une journée automnale, on aperçue Mamillia arpentée la montagne accompagnée de son âne scellé de deux grandes sacoches en toile de lin.
Mamillia se mit à arracher des orties d’un vert émeraude, cueillir des minuscules fleurs blanches sur un lierre sauvage se tortillant autour d’un arbre majestueux.
Après une randonnée de quelques heures, elle s’offrit une pause bien méritée. Elle se restaurât de ses quelques victuailles minutieusement enroulées dans un torchon. Adossée au pied d’un arbre elle leva sa tête vers le sommet de l’arbre et fermât ses yeux .elle s’envolais dans une rêverie où elle seule pouvait accéder.
Mamillia aurait aimé pouvoir s’offrir un voyage en Afrique, ce pays représentait tout ce qu’elle n’avait jamais connu dans la montagne.
Elle s’imaginait courir pieds nus sur les longues plages recouvertes de sable chaud. Elle aurait aimée partir aux découvertes des îles baignées par une mer calme d’un bleu transparent où une armée de minuscules poissons et de bébés crabes gesticulaient au fil du doux remous des vaguelettes. Elle ressentait une chaleur l’enveloppée.
La réalité la rattrapa par quelques gouttes de pluie qui glissaient tel un faible ruisseau le long de ses joues.
La ramasse de ces différentes racines, plantes et fleurs achevée elle reprit le chemin du retour sous une pluie battante.
Arrivée à proximité de sa maison elle constata que l’averse avait fait monter la crue de son puits.
Elle s’engouffra dans sa maisonnette en bois effrités et usés. Les intempéries montagneux et l’ancienneté de la construction renvoyait l’image d’une cabane délabrée.
Elle mit de l’eau à chauffer dans la bouilloire posée sur le feu où quelques buches crépitaient sur de la cendre encore rougeâtre. Elle alla changer ses guenilles trempées contre d’autres loques vétustes rangées dans une armoire en bois cirée .Après s’être servie une tasse de thé mentholé, elle se posa sur une chaise renforcée d’un vieux coussin en velours.
Son regard parcourait toujours l’ensemble de la pièce principale où des cadres de photos familiale étaient posés sur un vieux buffet henry II. Un seul cadre représentant une jolie villa blanche embellie par une allée bordée de magnifiques géraniums orange était accroché au dessus d’un confiturier.
Dans le village, certains villageois considéraient Mamillia comme devin, d’autres l’avait déchu en la fuyant de peur d’être touché par une malédiction.
Mamillia descendait chaque dimanche à la messe. Elle remontait chargée de sa nourriture hebdomadaire.
Le dimanche qui suivit la visite de la villageoise, après l’office on vit Mamillia se diriger vers la mère et l’enfant et remettre une fiole entre ses mains….
Quelques années plus tard Mamillia mourra d’une crise cardiaque. Un superbe bouquet de fleurs des champs fraîchement cueillies était déposé régulièrement sur sa pierre tombale une fois par an le premier jour du printemps.
La légende dit que la fillette sauvée par Mamillia lui rendait hommage à la date d’anniversaire où on l’avait déclarée guérie.
Sympa ton texte, bon style…
L’HISTOIRE DU SCARABEE D’OR
PAR ABDELKHALEK SABAH
Belle idée, ce jeu ! Bravo !
Sur un scarabée vert j’ai établie ma demeure. Le scarabée, ne voulant rester à la même place, se met à sauter les continents. Atterrissant en Afrique sur une terre aride, je me mets à chercher l’eau. Mais comme je n’ai pas le don d’un devin, je me trompai de liquide et, au lieu d’eau, je découvrais du pétrole.
Je me suis dit le pétrole n’apporte que du malheur et beaucoup de convoitise. Je me dis aussi : « du pétrole ! C’est quand même quelque chose ! Ce n’est pas rien ! C’est de l’or noir ; c’est beaucoup d’argent ; une fortune sous terre à portée de quelques coups de pioche.» Quelques coups de pioche, c’est vite dit. Il faut énormément de coups de pioche et de la main d’œuvre. Mais où trouver de la main d’œuvre dans un désert.
Quand le soir arrive, une caravane pointe à l’horizon. Je me mets sur le dos de mon scarabée et en un bond spectaculaire je me suis trouvé près de la caravane. J’ai demandé le chef. On me désigna un gros gaillard aux yeux pleins de cupidité. Je me suis dit : « C’est son point faible. » Je lui ai promis fortunes et palais, pouvoir et grandeur, s’il m’aide.
« Et le bonheur, me dit-il.
- Peut-être… Je ne sais pas… C’est quoi pour vous… le bonheur ?
- Etre riche, avoir tout.
-Etre… avoir… Il faut savoir ? »
Il accepta, en fin de compte. La caravane s’installa. On creusa un puits… de pétrole. On construisit des édifices autour du puits. Des maisons pour les ouvriers (au départ des caravaniers), un palais pour le chef, une banque pour moi et une prison pour tout le monde, enfin presque tout le monde.
D’autres caravanes viennent s’installer. Bientôt les maisons deviennent une ville. Des routes, des administrations, des écoles et bien d’autres édifices et services furent bâtis. L’argent rentre à flot dans ma banque. Le chef se proclame guide suprême, puis dictateur non moins suprême. La prison se remplit des têtes qui ne reviennent pas au dictateur.
Je fus à son service. Il a trouvé son bonheur. Moi, j’ai perdu ma raison d’être. Il a mis la main sur la banque et sur le puits. Déchu, en colère et plein d’amertume et de rancœur, je rassemblais autour du moi tous les déçus, les frustrés et les déshérités. Nous élevons une armée. Bientôt une guère meurtrière, terrible et malsaine s’empara comme une folie dévastateur de la ville. Elle se propagea comme le feu. On détruisit tout ce que l’on a bâti. Tout y passa : écoles, hôpitaux, usines et même les maisons de prière.
Le dictateur est renversé et, sans jugement, il fut lapidé. On donna sa chaire crue à bouffer. Il y eut beaucoup de volontaires pour la manger tellement ils le haïssent. On ne s’arrêta pas en si bon chemin. Un opposant qui ne m’aime pas non plus fait dévier une partie de l’armée vainqueur. Le sang continua à couler, à couler et à couler de plus belle. Il n’y au pas de survivant. Le sable se colora de ce sang. Une fois de plus, l’homme prouva combien il est capable du pire et du meilleur. Du pire plus que du meilleur.
Quelques années passèrent. Un jour une caravane (une autre) passe. Elle trouve une vaste étendue de géraniums. Au milieu de cet incroyable océan rouge écarlate trône un scarabée d’or.
Tres bien ce blog, tres dynamique (j’ecris au Qwerty, pardonnez les fautes d’accent)
a mon tour, ma production:
Des turbulences de plus en plus fortes, l’avion est hors-contrôle alors que nous volons depuis plus de 5 heures…. Nous devons être quelque part entre le Cameroun et le Gabon, selon les dernières indications du GPS.
Le pilote tente contre toute attente une manœuvre d’urgence. Dans l’appareil, tout est chaotique. Par les hublots, nous apercevons par soubresauts un vaste territoire vert sombre : va-t-on réussir à se poser au beau milieu de la forêt équatoriale?
Dans une ultime tentative, le commandant de bord redresse l’engin. Apres une multitude de chocs violents, notre capitaine réussit le miracle de se poser aux abords d’un large fleuve, sur une bande vierge de tout arbre.
Tous les passagers sont sonnés. Fort heureusement, pas de flamme ni de fumée. L’équipage actionne les ouvertures d’urgence. Parmi les plus vaillants, je m’extirpe de mon siège et me dirige vers une issue de secours : mon premier pied en Afrique….
Je suis suivi par d’autres passagers, plus ou moins valides, pressés de retrouver le plancher des vaches et l’air libre. Nous observons autour de nous : il n’y a rien ni personne. Nous sommes au beau milieu de nulle part : un fleuve cerné par une forêt dense et immense. Je ne suis pas devin, mais ai pourtant la ferme conviction que nous ne resterons pas seuls bien longtemps. Rares sont les territoires encore vierges et inexplorés.
Le personnel de bord assure l’évacuation de l’appareil : aucun mort n’est à déplorer. Il s’agit maintenant de s’organiser pour assurer les prochaines heures ou journées avant l’arrivée des secours. La radio ne fonctionne pas, il faudra entrer en contact avec les autorités locales ou l’aéroport le plus proche par d’autres moyens.
Le commandant de bord prend la direction des opérations d’urgence dans le but de rassembler équipements et vivres de secours. L’urgence est de faire un feu, pour lutter contre les animaux dangereux et maintenir une température correct pendant la nuit.
Je suis désigné, avec d’autres hommes, pour partir à la recherche de bois. Nous nous mettons en route aux abords de la forêt et explorons le territoire : voilà donc ce continent qui suscita tant la convoitise des souverains maintenant déchus du Vieux Continent : une forêt marécageuse et sombre, bondées d’insectes, au climat humide et lourd….
Nous marchons avec circonspection dans un environnement hostile, aux allures de mangrove. La peur d’une faune sauvage est permanente : serpents, crocodiles, araignées… j’évite de justesse un animal inconnu me menaçant avec ses pinces, vague mélange entre scorpion et crabe.
Quelques heures plus tard, nous retrouvons le campement de fortune réalisé par le reste des passagers. Nous nous interrogeons sur cette vaste étendue dépourvue d’arbres sur la rive du fleuve, ayant permis au pilote son atterrissage d’urgence : une large bande d’une dizaine de mètres constituée d’une végétation basse et de boues solidifiées, courant le long du fleuve à perte de vue. Notre regard s’ouvre sur la rive opposée, où nous observons un paysage identique. L’un d’entre nous se risque à une hypothèse : peut-être une crue du fleuve ayant dévasté la végétation environnante?
Le ciel s’obscurcit, la nuit s’installe sur le campement, et nous entendons le bourdonnement des premiers moustiques, malgré le feu. La crainte du palu surgit. La fatigue commence à gagner le groupe, mais ce bourdonnement est insupportable ; les moustiques sont de plus en plus nombreux. Soudain, une vieille femme sort de sa poche une petite fiole : de l’essence de geranium à la citronnelle, un répulsif contre ces insectes suceurs de sang nous explique-t-elle. Nous passerons notre première nuit équatoriale à peu près tranquille, dans l’attente du lendemain.
voici mon logorallye. c’est la première fois que j écris.
Vert – Afrique – devin – déchu – crabe – crue – géranium.
Achille venait de rentrer du boulot. Exténué après une dure journée de travail, il s’affala groggy dans son grand sofa vert. Il balaya du regard son appartement. Il ne savait pas trop quoi faire puisque bien que fatigué, l’envie de se coucher tout de suite ne le taraudait guère. L’idée lui vint alors de préparer un petit repas. Il y renonça très vite. Vu son état de fatigue, il n’aurait pas réussi à réaliser ne serait ce que la plus simple des recettes. Il se traina alors jusqu’à son réfrigérateur l’ouvrit, prit une boisson énergisante, quelques agrumes crues et un peu de pain. Avec un tel menu, il était sûr de retrouver un peu de la force perdue au travail. Il retourna nonchalamment vers le sofa, se saisit de la télécommande, mis en marche la télé, et se mit à dévorer le repas un peu bizarre qu’il s’était concocté.
A la télé, passait sur la chaine ciné frisson un long métrage intitulé « LE RETOUR DU ROI ». Achille connaissant par cœur ce film. Il ne se rappelait plus du nombre de fois qu’il l’avait vu et revu. Le film raconte l’histoire d’un souverain déchu qui entreprit non sans peine la reconquête de son trône. Achille se rappelle avoir, à sa sortie, tellement adoré ce chef d’œuvre cinématographique qu’il avait décidé d’aller visiter les lieux du tournage. Le film avait été entièrement tourné en Afrique. Ce voyage lui permettrait en même temps de découvrir pour de vrai ce continent qu’on disait fascinant. Certains de ses amis jouant aux apprenti-devins, lui avaient prédit un certains nombres de malheurs pour le dissuader de s’y rendre.
« Écoutes mon pote, renonces à faire ce voyage. Il n’y a rien d’intéressant à voir en Afrique. La seule rencontre que t’es sûr de faire est une entrevue avec les frangins et frangines de Simba qui se feront le plaisir de bouffer ta belle p’tite gueule de blanc. La vache!! L’aubaine pour ces bêtes!! Tu seras le premier de ta race qu’elles auraient l’ocaz de croquer vu que jusqu’à ce qu’elles ne te rencontrent, elles ne s’étaient contentées que de la chaire fort répugnante des p’tits nègres… », lui avait dit son ami Alfred. Achille, en guise de réponse, s’était contenté d’esquisser un petit sourire. Il préférait laisser, pour le moment, son ami se morfondre dans son ignorance. De toutes les façons Alfred changerait sa conception de l’Afrique à la vue des photos qu’il lui rapporterait de son voyage.
Achille se rappelle dans les détails de tous les lieux visités pendant son périple; particulièrement de la plage où avait été tournée l’ultime bataille; celle à la suite de laquelle le roi déchu allait retrouver son trône. Ce lieu avait pour lui une signification particulière parce que c’est là qu’il avait rencontré FATOU, la femme de sa vie. Il se rappelle très bien de ce qu’elle portait ce jour là; une longue robe blanche sur laquelle était représentée une plante, un géranium. Elle était debout, pieds nus, face à la mer, contemplant le combat auquel se livraient deux crabes. Attiré lui aussi par la scène insolite qu’offrait les deux crustacés, il s’était rapproché d’elle pour mieux en profiter. Depuis, ils ne se sont plus quittés.
Aaah!!! cette chère Afrique!!! non seulement, elle lui avait procuré, lors de son voyage, des émotions intenses, mais aussi, elle lui avait donné une merveilleuse épouse.
Le film venait de prendre fin lorsque la porte de l’appartement s’ouvrit : FATOU venait de rentrer…
Je me suis bien amusée avec ce 1er jeu, merci Rébecca!
Allez, c’est parti pour un petit voyage au parc Kruger avec les mots imposés suivants: Vert, Afrique, Devin, Déchu, Crabe, Crue, Géranium
La nuit commençait à tomber sur le parc Kruger, le ciel se faisait menaçant.
« Angie, Angie… » , les premières gouttes de pluie tirèrent Christo de son sommeil agité. Il se frotta les yeux et pesta de s’être endormi en ce mois d’octobre sur ce maudit parterre de fleurs. La bouche pâteuse, engoncé dans son costume de ranger vert kaki couvert de poussière, il se redressa et se dirigea vers son 4×4.
« Reprends-toi Christo, reprends-toi, merde ! » jura-t-il pendant qu’il tâtait son ventre arrondi par les litres de bière et d’alcool engloutis depuis l’an passé.
Un an déjà qu’il avait quitté son Angleterre natale pour l’Afrique du Sud, aspirant à une vie meilleure. Les grands espaces n’avaient ni étanché sa soif de liberté, ni apaisé ses angoisses. L’alcool non plus. Un rêve déchu.
Il ne fallait pourtant pas être un grand devin pour imaginer qu’il pourrait oublier sa séparation et tout plaquer en changeant simplement de lieu et de costume.
La pluie tombait de plus en plus fort.
Le souffle court, Christo prit appui sur le marchepied et regagna son siège poussant un soupir de soulagement lorsqu’il s’enfonça dans son cuir moelleux. Il démarra, alluma les phares et fonça dans la nuit. Au bout de quelques kilomètres, il marqua une pause. Le petit cours d’eau, qui longeait habituellement la route, s’était transformé en une véritable rivière en crue et couvrait presque intégralement la piste. Christo hésita à faire demi-tour réalisant qu’il devrait traverser cet obstacle un peu plus loin. Il faisait nuit noire, la pluie ne cessait de tomber. Même avec un GPS, emprunter un autre itinéraire aurait été périlleux pour un ranger peu averti comme lui.
Il lança un appel radio. Pas de réponse. Il appuya sur l’accélérateur et poursuivit son chemin. Arrivé au point le plus bas, il descendit du véhicule avec sa lampe torche, attrapa une branche cassée et entreprit de sonder le cours d’eau. Difficile de déterminer sa profondeur… entre 60 et 80 centimètres peut-être ? Il jeta un œil à son véhicule. Serait-il suffisamment haut et puissant? De toute façon il n’avait pas le choix, il fallait que ça passe.
Il prit une grande inspiration pour tenter de se calmer et passa la première. Le véhicule s’enfonça lentement dans l’eau. Les quatre roues motrices semblaient bien réagir, le véhicule avançait tranquillement. Il ne lui restait qu’un mètre cinquante à franchir tout au plus et il serait sorti d’affaire.
Christo jeta un œil par la vitre quand il sentit le véhicule s’immobiliser et se bloquer. Il appuya sur l’accélérateur, les roues se mirent à patiner. Il jura et entreprit de sortir du véhicule. L’eau fraîche s’engouffra sur le plancher lorsqu’il ouvrit la portière. Surpris par la force du courant, il marcha en crabe jusqu’à l’arrière du véhicule. Une branche s’était coincée dans le passage de la roue. Il tempêta en donnant un coup de pied dans le pneu et rugit de douleur lorsque sa chaussure usée heurta l’essieu.
Il tira sur la branche, la secoua de toutes ses forces en vain. Il essaya de la tordre et de la casser. Rien n’y faisait. Il rebroussa chemin et remonta dans le 4×4.
L’an dernier à la même date, il la serrait encore dans ses bras.
Il tenta un second appel radio. Toujours pas de réponse.
L’an dernier à la même date, il respirait le doux parfum de géranium que portait Angie, pour la dernière fois.
Il frappa sur le volant de toutes ses forces et hurla toute sa détresse.
C’est alors qu’il entendit la voix de Madie répondant à son appel…
Bonjour Rebecca et merci pour tes précieux conseils !
Ca y est je vais me lancer sur ton blog, pour ce 1er jeu d’écriture, Je viens de t’écrire un petit texte pour jouer avec ton 1er exercice. En tout cas ce n’était pas facile mais ça m’a beaucoup plus. J’espère qu’il te plaira
Nostalgie
Par un bel après-midi de printemps, Valentine se promenait sur un sentier bordé de pins parasols tout VERT, menant à une petite crique qu’elle connaissait depuis toujours. La plage se trouvait à quelques centaines de mètres de là. En quelques minutes elle était arrivée.
Sur la plage, de beaux rochers rouges dépassant du sable plongeaient dans l’eau. La mer était immense à l’horizon et offrait un spectacle incessant où des bateaux voguaient en passant et repassant.
Tel que le désert d’AFRIQUE, la mer était belle, majestueuse, infinie et donnait une sensation de liberté et de bien-être.
Le ciel était d’un bleu azur et sans nuage et se réfléchissait dans l’eau.
Sur les rochers, un homme est là, assis, les jambes repliées sur le côté, admirant ce paysage. Une légère brise venant du large donne une sensation de fraîcheur sous le soleil déjà brulant pour la saison. L’homme assis sur son rocher vient d’étirer ses jambes et les bras posés en arrière, il paraît détendu. Tout d’un coup, il change d’attitude. Son visage devient grave et semble perturbé. Il a bel allure malgré une soixantaine dépassée, le crane un peu dégarni, de grandes moustaches ornent le dessus de sa bouche, des pommettes saillantes, de grands yeux bleu-vert un peu étirés comme un vrai viking. Une ride au front s’est creusée, son teint hâlé montre son habitude du soleil.
Comme un DEVIN qui vient de lui dire un secret, Valentine vient de reconnaître cet homme DECHU, et elle sait qu’il se souvient.
Il est là sur son rocher, il y venait déjà il y a plusieurs années avec sa femme et ses enfants. Il revoit ses deux filles en train de jouer dans l’eau avec leur pelle et leur sceau à ramasser des coquillages pour décorer leur chambre, et ses quatre garçons en train de pêcher des poulpes avec leur fusil. Sa femme était constamment en train de surveiller les enfants et de les compter pour ne pas les perdre. À cette époque, il n’y avait pas de sable sur cette plage et les petits étaient souvent à la recherche de petits CRABES sous les rochers sans que cela ne semble les déranger. Ils avaient l’habitude d’être dans l’eau depuis leur tout jeune âge, leur mère leur ayant appris à s’y sentir bien et à y être en sécurité.
Maintenant, cet homme a fait le vide autour de lui et il est seul. Il a brisé cette harmonie, sa femme et ses enfants se sont éloignés de lui irrémédiablement.
Dans un flot de pensées CRUES, Valentine qui était cachée derrière de gros pots de GERANIUMS, a eu envie d’aller s’asseoir à côté de lui sur ce rocher. Elle s’est approchée de cet homme, mais il ne l’a pas vue arrivée. Heureusement, elle a emporté un livre. Lui ne fait toujours pas attention à elle. Il est encore plongé dans son souvenir, et Valentine espère au plus profond d’elle qu’il l’a reconnaisse, qu’il la sente à côté de lui, qu’il l’a voit. Mais manifestement, rien ! Le regard dépassant de son livre, Valentine l’observe, le fixe, hypnotisée.
Cet homme est maintenant allongé sur le sable à quelques mètres de Valentine. Eh bien voilà, elle l’a reconnu, cet homme à côté d’elle, c’est son père. Elle ne l’a pas revu depuis 25 ans, et il est là devant elle, à rêvasser bêtement.
D’un coup, Valentine est étonnée de ressentir un réellement détachement, mais pendant quelques minutes elle ne pouvait plus bouger, comme paralysée.
Puis, Valentine se lève dépitée et elle s’en va. Elle se retourne une toute dernière fois, mais elle sait qu’elle ne le reverra jamais et qu’elle n’a plus rien à lui dire. Toutefois, elle est heureuse, heureuse de l’avoir revu une dernière fois. Elle vient juste de comprendre qu’elle est libérée de lui et qu’elle peut enfin regarder vers l’avenir et penser maintenant vraiment à elle. Valentine ne l’attend plus, enfin…
Voila la travail. Etant donné que Rebecca ne pourra peut-être pas me répondre, j’espère avoir des conseils de tout ceux qui liront mon poème
Bon, je n’ai pas compris s’il fallait forcément prendre »Le Corbeau & le Renard » donc j’utilise un autre poème, connu, d’Arthur Rimbaud : Sensation. Je ne sais pas si c’est le plus connu :/
Voila, pour ceux qui veulent l’avoir en véritable,
SENSATION
Par les soirs bleus d’été, j’irai dans les sentiers,
Picoté par les blés, fouler l’herbe menue :
Rêveur, j’en sentirai la fraîcheur à mes pieds.
Je laisserai le vent baigner ma tête nue.
Je ne parlerai pas, je ne penserai rien :
Mais l’amour infini me montera dans l’âme,
Et j’irai loin, bien loin, comme un bohémien,
Par la Nature, – heureux comme avec une femme.
Arthur Rimbaud.
Et le mien maintenant
Sensation
Par les soirs BLEUS d’été, j’irais foulée les sentiers d’AFRIQUE,
Picoté par les blés, fouler l’herbe menue :
DEVIN, j’en devinerais la couleur des fleurs à mes pieds,
Je laisserais le ventre baigner mon visage DÉCHU,
Je ne parlerais pas, je ne penserais à rien :
Mais mon amour pour les crabes me montera dans l’âme,
Et j’y aurais CRU, trop cru, comme une pauvre homme naïf,
Par la Nature, – heureux comme en compagnie de mes géraniums.
~~~~~~~~~~
Je vous rappelle que j’ai 12 ans, donc soyez indulgents, ou plutôt essayez d’être critique, sans être trop crue
[Référence]
Bisous !
Salut Leila ! C’est incroyable de trouver encore des jeunes filles de ton âge qui aiment écrire, ça fait du bien !
Ton poème est très mignon, mais fais très attention au rythme ! Quand tu ajoutes des mots dans les vers, ça ne rend plus le même rythme que le poème initial ! Par exemple, chaque vers est écrit en 12 pieds, bon je ne suis pas poète et je maîtrise mal le vocabulaire du domaine mais regarde c’est facile :
Le premier vers donne : « Par-les-soirs-bleus-d’é-té (6), j’i-rai-dans-les-sen-tiers (6) »
Alors que ton premier vers donne : « Par-les-soirs-bleus-d’é-té (6), j’i-rai-fou-ler-les-sen-tiers-d’A-frique (9)
Tu vois ? Et à l’oreille c’est tout de suite moins harmonieux en fait !
Mais bon, en t’attaquant à la poésie déjà tu n’avais pas choisi la facilité alors c’est bien d’avoir tenté
Bonne continuation !
Merci de ta réponse
Je vais essayez
Je préfère les quatre premiers vers
Je préfère les quatre premiers vers
De mon poème
Bonjour à tous,
Je me suis lancée à ce petit jeu, c’est le début et mon texte est bien court par rapport aux autres. Mais bref, vos commentaires pour l’améliorer sont les bienvenus.
Il y a quelques temps, je suis allée en Afrique. L’Afrique, un concept globalisant occidental pour parler d’un continent, où la terre est rouge, où les dunes peuvent s’étendre à perte de vue, où les forêts tropicales offrent une palette de nuances du vert incroyable. Il y a le Sénégal, où les petits crabes droitiers, ont une pince surdéveloppée. Il y a le Bénin, où flotte une spiritualité qui envahit le quotidien. Devins, fantômes, chamans, mystifie le rapport à la ville. Ces lieux qui confrontent une multitude de richesses, où s’affrontent des logiques de pouvoir d’une violence inouïe, où le naïf et l’utopique se fait manger tout cru par un système de domination bien huilée. Je suis rentrée abasourdie, déboussolée, cette expérience m’a changée. J’y repense, régulièrement, j’ai retrouvé mon pays et son confort matériel, son système de pensée qui m’a en parti façonnée. Mon intérieur chaleureux, ma bibliothèque et mes jardinières débordantes de géraniums. Mais encore aujourd’hui, mon esprit s’évade sur cette parenthèse africaine et ce qu’elle a représenté dans mon parcours.
Bonjour Rebecca, pourriez vous me faire parvenir le mail du coaching 5 je l’ai effacé par erreur.
Je vous remercie.
Bénédicte.
bonjour,
mon 1er exercice, je suis vraiment contente de finalement le soumettre pour lecture.
merci infiniment de cette espace.
Il était vert de rage, l’absence soudaine et répété de sa femme le rendait nerveux et irritable, il a toutes les idées noires qui traversaient l’esprit, il se relâche et essaye de penser à autre chose. un documentaire sur l’Afrique lui revient à l’esprit il ne se rappel plus dans quel payer le film a était tourné mais il se souvient très bien des détails, les femmes dans ce payer ne peuvent en aucun cas quitter le foyer conjugale sans l’accord et la permission de leurs maris, les hommes sont traité comme des devins, et les femme sont totalement déchues, une scène lui revient à l’esprit et le fait sourire des femmes marchent comme des crabes pour ne pas tourner le dos à leurs maris une fois la table dressée, il n’arrive pas à comprendre ce comportement inhumain ces hommes étaient crue et sans âmes à l’égard de leurs épouses.
Le bruit de la porte qui s’ouvre le ramène à l’instant présent, sa silhouette encadrée par la lumière qui jaillit de l’extérieur calme sa rage, il soupire de soulagement, elle s’approche de lui doucement avec son air frais et son large sourire une nouvelle plante à la main cette fois c’est une Géranium lierre la fleure qu’il adore le plus c’était une fois de plus son cadeau pour s’être éclipsée toute la journée.
Sans un mot d’explication, sans l’ombre d’excuse pour son absence, elle dépose un bref baiser sur la joue de son mari, et monte l’escalier.
Il se retrouve à nouveau seul dans ce silence lourd, des cris d’enfants qui jouent dans le jardin des voisins lui parvient pour lui rappeler que au-delà de ces murs d’un blanc éclatant sans vie une vie existe, il se lève sans se presser et monte à l’étage, le silence le poursuit dans la chambre, il voit sa femme qui quitte la cabine de la douche toujours avec le sourire … pour la 1ère fois il la regarde différemment, c’est une belle femme, avec un visage angélique et un sourire permanent, là il se rend compte qu’il ne la jamais vu pleurer, jamais sans son sourire, il ne s’est jamais posé la question est ce que cette femme est heureuse ?
Il décide après 4ans de mariage de connaitre cette étrange femme.
Il s’approche d’elle ignorant son désire de la prendre dans ces bras, et lui pose la question.
- es Tu heureuse ?
Sans détourner son visage du miroir et toujours avec le sourire, elle répond :
- je ne connais pas ce mot je survie tout simplement.
Comme électro-choqué par la réponse il fait des pas en arrière, et elle commence à raconter le côté sombre de son existence.
Il était là assit sur le rebord du lit ne croyant pas ces oreilles, et imaginant séance décrite, et il voit pour la première fois des larmes coulant sur les joues de son épouse, cette fois son sourire s’était effacé.
Il se rend compte que quelque part il n’était pas meilleur que ces hommes du reportage
bonjour !
Voici mon récit répondant aux critères du logorallye en question ;
« Je me rappelle de mon voyage chez ta tante, en Australie.
Nous étions allées à une fête foraine, non loin de chez elle, et nous nous étions amusées comme deux gamines ce soir là. Mais ce qui nous avait le plus marqué, c’était cette voyante, enveloppée dans son poncho vert, que l’on aurait pu penser ramené de l’Himalaya. Lorsque nous avions pénétrés dans son entre, et elle nous avait invité à nous asseoir. C’était une femme petite et fort corpulente, de peau noir, avec un maquillage noire très forcé sur les yeux. Elle provenait sans aucun doute du continent Africain, cependant, je l’aurais plus imaginé comme nourrice à la retraite, passant sa journée à s’occuper de ses géraniums dans une maison de campagne, et regrettant les bambins dont elle s’occupait autrefois.
La voyante me rappela un peu une sorcière, dont j’avais lue la description dans un livre de contes pour enfants, il y a longtemps.
Mais au lieu que sortes de sa robe des petits crabes blancs, comme dans mon histoire, elle en sortit ses deux petites mains qu’elle approcha près d’une fameuse boule de cristal.
Saisissant ma main dans la sienne, et toujours tournant l’autre au dessus de la sphère transparente, elle prononça les yeux fermés, dans un état de transe :
Vous rencontrez un jour un homme, près d’un lac, un soldat déchu par sa loyauté. Ce seras l’homme de votre vie.
Évidemment, avec ta tante, nous l’avons remercié sans y croire, mais lorsque, à mon retour sur Paris, j’ai rencontrer ton père, près de la crue à côté de chez mamie, et qu’il m’a dit que c’était un ancien militaire, les coïncidences se sont montrés trop nombreuses, tu l’avoueras. Comme quoi, il ne faut jamais sous estimé la puissance d’un devin ! «
N’hésitez pas a critiquer mon texte, et merci d’avance pour toute votre disposition !
Bonjour Mathilde ! Comment vas-tu ? J’ai lu ton texte et l’ai trouvé très intéressant ! J’ai hâte d’en lire d’autres de ta composition ! Juste attention aux fautes d’orthographe et aux répétitions
Bonne continuation !
Bonjour Rebecca,
Bonjour à tous,
Voici mon récit relatif aux critères du logorallye.
« Le poison vert – une aventure inédite de Tom DRAPPIER »
Résumé d’un roman à écrire
Acheter quelques plants de géraniums sur le marché pour décorer la terrasse de son appartement peut sembler être une chose tout à fait ordinaire. Mais lorsqu’on s’appelle Tom DRAPPIER, cela vous conduit à mille autres endroits ! Comme dans la roulotte d’un vieillard aveugle et devin qui prédit aux hommes un avenir sombre et funeste. Quelle est l’origine de cette étrange maladie qui semble avoir atteint des scientifiques de retour d’une expédition tenue secrète et menée en plein cœur de l’Afrique ? Qu’est donc ce « poison vert » qui serait l’arme la plus redoutable de celui qu’on surnomme « l’homme au masque de plomb » et qui menace l’humanité toute entière ? Aidé par un ex-général déchu et sa bande de rebelle, Tom s’embarque dans une course contre la mort, à la recherche de la mystérieuse vallée du crabe géant.
C’est dans cette région inhospitalière, juste derrière un fleuve sans cesse en crue, que se cacherait le repaire d’un des plus terrifiant adversaire que notre aventurier n’ait jamais eut à affronter.
Venez découvrir une des plus trépidantes aventures de Tom DRAPPIER.
Bonjour Robert ! J’ai pris beaucoup de plaisir à lire ton texte ! Est-ce que Tom DRAPPIER est un personnage autour duquel tu as déjà écrit ? En tout cas le résumé de ses aventures est alléchant
J’ai juste un doute sur la formulation « l’un des plus terrifiants adversaires que notre aventurier n’ait jamais eu à affronter », moi j’aurais mis « que notre aventurier AIT jamais eu à affronter » !
Bonjour Morgane,
Pour commencer, merci pour ta réponse. Je trouve cela motivant. Pour répondre à ta question, non, Tom DRAPPIER n’a encore vécu aucune aventure. Il s’agit d’un personnage utilisé pour les besoins de la cause. Mais peut être ce personnage servira-t-il un jour ! En ce moment je suis sur l’écriture d’un roman tout autre. Il s’agit de la première partie d’une trilogie. Cela demande un travail important, mais j’aime ça et je progresse bien. Un prologue et 13 chapitres sont déjà sur papier. A suivre . . .
Waouh , Robert je trouve ton récit excèlent ! C’est un plaisir que de te lire. agréablement votre ! Val
vivement les aventures de Tom Drappier dans le cadre de ce site j’aime l’angle abordé pur cet exercices
Un tout grand merci pour ce sympathique commentaire. Je suis occupé à écrire une trilogie. Si vous aimez ce style, je vous invite à découvrir le prologue ici :
http://www.jessi-jess.com/#!livre
Bonne lecture et à bientôt peut être.
Chère Rebecca, voici mes textes:
1 en ordre:
J’ai toujours rêvé de voir le rayon vert.
Je l’ai traqué sur les eaux émeraude des côtes bretonnes.
Mes yeux se sont usés sur les eaux outremer de la Méditerranée,
Ils ont scruté l’horizon du grand océan bordant l’Afrique.
En vain, J’ai guetté le moment magique où le soleil plonge dans la mer, se rétracte à l’extrême et lâche cet éclair vert sonnant le glas d’un jour révolu.
Je ne suis pas devin, mais je m’accroche à cet espoir d’être témoin du spectacle céleste.
Lors des belles soirées d’été, je m’assoie sur les rochers, là où les petits crabes se nichent et je contemple le soleil jetant de l’encre rouge dans le ciel, jouant à cache cache avec les nuages, surenchérissant ensuite avec d’autres tons d’orange, de rose et de mauve .
Ce n’est cependant pas cette débauche d’effets qui m’impressionne, non, c’est le rayon vert, joyau rare et précieux exhibé selon les caprices énigmatiques du soleil.
Chaque soir se déroule la cérémonie du coucher. Je m’y associe en dégustant un petit verre de vin blanc et en grignotant quelques crevettes crues.
Parfois, le soleil boude et ne se montre pas. Que se passe-t-il ? Le ciel est gris et reflète son marasme dans la mer. La fête n’aura pas lieu et tel un acteur déchu, il ne jouera pas.
J’attends donc patiemment, sans désespérer, le jour magique où le roi soleil daignera dévoiler son rayon secret. Ce jour là, je lui offrirai un gros bouquet de géraniums !
texte 2 mots dans le désordre
Cela faisait déjà trois semaines que Pierre avait quitté Toulon sur son Catamaran. Après un licenciement et un divorce éprouvant, il avait décidé de larguer les amarres pour se refaire une nouvelle vie. Il avait cinquante ans, une fille qui refusait de lui parler, un compte en banque dans le rouge et un immense ras-le-bol de l’environnement qu’il côtoyait. Il se sentait déchu. Le seul bien qu’il lui restait était sa BMW, luxe d’une époque révolue, qu’il s’était empressé de vendre pour acheter le bateau. Aujourd’hui, il mouillait à Porto Grande sur l’île de Sao Vicente. L’archipel du Cap Vert l’avait toujours fait rêver. La voix de Cesaria Evora résonnait en lui et l’accueillait sur cette terre ensoleillée qui sentait bon l’océan. La ville s’étageait à flanc de colline et les maisons coloniales portugaises de couleurs pastel donnaient à l’endroit un air baroque et pittoresque. Le port déployait son armada de voiliers dont les gréements cliquetaient doucement au gré des alysées. Après un passage à la capitainerie, il se dirigea vers des troquets pour se ravitailler. Il longea des étals foisonnant de poissons colorés, de crabes bruns, de calamars, de langoustes et de gambas crues. Il acheta quelques crevettes et s’installa à la terrasse d’une gargote pour siroter une bière. Il se laissa tenter par la proposition du patron et commanda un Cac hupa, sorte de pot-au-feu national, composé de maïs, de légumes, de viande et de poisson. Maintenant, il jouissait enfin de sa nouvelle liberté et toutes les tensions des derniers mois se relâchaient. Il sentait à la fois la fatigue et le bonheur d’être loin du pavillon de banlieue, des géraniums et de la pelouse dans lesquels il avait enfermé sa vie pendant de si longues années. De nouveau, tout était possible. Les quelques semaines de navigation l’avaient métamorphosé en un baroudeur échevelé, à la peau tannée et aux rides profondes. Ses yeux bleus ressortaient de son teint basané et une barbe hirsute de plusieurs jours parachevait son physique de Robinson. Il devait certes trouver du travail. Il ne disposait que de très peu d’argent pour payer le mouillage et sa nourriture. Pour l’heure, il s’accordait quelques instants de bien être en regardant la foule métissée et colorée. Des femmes se mouvaient avec une ondoyante mollesse. Elles portaient sur leur tête des grands plats chargés de victuailles. De jeunes enfants les accompagnaient marchant pieds nus accrochés à leur boubou comme des grappes. Des hommes tiraient des carrioles chargées de marchandises, d’autres circulaient en scooter ou à vélo. Quelques chiens erraient sans but. Il régnait une atmosphère d’effervescence due aux différentes activités mercantiles. Après cette petite pause, il irait explorer les lieux et proposer ses services à qui voudrait l’employer. Il se dirigea vers le bar et s’enquit auprès du patron des possibilités de travail sur l île.
« Je ne suis pas devin, mais tu pourrais aller voir à la conserverie de poisson. Ils ont parfois besoin de main d’œuvre à moins que tu acceptes de remplacer Mario au bar pour quelques jours. Il faudra que tu fasses la plonge et le service. »
C’était toujours ça. Il travaillerait pour quelques sous et serait nourri en complément. Il décida d’accepter tout en espérant trouver un autre boulot plus rémunéré. Au moins, il pourrait rencontrer du monde. Il espérait se faire assez d’argent pour continuer sa route vers l’Afrique et rejoindre le Sénégal.
Maintenant, Pierre savourait l’instant. Il voulait vivre simplement et se débarrasser de toutes les scories qui avaient pollué son existence. Oubliés les portables, les abonnements, les traites de la maison, les factures de gaz, d’électricité, les objectifs commerciaux à atteindre, le divorce et le chômage !
Ce soir, la vie lui paraissait belle et naturelle.
En scrutant le soleil déclinant il se sentait un homme heureux !
C’est magnifique, les descriptions nous transportent dans l’univers de l’histoire, et je voudrais déjà en lire plus !
Bonjour à tous ! Voici ma contribution au Logorallye (super jeu, j’y ai pris beaucoup de plaisir !) :
DUSSAUTOIR Antonin
Classe : 6e C
Le 16 Novembre 2012
Sujet : Raconter un évènement incroyable arrivé à l’un de vos proches, en respectant les règles de syntaxe et de concordance des temps.
C’est arrivé il y a deux ans, quand mon père travaillait en Afrique du Sud. Il était ingénieur pour une grande entreprise et il s’occupait de construire des ponts et d’autres choses utiles. Un jour, il se trouvait avec son ami et contremaître Hervé, quand un de ses ouvriers africains est arrivé en courant et a dit à mon père que les hommes avaient trouvé un énorme crocodile en plein milieu du chantier. Hervé a dit à l’ouvrier qu’ils n’avaient qu’à déplacer la carcasse un peu plus loin et la brûler, mais l’employé a répondu : « Non non , Monsieur n’a pas compris, on a trouvé sur le chantier un crocodile vivant !! »
Mon père et son ami étaient sans voix ; ça faisait plus de deux ans qu’ils travaillaient en Afrique, et jamais encore une chose pareille n’était arrivée ! Alors ils ont suivi l’Africain pour voir ça de leurs propres yeux, et se sont retrouvés au milieu d’un tas d’ouvriers agités qui observaient d’assez près (mais pas trop quand même) un monstre d’environ huit mètres qui devait peser pas loin d’une tonne !! Un des hommes a expliqué à mon père que quand il était plus jeune, le fleuve de la région était monté en crue à la suite de fortes pluies. Et quelques semaines plus tard, quand il était revenu à son niveau normal, on avait trouvé un tas de bestioles inhabituelles à des endroits inhabituels. « Oui, sauf qu’il n’y a eu aucune crue dernièrement … » avait répondu mon père.
Comme il ne savait pas trop quoi faire de l’animal, mon père a laissé Hervé le convaincre d’abattre la bête, car comment s’en débarrasser autrement ? Alors les ouvriers sont partis chercher des fusils pour faire feu tous ensemble sur le crocodile. Il est devenu enragé, a poussé des grognements et a même bondi sur les hommes. Elle a même failli emporter la jambe de deux d’entre eux ! Les ouvriers ont tiré encore et encore jusqu’à ce que le reptile meurre enfin.
Mon père raconte encore quelquefois cette histoire et répète que jamais personne n’a su comment le crocodile était arrivé sur le chantier. Il raconte aussi qu’une fois l’animal mort, le marabout du village le plus proche, une sorte de devin, est venu lui ouvrir le ventre pour lire dans ses entrailles. Mais il paraît qu’on n’a jamais su ce qu’il avait lu dedans.
Quelques temps après, Hervé a offert à mon paire une paire de chaussures faites avec la peau du crocodile, et un sac à main pour sa mère à lui. Mais dans les mois suivants, il a dû abandonner le chantier pour retourner en France car sa mère était devenue très malade mentalement. Ca a été une période dure aussi pour mon père, qui a dû s’occuper du chantier tout seul un bon bout de temps avant de pouvoir retrouver un autre contremaître. Mais il disait alors que c’était son ami qui était le plus à plaindre.
Sa mère était vraiment devenue folle. Au début, elle avait juste des manies bizarres, et parfois aussi, elle pleurait sans raison tout d’un coup. C’est quand Hervé est allé la voir un jour chez elle et l’a trouvée en train de manger ses géraniums en salade qu’il a décidé de l’emmener à l’hôpital. Et puis après ça, elle a eu la phobie du vert. Il n’y avait rien dans sa chambre de cette couleur, et il ne fallait pas non plus en porter pour lui rendre visite car sinon, elle rasait les murs de sa chambre en marchant en crabe et en répétant : « C’est l’ange déchu , c’est l’ange déchu !! ».
Elle est décédée pas très longtemps après d’une crise cardiaque, et Hervé a dit une fois que comme certains archéologues ont subi une malédiction après être entrés dans des pyramides, lui a été maudit par le crocodile du chantier, et il a jeté le sac à main qu’il avait offert à sa mère. Mon père, lui, dit que c’est qu’une coïncidence, mais quand même, il ne porte plus les chaussures en peau de crocodile.
Bonjour,
Je viens de découvrir ce site dédié aux nouveaux écrivains. J’ai une réelle envie d’écrire, mais idées fusent et je n’écrit rien. Je suis dans le flou total.
Alors je me lance dans mes 600 mots. Je me sens un peu macabre par rapport au poëme, au chaperon rouge et lili. J’attends critiques
merci pour ce site
Après tous ces cris d’horreurs et d’instruments qui résonnent encore dans sombre esprit, je suis là.
Là, face à un soleil brulant de vie, une terre sèche et aride comme le cœur de mon ennemi se trouvant encore dans le froid.
La paix m’envahie, un sentiment de liberté m’accable de culpabilité pour ceux que j’ai laissé derrière moi. Je me sens lâche, déchu, meurtri et léger en même temps. J’aime. J’aime le vent qui me parle en soufflant sur mon visage. J’aime cet état d’esprit troublé, car je sais que là est mon bonheur. Le regard de ses gens qui ne me connaissent pas et m’admire sans savoir pourquoi. Je suis là ! Heureux, en miettes, prêt à me reconstruire. Je suis prêt à découvrir ce pays qui m’accueil et que j’aime déjà. Mon séjour ou ma vie en Afrique commence ainsi par l’amour.
C’est ainsi que je fais mes premiers pas. J’avance, je souris, mes yeux scintilles, j’ai retrouvé ma liberté bafouée jusqu’à lors. Pour la première fois depuis longues années, je vois. Je vois les détails, les objets, les gens, les arbres, les géraniums. Je sens le vent, l’air, ma peau est sensible, je viens de naître à 30 ans. Je suis vivant. Je ne veux plus dormir, ni rester enfermé, je ne veux plus voir la violence sous toutes ses formes. Je prône la liberté, la joie, l’amour, le respect pour la seule vie que nous avons.
Je ne veux plus perdre une minute, je veux profiter de chaque instant. Je pose mes affaires dans ma petite chambre couleur vert pale, je vais vite rejoindre mon amie qui m’attends a la réception. Elle est émue, cela fait 15 ans qu’on ne s’est pas vu. On part pour une marche en ville. Elle me fait visiter, me raconte des histoires, me présente a mon futur lieux de travail qui commence ce soir. Pas de temps à perdre. J’ai besoin d’argent, mes 200 $ suffiront juste pour la semaine. Nous continuons notre périple en mangeant des légumes crus que nous achetons à même le trottoir. J’aime ce moment extra-ordinaire. Nous nous arrêtons à la plage. Des personnes seules sont assises et contemples l’horizon de multiples couleurs.
Et soudain, dans tous mes émois :
Aïes !!
je reviens à la réalité.
Un crabe s’est acharné sur ma cuisse. Il me pince et ne veut plus lâcher. Mon amie ne montre aucune compassion. Elle rit aux éclats. Ces moments merveilleux m’avait été prédit par un devin que j’avais consulté il y a quelques années. Biensur, avec touts mes malheurs et souffrances je n’y croyait plus. Je lui en voulais de m’avoir prédit du bonheur et de la béatitude alors que je me retrouvais pieds et mains liés, séquestrer dans une cave avec deux adolescentes. Nous mourrions dans notre sang, attachés, torturés, violés. Nous étions morts dans des corps vivants. Des morts-vivants, voilà ce que nous étions.
Je repense à ces mots, mais je ne veux pas m’attarder sur mon passé qui me détruit de l’intérieur. Je suis mort, aujourd’hui je veux ressusciter. Maintenant. Je ne veux plus penser a rien. Je vais me concentrer sur mon travail et vivre aussi simplement soit-il tant que je vois le soleil, des sourires, des enfants courir et crier, je serai heureux et vivant.
Ma chère amie qui connait vaguement mon calvaire à travers les médias, m’a trouvé un emploi chez son oncle sans jamais me poser de question. Elle est à l’écoute, pleine de discernement, je l’aime !
Il est d’ailleurs l’heure que j’ailles travailler, cela me rend heureux d’être utiles. Je le ferait même gratuitement si j’avais pas ma chambre à payer.
Bonjour, je vous envoie mon texte. Vous allez trouvez peut-être trouver ça puéril mais j’espère que ça vous plaira. N’hésitez pas à m’envoyer des commentaires et des messages. (Ne faites pas attention aux fautes d’ortahographe je n’ai pas encore l’habitude de m’auto-corriger)
Un crabe venu tout droit d’Afrique a été trouvé ce matin chez madame Dé. Ce crabe vert d’un mètre cinquante de haut pour deux mètre de large, est doté du don de la parole nous a prévenu, tel un devin, que lui et son peuple : les crabes verts, viendront dans notre pays. A vrai dire, il cherche un endroit capable de l’accueillir lui et ses patriotes. Nous lui avons demandé pourquoi ils ne voulaient plus resté pas en Afrique ? Pour toutes réponses il nous répondit que l’eau de l’étang dans lequel ils vivaient commencé sérieusement a baissé. Ils ne peuvent plus vivre en Afrique car ce peuple se serait rebellé contre eux. Je leur demanda alors comment un peuple comme le leur pourrait chasser ces crabes immenses au pinces acérées. Ils me rétorqua d’une voix froide et menaçante qu’ils ont trouvé leur point faible. J’allais lui demandé ce que c’était mais madame Généreuse me coupa et lui proposa de s’installer, lui et son peuple, dans le lac de notre cher village. Tout le monde semblait enchanté de cette proposition, même le crabe. Il lui demanda si elle pouvait lui rendre une dernière faveur : leur préparé un buffet d’arriver. Bien sur, elle acquiesça tout de suite et celui-ci lui dit que les seuls aliments qu’ils aiment sont : la viande crue et surtout la chaire humaine. Un frisson nous traversa tous et madame Généreuse se retourna vers nous et s’évanouit. Le crabe fit claquer ses pinces deux fois et nous nous enfuîmes tous. Je couru chez moi, monta dans ma chambre et prit une sacoche avec dedans un appareil photo ainsi que ma famille : mes deux chats. Je n’eus pas le temps d’en prendre plus que j’entendis des cliquetis approchés. C’était le crabe pas de doute. J’ouvris la fenêtre qui mène au jardin de mes voisins et j’écrasai leurs géranium Je pense qu’ils ne m’en voudront pas car avec toutes les plantes qui poussent à coté, celle-ci est la moins précieuse. Assez de bavardage, le crabe venait de détruire ma porte.(353) Je commença courir et je sauta par dessus la clôture des voisins. Je continua de courir et j’arrivai dans la rue principale, direction la bibliothèque. J’arrivai devant celle-ci mais elle était fermée, normal, on était dimanche. J’attrapai un caillou qui traînait dans le coin et je brisai la vitre de la porte d’entrer. Je rentra en priant que le crabe ne me retrouve pas tout de suite, j’empruntai un ordinateur portable et je commençais à rechercher leurs points faibles. Je venais de trouver un site qui proposait de télécharger un PDF avec toutes les informations sur les crabes verts. Mais je ne pus finir le téléchargement que le crabe pointé le bout de ses pinces à la porte. Je rangea l’ordinateur dans ma sacoche et me cachas en-dessous d’une petite table. Je bâillonna mes deux chats avec mes mains et le crabe s’approcha. Je retins ma respiration quand il passa à côté de la table. Je commenças à me diriger vers la sortie. Une fois devant la porte je m’enfuis en courant mais un crabe me bloqua le passage. Ça ne pouvait pas être le crabe qui était venu il y a une heure puisque celui-ci venait d’apparaître derrière moi. C’est alors qu’un de mes chat passa sa tête dans l’ouverture mal fermait de mon sac et cracha sur le crabe qui se trouvait devant moi. Celui-ci sursauta, me laissant une brèche à son barrage. Je n’hésita pas une seule seconde et recommença à courir pour échapper aux deux crabes. C’est alors que j’entendis des petits bruits. Par curiosité je me retourna et m’arrêta pour observer d’où cela venait. Je vis alors le premier crabe s’acharner à coup de pince sur la carapace de l’autre. Celui-ci,déchue sortit de sa carapace et sous les yeux de ce qui doit être son maître, sortit de sa carapace et se mit au soleil et s’enflamma puis sans un bruit, partit en cendre. Je ne mettais pas rendu compte que pendant que j’observai se spectacle inimaginable je m’étais arrêtée . Le maître se retourna et se mit à ma poursuite. Je n’eus pas le temps de me remettre à courir qu’il se trouve devant moi. Je pris mon appareil photo et le mis en flash. Quand le flash sortit, le maître était recroquevillé les pinces devant les yeux. J’attrapai alors l’ordinateur qui avait finit de télécharger et découvrit leurs deux points faibles : le feu et les sons trop bruyant ou strident. Je couru alors jusqu’à la mairie et monta jusqu’à son clochai . Comme je m’y attendais tout le peuple des crabes m’avait suivi. Je me mis à donné un coup de pied à la cloche dans le but de la faire sonner mais rien. C’est alors qu’un cliquetis venant du mur m’alerta. Mais non ce n’est pas un crabe c’est une sorte de système automatique. Je compris immédiatement que la cloche n’était la que pour faire beau, maintenant c’est un amplificateur et ce système réglai pour sonner toutes les six heures qui sont ma seule chance. Des crabes commençaient à monter. Mes je ne craignais rien, il faillait que je trouve comment faire sonner ce truc. Je trouva alors une sorte de roulette avec l’heure affichais dessus. Je la fit roulais jusqu’à midi est un bruit de cloche assourdissant retentit. Du haut de la mairie je voyais tous les crabes j’enflammai. Bientôt tout revint comme avant. Sauf que j’étais la dernière survivante à ce carnage.
Coucou Lucie super les crabes tueurs…
Et bien mon texte sera bien moins bon que ce que j’ai pu lire mais j’ai essayé et aussi de respecter l’ordre des mots…. pas facile ! Ce n’est d’ailleurs pas le genre que j’écris habituellement mais avec j’ai laissé filer mes doigts sur le clavier et voilà, sans vraiment réfléchir…
Elle était là, près de l’homme qu’elle l’aimait qui la fixait de son regard vert émeraude.
Main dans la main, ils regardaient les flammes du feu dansaient devant eux. La nuit était douce, le ciel étoilé magnifique, tout était réuni pour rendre se moment magique si ce n’est cet incontestable malaise qui pesait lourd sur notre jeune couple.
En effet, Madou, cette belle jeune fille de 17 ans originaire d’Afrique était on ne peut plus heureuse avec Eric, ce beau jeune homme qu’il avait aidé à son arrivée en France. Ce fut lui qui brisa le silence en premier :
- Veux tu que je te raconte une légende de ma région ?
- Avec plaisir.
Il prit une grande inspiration tel un véritable conteur et commença son histoire :
On raconte qu’il y a une centaine d’années, vivait un devin. Il était très puissant et tous les gens du village craignaient ses prédictions. Un soir d’été, un peu comme celui-ci, il sortit de sa mansarde en criant
« Attention ! attention ! L’ange arrive ! Prenez garde ! »
Les villageois affolés sortaient de chez eux pour écouter la prédiction.
« Il viendra cette nuit ! L’ange viendra ! »
« Pourquoi aurions nous peur d’un ange ? Demanda un villageois septique.
« C’est un ange du mal, il a été déchu et il va revenir se venger, cette nuit…. Prenez garde mes amis ! Sauvez vous temps qu’il fait encore jour, à la nuit tombée, il viendra ! »
Certain prirent la prédiction au sérieux et firent leurs bagages pour s’enfuir loin du village. Seul quelques âmes rebelles restèrent cette nuit là au village, le devin lui-même avait quitté le village. Les quelques habitants restants n’avaient pas l’intention de quitter leur maison qui plus est le jour où les pêcheurs avaient ramenés du Crabe Royal, un mets très rare et dont il raffolaient tous. La tradition voulait que la chair du crabe soit mangée crue pour donner une force incroyable à celui qui la mangeait.
Eric fit une pause dans son récit voyant qu’il avait attisé la curiosité de la belle Madou.
- Que s’est il passé ensuite ?
- Et bien les quelques habitants qui étaient restés ce soir là firent le repas traditionnel du Crabe Royal et, autour du feu, buvant et riant, aucun d’eux n’écoutèrent le bruissement d’ailes de l’ange lorsque celui-ci se posa sur la terre ferme. Ce fut un jeune garçon d’une dizaine d’année qui jouait près de la rivière qui donna l’alerte en voyant le magnifique Ange noir marcher vers le centre du village. Il cria cria et cria encore « L’ange l’ange !!! Il arrive !!! L’ange est là !!! » alors qu’il arrivait près des villageois qui pour la plupart était ivre il courut se mettre à l’abri dans sa maison, renversant au passage toutes les pots de fleurs que sa mère parsemaient à longueur d’année dans leur salon laissant toujours une douce odeur d’été même pendant les rudes journées d’hiver. Le petit garçon se cacha sous son lit, pleurant à chaudes larmes et priant pour être épargné. Ses yeux se posèrent sur le seul pot de fleurs qui avait échappé à sa course à travers le salon, la plante préférée de sa mère, un très beau géranium qu’elle bichonnait tous les jours…puis tout devint noir.
- Ils sont tous morts ? Demanda la jeune fille intriguée
- Oui. Tous sans exception. Les six villageois et le petit garçon. Aucun n’a survécu et on raconte, que tous les ans, à la même date, les villageois reviennent hantés le village sous le regard attentif de l’ange déchu….
Il laissa sa dernière phrase en suspens alors qu’un frisson glacial parcourait la jeune fille. Le malaise qu’elle ressentait était maintenant à son comble.
- C’est quand ? demanda t elle malgré elle.
Il la fixa et avec un sourire sournois qu’elle ne lui connaissait pas il lui répondit :
- Ce soir.
La dernière chose dont elle se rappela ce fut les immenses ailes noires se déployer dans le dos du jeune garçon.
je me Excuse pour le retard
je vous remercie de m’ avoir envoyer e-mail
si vous n’avez rien à me dire de l’ Afrique
pour quoi venir auprès de géranium
pourquoi me faire se sourire d’esthétique
qui tournait le poisson dans l’aquarium .
Si vous n’avez rien à me dire de l’Amérique
pourquoi venir auprès des rhums
Si vous n’avez rien à m’apprendre
pourquoi me laissez attendre
comme un devin dans le jardin vert
au quel vous songez en chemin de fer
Si vous n’avez rien à m’ apprendre
pourquoi me rendre en colère
Si vous voulez que je me déchu
pourquoi passez -vous de cette cru
Lorsque je vous vois tu me ressemble d’un crabe
et je n’ai jamais vu papa Noël sans barbe
Déchu Devin
Maître corbeau, sur un géranium haut perché,
Tenait en son bec un gros crabe.
Maître Renard, par la puanteur alléché
Lui tint ce langage exécrable :
Hé bonjour Monsieur du Corps beau
Que vous êtes petit, mais que vous me semblez haut
Sans mentir, si votre esprit
Se rapporte à votre perchoir
Vous êtes le bonobo des hôtes de cette Afrique.
A ces mots, le corbeau d’émoi ne se sent pas
Et pour montrer sa belle voix,
Il ouvre un bec large, laisse échapper un flot vert et caséeux
Le Renard s’évanouit et dit Mon bon monsieur,
Que vous sentez cru,
Que cela vous déchoit
Apprenez que tout devin, meurt aux dépends de celui qui l’écoute.
J’ai essayé de faire l’exercice, avec une idée d’histoire, qui se rapporte à quelques détails près à ma vraie vie.
J’espère que ce n’est pas un travail trop dramatique et mauvais.
Dites-moi ce que vous en pensez en commentaire, merci.
C’est l’histoire d’une grand-mère, qui se prénomme Éliane, ayant recueillie sa petite-fille après le décès de ses parents.
La jeune fille de 15ans garde ses malheurs pour elle, elle se glisse derrière une carapace crue, un langage dur, une attitude rebelle et l’image d’une vie de famille déchue.
Tous les ans, elles font la remise en place des géraniums autour de la maison.
En faisant ceci, la grand-mère dicte les endroits où elle a était en voyage ( Espagne, Afrique, Corse, Autriche …. ) .
La jeune fille demande à sa grand-mère lequel de ses voyages a-t-elle préféré??
La grand-mère répondit: « celui en Afrique, car grâce à ce voyage, j’ai connue le plus grand amour de ma vie. »
En écoutant la réponse que la grand-mère finie sur un ton heureux, la jeune fille avait ses grands yeux verts qui pétillaient.
La grand-mère raconta qu’un jour son frère lui avait dit que lors d’un de ses rêves, il avait vu qu’elle ferait un grand voyage, qu’elle rencontrerai un homme, de qui elle tomberait follement amoureuse.
En écoutant cela, la jeune fille repris sa mauvaise manie de mordiller son médaillon sur lequel était gravé un crabe dû a son signe astrologique Cancer, elle fait toujours cela quand elle est concentrée, dans ses pensées, elle voyait son oncle comme un devin.
Avec le temps, elle compris que son oncle n’était pas devin, mais il avait juste rêvé son plus grand souhait, que sa sœur soit heureuse.
Voila je m’y essaie. J’ai lu quelques textes et il y a beaucoup de bonnes idées
J’espère que mon texte vous plaira.
Elle était assise sur un banc de la gare. Un feu affichait vert, signal annonçant le départ d’un bus. Mais elle n’en attendait aucun. Ainsi que l’indiquait sa mine fluette, elle semblait un peu déroutée. Était-ce ce jeune homme avec ce costume traditionnel d’Afrique qui la troublait à ce point ? Non c’était autre chose : ce quai lui rappelait la fange dans laquelle on l’avait mise plus jeune. Les souvenirs lui revenant à la mémoire, son regard vide restait figé sur une des pages du livre qu’elle lisait. Elle contemplait de façon morne les mots sans en comprendre la signification, et resta dans cet état d’hébétude pendant un temps intemporel où les minutes n’avaient plus la même longueur.
Par moment on pouvait apercevoir un faible geste de l’extrémité de sa bouche allant vers le bas. Pas besoin d’être un devin pour comprendre son état d’âme. Un jeune couple passa devant elle, et la fille qui semblait rayonnante et heureuse, la bouche remplie de pop Korn lança à son petit ami « Il était trop bien che film che suis pas déchue !! ».
Cette exclamation sortie notre pauvre hère de sa torpeur languissante. Mais son mal-être flottait toujours, comme un crabe qui en elle nourrissait ce sentiment mort d’infraction.
Dehors, le soleil caressait les jardins de la ville et le ciel était teinté d’un bleu porcelaine. La crue n’était à ce moment-là qu’une utopie ! Il régnait cette effervescence singulière des temps chauds : les piaillements des oiseaux et des jeunes amants, les innombrables lunettes de soleil, les linges des nageurs, ou les pères ridicules dans leurs shorts et leurs chemises hawaïennes.
Soudain, notre malheureuse sentit des mains se poser délicatement sur ses hanches, et un léger souffle sur sa nuque. C’était un jeune homme à l’air assuré qui s’était glissé derrière elle pour l’étreindre. Avec un tendre sourire, il s’assit à côté d’elle et lui tendit un géranium qu’il avait cueillit en venant. Elle lui sourit en retour : elle n’était plus seule. Mais plus pour très longtemps.
Bonjour Rebecca,
J’ai l’impression que tu n’as pas reçu mon premier exercice – logorallye (malgré deux envois). Peux tu me le confirmer rapidement. J’ai vraiment envie d’avoir ton avis.
Merci
Plus jamais, c’est promis, je ne me laisserai prendre,
Aux charmes tentateurs de paroles trop polies !
Ce grand canidé roux a su se faire entendre
Et me voila privé de mon rond de Normandie !
Non, non, n’insistez pas ! Je connais vos critiques !
Que ne puis-je muer ? Du noir passer au vert !
Suivre les oies sauvages et voler vers l’Afrique !
Si vous riez de moi, je me cache sous terre !
Moineaux, je vois déjà vos becs si prompts à se moquer,
Assemblés sur les fils qui courent le long des champs,
Comme des notes posées sur les lignes d’une portée,
Pourquoi, comme les poules, n’ai-je donc pas de dents ?
Je ne suis pas devin même si j’en ai l’habit !
Si longtemps humiliés par mes beaux décollages,
Vos piaillements stridents annonceront à grand cri :
« Le corbeau est déchu ! Le Goupil est un sage ! »
Oh ! J’envie les animaux de l’arche de Noé !
Ils s’en sont tous sorti : crabes, puces, chameaux, lions !
Emportés par la crue, oubliant le passé,
Repartis d’une bonne patte sans répondre aux questions !
Ou me terrer dans une forteresse habillée de lierre !
Et ne plus regarder la terre que de loin !
M’endormir niché au coin d’une meurtrière,
A l’ombre d’un géranium arrosé par mes soins !
Bonjour,
Je me lance, merci de me donner votre avis:
Je vivais dans un tout petit village appelé Ngubevu en AFRIQUE du sud. J’étais ce que l’on peut appeler une personne importante puisque mon grand-père était le chef du village et en prime un puissant DEVIN respecté. Sa réputation n’était plus à faire.
En tant que petite-fille de devin, j’étais persuadée d’avoir moi aussi un don divinatoire.
Je trouvais mon inspiration au bord la rivière Tugela où poussait à volonté du GERANIUM Bourbon, une puissante plante médicinale que l’on utilisait beaucoup dans la région.
J’arrivais au bord de ma petite rivière. Une GRUE couronnée regardait un CRABE DECHU.
Ne voulant pas le déranger, je décidait de me cacher derrière un imposant rocher recouvert de lichen VERT seché. Après une demi-heure d’observation intense je m’endormais paisiblement.
Bonjour,
Rébecca,
Je me demande est-ce que je suis prêt à affronter une si belle aventure, toutefois je voudrais en essayer avec tant de peine que celà peut poser. Alors votre aide me savère nécessaire c’est comme si j’apprenais les premières notions d ‘A B C du kingdergaden.
Moi j’ai écrit sa :
22 Novembre 2012
Je suis rentrée ! Enfin !
Je suis vraiment trop heureuse.
L’Afrique était géniale : ses beau paysages verts, la chaleur… Tout était parfait. Il est vrai que ma maison, mon petit confort et mes amis m’ont énormément manqué mais j’étais vraiment très bien là-bas.
Maintenant que je suis revenu, j’hésite.
J’ai tout quitter pour partir : mes parents, mes amis, mon copain…
J’ai vraiment peur de les revoir. Je pensais sans cesse à eux, me demandant si ils pensaient à moi, s’il m’en voulaient… J’ai peur qu’ils ne m’en veuille, qu’ils me rejettent.
Mes parents sont pourtant très gentils.
Ils tiennent un magasin de plante. Je venais souvent leur rendre visite lorsque j’étais jeune.
Je m’en souvient comme si c’était hier.
Lorsque j’entrai dans la boutique, lorsque je levais la tête, j’apercevais tout ce vert au plafond. Je trouvais sa Féerique, presque magique.
Il y avait des plantes partout, vraiment partout. Je me souvient particulièrement d’un petit géranium posé sur le bureau. C’était moi qui devait m’en occuper : c’est mon arbre. J’en était tellement fier. Encore plus que lorsque je me suis occupé du crabe que j’avais trouver sur la plage. Tu sais ? Je t’en ai parlée il y a longtemps ?
Ils ont toujours étaient des parents géniaux avec moi. C’est simple J’avais tout les droits.
Il est vrai que je ne faisait pas de bêtise… Du moins j’essayais d’en faire peut. Bien sûr il m’est arrivé d’avoir de mauvaises note, de leur voler un peut d’argent… Mais je n’ai rien fait de très grave.
J’ai vraiment peur. Comment dois-je faire ?
Même l’Afrique était moins effrayante que mes parents.
Pourtant ce n’était pas facile, pas facile du tout.
Je devais sans cesse surveiller mes arrières. Je devais prendre assez d’eau m’habillais légèrement mais de façon à se que ma peu soit couverte…
J’ai visité plusieurs pays : Le Mali, L’Algérie, La Somalie… mais mon préféré reste l’Egypte. Toute ses pyramides, ses fleuves. D’ailleurs, a propos des fleuves, les avis divergèrent.
Certaines personne les considèrent comme « dangereux » à cause des crues et d’autre les trouve bienfaiteur…
Je ne vais pas rentrer dans le débat, j’ai trop de chose à te raconter.
Je me suis fait des amis là-bas. J’ai enfin était moi et j’ai réussit à me faire des amis.
Je n’arrive toujours pas à y croire.
Chez moi, je n’ai jamais été moi-même : j’essayerais sans cesse de plaire a mes parents, ensuite à mes amis, puis à mon copain…
Je suis parti en partie pour me trouver, me connaître.
Et, il faut dire que… je ne le regrette pas su tout !
J’ai connu beaucoup de personne dont trois fille : Stéphanie, Ariane et Cindy.
Elles étaient toute les trois vraiment folles.
Elle se connaissait depuis l’enfance et étaient inséparables mais malgré tout, elle m’ont accueilli comme l’une des leur.
Je les ai vite considéré comme une famille, comme ma famille.
Elle ont toutes tenu à m’accompagner dans mon voyage.
Mais la vie entraînant son lot de surprise et de malheur n’a pas décidé de nous épargner.
Ariane est morte le 23 Mars, à 19h.
Nous étions proche du Mali. Nous savions que le pays était en guerre mais nous n’avions pas le choix: nous étions obligé de le traverser.
Nous avions décidé de passer la nuit dans un hôtel plutôt miteux mais qui était d’un prix raisonnable lorsque nous regardions nos économie.
Pendant la nuit des soldats ont débarqué et ont tué toute les personnes qu’ils voyaient. Ils ne faisaient aucune distinction entre les femmes, les enfants, les hommes, les vieillard et les personnes de leur camps.
Stéphanie, Cindy et moi étions resté caché. Nous avions très peur. Pas pour nous… non, nous étions trop bien caché… nous avions peur pour Ariane. Elle s’était levé en plein milieu de la nuit pour aller prendre l’air. Les soldats avait finit, leur travaille. Il s’apprêtaient à partir lorsque que l’un d’eux cria : « il y en a encore une là-bas ! ». Ariane rentrer à l’hôtel.
Ils l’ont abattue sans ménagement.
Nous étions dévasté. Nous avions toute perdu une sœur, un membre de notre famille.
Cindy était très croyante. Elle croyait au devin, médium, voyant… Elle a essayé d’entrer en contacte avec notre amie disparu sans succès.
Stéphanie a du payer une sans abris qu’elle avait croisé pour qu’elle « entre » en contacte avec Ariane. Cindy a cru à se que la femme lui a dit. Elle voulait y croire, elle devait y croire.
Cindy et Stéphanie n’ont quitter juste après que l’ont ai rapatrié le corps de notre amie, de notre ange déchu.
Je t’écris d’Afrique, où je me trouve en vacance chez ma correspondante. Ma première virée en touriste, me fût offerte par le sage du village, il me faisait rire celui-là car il marchait comme un crabe. Surtout après l’absorption d’un breuvage vert, alcoolisée je pense. Au tournant de la grande rue, j’allongeais le pas pour me retrouver à l’ombre, me collant presque aux murs des maisons. Quelques beaux géraniums jonchaient les seules petites ouvertures des murs, suffisamment grandes pour y laissé passer un homme. Un tout petit homme âgé sortit de nulle part et se dressait devant moi. Nous fîmes donc des présentations usuelles, je lui expliquais ensuite les verts pâturages qu’il y avait chez nous. J’ai à ce moment précis, sortie une photo que j’avais sur moi, celle prise l’année précédente, photo simple de ma maison, la pelouse devant et l’arbre au milieu. Un marchand se dépêchait et criait de le laisser passer vite ! Il avait une pleine brouette d’épices de toutes les couleurs. Ce brouhaha terminé, l’homme se confia à moi, ce dont j’ai pu comprendre c’est qu’il avait été le sage du village, déchu de ses pouvoirs après une guerre ethnique. Et qu’il vivait de ses dons de devin. Je l’écoutais plus par respect, car je ne comprenais pas tout ce qu’il me disait.
Je suis donc partie goûter quelques fruits crues couper en dés et offert sur le marché par des marchands itinérants. Je te salue et à très vite, pour d’autres aventures ! VAL .
Voici ma participation.
Elle se leva, déjeuna et se prépara pour aller au travail. Elle regarda par la fenêtre il pleuvait à plein temps et les routes étaient recouvertes d’eau comme s’il y avait eu une CRUE et que l’eau se retirait peu à peu. Elle n’avait pas le moral. Il faut dire qu’elle revenait d’un séjour en AFRIQUE où il avait fait un temps superbe. Elle enfila son imperméable vert, prit son sac, ses clés et son parapluie puis partit. Alors qu’elle sortait de son immeuble un homme l’accosta et la pria de rester chez elle, de ne pas aller à sa voiture puis il disparut. Il faisait encore sombre, il tombait des trombes d’eau et elle était incapable de se souvenir précisément de son visage. Il semblait surtout préoccupé. Interloquée, elle resta un instant béate mais elle ne suivit pas son conseil et continua son chemin jusqu’au parking. Alors qu’elle s’apprêtait à mettre ses clés dans la serrure de sa voiture, quelqu’un lui asséna un coup derrière la tête. Lorsqu’elle se réveilla, elle était dans une petite pièce, allongée sur un lit, les mains et les pieds ligotés, un foulard sur la bouche. Elle ne comprenait pas ce qui lui arrivait et repensa à l’homme qu’elle avait rencontré au pied de son immeuble. Etait-il DEVIN? De toute évidence il avait eu raison, et elle pensa qu’elle aurait mieux fait de l’écouter et de rester chez elle. Elle regarda autour d’elle, il y avait une petite table avec un pot de GÉRANIUM le même que le sien. Elle l’avait laissé à sa mère afin qu’elle en prenne soin pendant son absence. Ce n’était pas le moment de penser à cela. C’était peut-être ses dernières heures. Son cœur battait la chamade et elle réalisait qu’il fallait à tout prix trouver une solution pour sortir d’ici mais comment ? Elle remarqua que son sac était posé une chaise près de la fenêtre. Son téléphone était dedans et alors qu’elle essayait de se redresser, la porte s’ouvrit et elle vit entrer un homme, un masque africain sur le visage. Il s’approcha du lit ; il avait un CRABE en pendentif autour du cou. Il portait aussi un sac d’où il sortit un énorme serpent qu’il posa sur le lit. Alors que le reptile rampait en zigzagant, se rapprochant de plus en plus d’elle son corps fut pris de tremblements, elle avait envie de crier mais le foulard étouffait les sons. Sa dernière seconde était arrivée, pensait-elle, quand soudain une sonnerie retentit. Elle se redressa, toute en sueur…c’était son réveil qui sonnait. Elle était dans sa chambre, dans son lit et elle venait de faire un cauchemar. La télé était encore allumée, elle avait dû s’endormir devant. Elle se demandait si c’était son voyage en Afrique mélangé au polar télévisé de la veille qui l’avaient travaillé de la sorte mais elle n’était pas prête à oublier cette nuit là. Si le réveil n’avait pas sonné elle se demandait ce qui se serait passé. Pourquoi ce guerrier l’avait enlevée? Avait-il été DÉCHU par son peuple à cause d’elle et était-il venu pour se venger ou pour l’offrir en offrande…Toujours est-il qu’elle était assez contente d’être dans son lit. Elle se leva, contourna une petite table avec un beau géranium dessus et regarda par la fenêtre. Il tombait des cordes…
bonjour à tous, voici mon tout 1er exercice auquel j’ai pris vraiment bcp de plaisir:
Le cas S. Copast
Lorsque le Dr posa le téléphone, il savait ce qu’il dirait à la famille Copast. Tout devenait plus clair à présent; du moins c’est la nette sensation qu’il avait. Mais avant cela, il lui restait quelques détails à vérifier.
Assis à son bureau nouvellement installé dans les hauteurs de la baie depuis les crues récentes, il fixa longuement le dossier ’Copast, S.’ que son assistante venait de lui porter et dont les gros caractères bleus étaient inscrits sur fond beige. A côté du nom se trouvait un autocollant jaune. Ca, c’était jusqu’à cet après-midi de février : le jaune signifiait ‘cas ordinaire’. Il demandera à Janice, sa fidèle secrétaire depuis 11 ans, de changer l’étiquette jaune en rouge. Cela signifiait ‘cas sérieux’.
Il voyait déjà la grimace désolée que fera Janice « Oh non Dr, la petite Sheery? pas elle ….Pauvre petite !» « Oui Janice, il faudra désormais une attention particulière à son cas ». Même si Janice ne connaissait pas tous les détails des patients, elle en connaissait assez que pour comprendre les messages et instructions, parfois très codés, que son très réputé patron lui adressait.
Cela faisait deux ans que le Dr Valdez suivait le cas de la jeune Sheery; deux années durant lesquelles il recevait dans son Cabinet cette adolescente fragile, qui ne parlait que très rarement. Pour percer les mystères de son mal, Dr Valdez avait utilisé toutes les techniques de stimulations : les images, les couleurs, les mots imprimés, des musiques et sons, les questions ciblées. La jeune fille, installée dans le canapé vert, se limitait à fixer le plafond de ses grands yeux noisette, fuyant constamment le regard de son thérapeute. Parfois, ses yeux survolaient les cadres accrochés au mur, s’attardant particulièrement sur les photos de l’étalon noir juché sur les pattes arrières ou du crabe à la drôle de tête.
Cela ne faisait aucun doute, un élément nouveau est survenu ces derniers mois. Quelque chose s’était passé, mais quoi ? Le psychologue ouvrit le dossier, parcourut toutes les pages annotées au fur et à mesure des visites hebdomadaires de sa patiente, puis son doigt s’arrêta sur la date du 10 décembre : la tutrice de Sheery avait mentionné ce jour-là que l’oncle de celle-ci viendrait lui rendre visite à Noël, lors de son passage dans la région. A la question de savoir si cet oncle avait des contacts réguliers avec Sheery et s’il viendrait accompagné d’autres membres de la famille vivant encore en Afrique, elle avait répondu que l’oncle, du nom de Rato (parce qu’il avait une drôle de cicatrice sur la tempe de la forme d’un rateau), bien qu’approchant la quarantaine était un éternel célibataire. Pourquoi ? Parce que « L’amertume d’un amour déchu est la nourriture préférée des célibataires. » avait-elle simplement répondu.
Le Dr Valdez lut encore et encore cette phrase qui prenait maintenant tout son sens ; il ne fallait pas être devin pour comprendre …..
Il referma le dossier, se leva et se dirigea vers la grande baie vitrée, contemplant durant un moment, le trait tiré, le bleu impeccable de la mer qui rejoignait le bleu du ciel immaculé. Ensuite, il prit la clé de sa voiture d’une petite boîte mauve sur son bureau, décorée de deux géraniums rouges, que sa fille de 6 ans lui avait offert à Noël, il y a juste 2 mois. Sans se retourner il lança « Janice, je vais prendre un café, je serai de retour dans une vingtaine de minutes ; fixez-moi un rendez-vous avec Mme Irène Copast je vous prie ».
J’ai beaucoup de plaisir à écrire. Merci de nous donner cette chance.
Voici mon texte.
Mon coin de paradis
J’arrosais mon géranium rouge qui avait tendance à vouloir abandonner et se laisser flétrir. J’espérais le sauver encore une fois. Chaque année pendant l’hiver, il perdait de sa beauté. Lorsque le téléphone sonna. La sonnerie me fit sursauter et je renversai quelques gouttes de mon café par terre et échappa le vaporisateur par terre. Qui pouvait bien m’appeler à cette heure matinale. Pendant quelques instants j’étais inquiète mais lorsque je regardai l’afficheur et que je vis le numéro de ma belle sœur je me suis sentie soulagée. C’était bien son genre d’appeler tôt le matin et sans raison. J’espérais quand même que rien n’était arrivé dans sa famille.
A peine un bonjour qu’elle m’annonça que son frère était revenu hier en fin de soirée. Cette nouvelle me fit grimacer c’était le pire menteur et manipulateur que la terre avait créé. J’avais été amoureuse de cet être peu recommandable. Je ne vivais que pour lui que par lui. Lorsqu’il avait disparu j’en avais eu des mois à m’en remettre. IL avait été mon premier amoureux. Quelques années plus tard j’avais rencontré un autre homme qui m’avait fait oublier ces années de pleurs. Aujourd’hui j’admettais que c’était une erreur de jeunesse. Il fallait bien en faire pour devenir un jour sage. Cependant, Je m’aperçu que les cicatrices étaient encore présentes.
À l’époque il se faisait passé pour un devin qui avait un don incroyable et cela avait duré plusieurs années avant que le pot aux roses soit découver. Il avait fait de la prison et plus personne n’avait entendu parler de lui. Il ne lui avait même pas écrit un mot. Sa sœur avait appris par un ami qu’il vivait en Afrique. Elle me dit qu’il était en affaires là bas. Je savais bien que ces affaires étaient sans doute pas très régulières. Je me demandais pourquoi il revenait après toutes ces années.
Ma belle sœur babillait sur tout et rien lorsque ma femme de ménage arriva. Je mis fin à notre conversation heureuse de cet interruption. Je donnai mes instructions à ma femme de ménage avant de sortir sur la terrasse et me servit un autre café.
J’allais m’asseoir sur la terrasse lorsque j’écrasai le petit crabe en caoutchouc de mon petit fils. Il adorait jouer avec ce jouet dans la piscine. Le printemps était là et tout devenait vert tout doucement. J’aimais le printemps avec ses changements à tous les jours. Il me semblait que chaque jour était nouveau lorsque je mettais le nez dehors. J’aimais regarder tous ces changements et mon petit paradis que j’avais acheté depuis quelques années était riche en verdure, arbre et le fleuve devant moi me donnait cette énergie tonifiante.
La crue de la semaine passée avait laissé quelques déchets sur la plage mais peu importe la beauté de cet endroit était époustouflant. J’en remerciais le ciel chaque jour d’avoir eu la chance de dénicher ce petit coin tranquille qui me permettait de prendre une retraite dans le calme. Grâce à cet endroit plus rien ne pouvait m’atteindre et me faire mal. Même s’il était revenu.
le jeu m’a donné plus d’inspiration que je n’ai pas pu empêcher mes doigts de manifester impatiemment leur présence devant le clavier. ainsi je vous soumets ma production:
À maint instant
À maint instant, je l’ai vécu ; j’ai cru
Être devin de ta surface moirée de flots
Voilée d’une loque de parfums éclos
Dans cet espace vert d’Afrique où j’ai su
Te cueillir des géraniums de roses
En couplant leurs louanges
Espérant que sans orages
Ta robe me serait une nuit, déclose
Tes lèvres sombraient mes yeux
Mon épée longtemps attendu
Fut déchue de rage et très tendu
Faisant du sang de cycle, son vœu
Loin de mon esprit ma raison demeure
Seul le corps face à cette violente querelle
Ramper comme un crabe, je me rappelle
Ou faire attendre dans le noir, mon cœur
De tout amour mon âme m’éloigne
À forte cri me supplie d’en traire
Quand le moi, conseil du contraire
Prie que le soir, la folie m’épargne
Le soir où comme la rose tu seras périe
Où fantôme je serais sur terre
Te voir chanter tous les vers
D’un amour pur que j’ai longtemps chéri
L’Afrique et le géranium imaginaire
Avoir le feu vert, ce serait être libre comme l’air. Être sans bagage familial ni travail, je partirais pour l’une des cinq plus belles parties du monde. A choisir, pour un court temps seulement. Je m’envolerais pour l’Afrique. Le climat méditerranéen me ferait le plus grand bien. Pour une rêveuse comme moi, ce continent chaud et humide, serait la destination parfaite.
Comme il serait agréable de partir comme ça, à l’improviste, sans préparatif ni calcul d’aucune sorte pour oublier ce blizzard printanier et l’ordinaire.
Pas besoin d’être devin pour comprendre que depuis le début de l’hiver. Je me sens comme une plante qui ornerait le rebord de ma fenêtre avant. Déchu de ses feuilles découpées et de toutes ses fleurs roses et rouges comme le crabe gaspésien. Cette belle plante odoriférante et sauvage, supporterait mal l’hiver. Même si je l’arroserais à chaque matin, ça n’y changerait rien.
Voilà qu’elle m’inspire pitié.
De derrière cette même fenêtre, d’où, je tourne souvent à vide. Une bute de neige luis placidement sous le porche. Une nouvelle neige, empreinte de la fraicheur du jour et de la beauté des neiges éternelles, ayant littéralement glissée sur ses contours lisses. À peu de chose près, J’arrive à y distinguer l’image, d’une magnifique perle blanche, géante et durcie par la parfaite innocence du vent.
Là ou la piste des chats disparait. L’ombre des arbres, qui bordent l’allée, s’étirent par delà les arbrisseaux. Durant tout le jour, on peut encore y entendre l’écoulement d’un mince filet d’eau noir, rendu pur par sa froideur. Ce long ruisseau, qui serpentine à l’abri des regards indiscrets, va jusqu’à l’embouchure d’un lac Aylmer. C’est son lieu de prédestination.
Alors que l’image de ce beau spectacle est sur le point de disparaitre, sous l’effet du crépuscule. Je retiens mon souffle et j’écarquille grand les yeux sur un animal nocturne, en quête de nourritures encore tièdes. C’est un renard!
Réglé comme une horloge, la lune rousse des mois d’avril et de mai, est déjà clairement visible. Lorsque cette courte période de gelées nocturnes et de vents froids, fait son apparition, les jeunes pousses vont roussir. Pour moi, c’est le signe que l’hiver s’achève. Il ne me reste plus qu’à attendre une nouvelle crue de géranium.
Voici mon logorallye :
vert-Afrique-devin-déchu-crabe-crue-géranium
Tout d’abord, de partir aussi loin pourquoi vous être mis cela en tête ? Y avait-il bien de ce fait de quoi m’inquiéter, moi, l’aînée ?
La terre de vos ancêtres était prête : des légumes aux fruits en passant par la vigne, votre région était fertile. Pour planter des oignons, des courgettes et des navets, inutile d’aller dans un pays équatorial. Ce n’est donc pas pour cultiver votre jardin que vous êtes allés si loin de votre famille de France.
Vous prétendiez que nous devions respecter notre famille tout en exigeant de nous que nous vivions loin d’elle : pourquoi avoir rendu ce respect si difficile puisque nous ne pouvions pas vivre dans l’environnement proche de tous ces gens. Comment pouvions-nous apprendre à aimer nos tantes et nos oncles, nos cousins et nos cousines, nos grands-parents ? Loin des yeux, loin du cœur ? Alors fallait-il que nous vivions loin de cette famille afin qu’elle nous oublie ? En enterrant leurs trois filles, de quoi avaient-ils tant besoin pour ainsi se mettre au vert ?
Lorsque vous avez précisé que le choix de l’Afrique était en réalité le pays dont l’un des deux amoureux avait rêvé, je n’ai pas pu comprendre que l’autre amoureux ait accepté d’y enterrer notre vie de françaises pour ensuite nous reprocher de ne pas être suffisamment bonnes françaises. Pourquoi ce besoin impérieux d’aller vers d’autres peuplades au lieu de prendre soin de leurs petites filles déjà en manque de soin affectif et de nutriments émotionnels en France ? Pouvaient-ils donner aux autres ce qui revenait de droit à leurs enfants ? Dans ce choix de renoncer à l’existence que la famille leur avait permis d’améliorer, ce départ revenait à faire don d’un néant à leurs proches afin d’en faire don aux lointains. C’était en quelque sorte déshabiller Pierre pour habiller Paul. Mais ni Pierre ni Paul n’avaient leur mot à dire puisque c’était l’argent des parents qui avait permis l’achat des habits.
La vie en reclus dans cette terre lointaine avait tout l’attrait d’un immense cimetière, celui que les devins nommaient plus précisément le cimetière des Blancs. Les petites filles l’avaient vite compris mais pourquoi le Blanc était-il ainsi déchu qu’il doive vivre ici se disaient-elles entre elles. Ce qu’elles n’arrivaient pas à donner comme sens à ce voyage était de l’ordre du possible mais pas à leur âge et surtout pas dans ce panier de crabes dans lequel elles étaient enfermées comme dans une nasse. Elles n’étaient que de beaux objets bien vêtus qui jouaient les mannequins de leur mère aux doigts de fée qui prétendait, par ailleurs, qu’elle n’était pas douée pour coudre ou broder. Les petites filles la croyaient, c’était après tout leur mère, et une mère ne peut pas mentir. Elle est crue d’emblée.
Dans ce merveilleux cimetière plein de verdure, de fruits et de fleurs, la vie s’écoulait entre deux cours par correspondance et les tâches ménagères. Des vœux pieux en quantité industrielle étaient prononcés quotidiennement, et les petites filles vivaient dans ce style de vie qui détonaient avec le rôle de mannequins qu’elles jouaient au moment où leur mère l’avait décidé : celui de la fréquentation de l’église locale, au moins cinq fois par semaine, sinon davantage. De temps en temps, elle entendait Janousie, leur mère, se plaindre de ne plus voir les géraniums lierre dont elle était si fière. Il faut bien dire que si elle réussissait très bien quelque chose, c’était son jardin. Le jardin de maman était sacré. C’était son domaine, et lorsqu’il fallait aller ramasser ne serait-ce qu’une laitue, les injonctions étaient nombreuses. Janousie aurait tout de suite compris si elle avait été écoutée ou non. Les filles s’en méfiaient comme de la peste.
chère Rebecca j’ai un peu trainé a me lancer mais voici mon texte pour le logorallye:Histoire de crabes
Il était une fois …once upon a time comme le disent les anglo-saxon, un jeune et fringant crabe qui s’auto-proclama roi de la plage qui l’avait vu naitre. Nichée au cœur de la foret équatorial, ce lieu offrait un cadre agréable aux touristes qui y avaient accès
L’objectif de ce roi était de rendre la plage inaccessible. Aussi ces compères et lui y creusèrent-ils des trous pour créer une sorte de rempart pour protéger son nouveau royaume. Leur stratégie militaire les emmena à s’attaquer au manteau vert autour de la plage. Ils lacéraient de leurs pinces acérées les feuilles des plantes qui ne demandaient qu’à gouter à l’air du large. Des géraniums ayant poussées là comme par enchantement ,au hasard des visites des touristes subirent le même sort. Aussi ne fallut-il pas être devin pour entrevoir ce qui adviendrait de ce cadre idyllique.
Cette mégalomanie ici typiquement animale heurta un crabe des rivières qui passait par là. Il demanda alors à son congénère, dont la renommée n’était pas très reluisante dans la contrée ce qu’il était entrain de faire. Le pseudo-roi répondit qu’il construisait les remparts de son futur royaume.
Le crabe des rivières lui dit qu’il avait mieux à lui proposer, une opportunité qui l’empêcherait de se faire piétiner par inadvertance par un pied d’homme. Le jeune crabe intéressé se laissa convaincre par l’idée que la foret profonde offrait un environnement magnifique à un roi de son acabit. En effet il y avait des immenses rivières ou il pourrait régner en toute souveraineté. N’écoutant que son orgueil notre cher conquérant s’enfonça dans la foret suivis de ses sujets …on ne les revit jamais.
Le crabe des rivières dans sa grande sagesse n’ignorait pas que les pluies pouvaient être diluviennes dans cette partie de l’Afrique et entrainer des crues de natures à faire déborder les rivières de leurs lits. Ainsi donc fut déchu celui-là qui ne fut qu’un roi d’opportunisme.
J’ai tout simplement adoré. Quelle originalité, bravo !!
Merci Valérie !
voici mon exercice. Merci pour vos conseils:
Madame Mado, rue Saint-Honoré
- … elle m’a sauté au cou c’matin comme une vieille médaille ! Ressuscitée j’vous dis, d’puis qu’elle a son crabe !
Je reconnus, avant même de l’apercevoir, la voix familière de la concierge Mado, alors que j’entrais dans la cour de mon immeuble. Elle était en conversation avec Mademoiselle Sybille – qu’elle appelait « Mam’zelle Sébille » en mouillant bien le « l » – une vieille fille sans âge exerçant la couture à demeure dans un sombre deux-pièces ouvert sur la cour. J’étais pressé pour déjeuner dans ma chambre de bonne au septième étage, aussi me contentais-je de saluer en souriant ces deux vénérables voisines qui me gratifièrent d’un regard bienveillant sans suspendre leur colloque :
- … je suis pas devin, moi, j’lis pas dans l’marc de café ! J’suis pas Saint-Thomas, j’tends pas la joue gauche !
Ce furent les mots de Mado que je surpris encore au vol en prenant le couloir de l’escalier B. Je fouillais machinalement dans la boîte à courrier peinte en vert, réservée aux locataires des mansardes. Rien à mon intention : un avis de passage pour la désinsectisation, des dépliants publicitaires en quadrichromie, et aussi, en plusieurs exemplaires, ces petits prospectus d’un marabout d’Afrique, Monsieur Mamadou, proposant ses services pour résoudre tous les maux réels ou imaginaires qui assombrissent l’existence : argent, santé, amour déchu, etc.
Je songeais machinalement tout en grimpant mes sept étages, aux deux commères entrevues près de la loge. J’avais bien fait de cloisonner mes relations. Mado ne savait pas que je prenais de temps à autre le thé avec la vieille Sybille, tout comme cette dernière ignorait que j’étais au mieux avec la concierge, depuis que j’avais pris l’initiative d’une pétition, pour qu’on ne transforme pas sa loge en appartement, la privant du même coup de son emploi et de son logement qu’elle occupait seule depuis la mort de Luis, son mari. Les vieilles dames sont souvent jalouses, exclusives, intrigantes et acariâtres, avec des trésors de bonté qui ne se laissent pas facilement deviner. Il est bien plus aisé de les écouter et de les aimer séparément, chacune à son heure, autant qu’on le peut. Sybille m’intéressait par son langage suranné, ses souvenirs de grande dame. Mado m’amusait par ses ragots, son accent faubourien, son humour vache et ses à peu près : « j’ai pas fait d’études, moi, j’sors pas de la Fnac ! »
Avant qu’un sursis ne soit obtenu à son renvoi – un sursis assez long pour qu’elle puisse espérer mourir là où elle vivait depuis si longtemps, elle avait menacé de s’immoler par le feu, – c’était devenu une mode, si l’on peut dire – en pleine rue Saint-Honoré, devant la porte cochère. Elle avait interrompu une réunion de copropriétaires, dans l’étude du notaire au pied de l’escalier A, agrippé et secoué le syndic par le revers de son paletot en lui criant à la figure : « Je ferais comme Jeanne d’Arc, et j’vous dirais, « vous m’avez pas crue, vous m’aurez cuite. »
Depuis cette époque de trouble, j’entrevois mon séjour ici-bas et sous les toits, plus fragile et plus mesuré : mon Dieu, tout finit bien, puisque tout finit, a dit je ne sais plus qui. Je porte désormais plus d’attention, en passant près de la loge de Mado, à cette image douce, apaisante : une cour pavée ombragée de lierres, des carreaux aux rideaux de dentelles, un écriteau portant le mot « concierge », et par beau temps, un gros chat roux se prélassant sur le rebord de la fenêtre, près d’un pot de géranium.
Issu du vécu sans doute, un joli résultat que j’ai aimé lire, fluide, bien écrit avec humour et humilité !
C’que j’l'aime cette Mado !! Elle m’donne le sourire quand j’l'entends causer !
Merci à toi Bouzid !
Bonjour Rébecca, bonjour à toutes et à tous…
A part rédiger des lettres, des actes administratifs, ou autres courriers courants, je n’ai pas d’expériences d’écrivain à vous faire partager pour le moment… Aujourd’hui, je me permets de vous soumettre le résultat de ce premier exercice !
Voici donc mon logorallye :
Malheureuse, allongée et endormie sur sa terrasse en teck, ornée d’un géranium d’un rouge chatoyant et parsemée d’herbes sauvages d’un vert intense, Aurore enivrée par la chaleur capturée par le bois précieux, se mit à rêver d’un safari en Afrique.
Si profondément absorbée par ses rêves de voyage et d’aventure, elle en oublia les pluies orageuses de cet été caniculaire qui s’abattaient sur son corps partiellement dénudé.
Elle s’y croyait vraiment en Afrique, abondamment arrosée à la saison des moussons.
En quelques instants, la rivière si calme et si paisible d’habitude, bordant les restanques de son verger, se mit à gonfler, et rapidement en crue, les eaux douces et tourmentées vinrent ainsi recouvrir les cultures, encerclant peu à peu le parquet sombre sur lequel la jeune femme s’était abandonnée, jusqu’à effleurer l’extrémité de ses jambes colorées.
Dans son sommeil quasi comateux, elle s’imaginait ainsi longer les rives du Lac Malawi, demeure originelle du célèbre crabe bleu, qu’elle admirait fictivement les yeux pleins de larmes.
A une dizaine de kilomètres de là, Thomas, son compagnon, pourtant pas devin, et malgré leur amour déchu, ressentit avec effroi le danger auquel Aurore, inconsciemment, s’exposait…
Quelques heures auparavant, ils s’étaient quittés froidement, faute de projets… de vie, d’évasion, de construction…
Sans réfléchir, le jeune homme bondit alors dans sa jeep, et cheveux au vent, parcourut au plus vite la distance qui les séparait.
Arrivé juste à temps, évitant que le rêve ne se transforme en un cauchemar irréversible, il hurla son nom !
Aurore sortit brusquement de son état, effrayée de constater le désastre auquel elle venait d’échapper, grâce à Thomas, qu’elle pensait avoir perdu…
Ils s’enlacèrent heureux de ce dénouement, se promettant de faire le bonheur l’un de l’autre, et de partir, dans les mois à venir, à la découverte du Malawi…
Très belle histoire pleine de sentiments. j’ai adoré !
Merci.
Bravo ! Pour cette pédagogie. Merci beaucoup. c’est très ludique.
Voici ma proposition. J’ai fait court.
http://chezlieunoiretsesamis.blog4ever.com/blog/articles-cat-732739-714180-exercices_d_ecriture.html
Merci de laisser tes commentaires.
Bonjour Rébecca, je suis particulièrement édifié par cet exercice.
Voilà, je te soumets mon travail.
La nuit est chaude et silencieuse. De son ambiance habituelle, il ne reste que le cri inquiétant d’une chouette, et les ronflements des adultes, qui rappellent que les journées sont longues et épuisantes.
Courbés, houe à la main, à remuer la terre pour semer le grain, les peuples de la vallée travaillent dur, dans l’espoir de voir bientôt de belles tiges, d’un vert prometteur. Soudain au milieu de la nuit, un cri se fait entendre. C’est l’appel du vieux sage, le griot du village, l’une des bibliothèques encore ouverte de cet oasis aux mille couleurs, qu’est l’Afrique. Il s’installe au centre de la cour, et sans attendre se met à chanter :
« Enfant des collines,
Des plaines et des vallées,
Réveilles-toi et devine,
Ce qui demain va arriver.
Car il Faut que tu sois un devin,
Pour connaître ta fortune
Mais voici tu es un roi déchu,
Criant son désespoir à la pleine lune.
Le crabe vit sous la pierre,
Et tu te nourris de sa chair,
Parce que le fleuve après sa crue téméraire,
Sur la terre couverte de sable te le sers.
Ainsi je vois ta moisson,
Abondantes et fières de ta hardiesse
Lèves-toi et vomis le poison,
Des préjugés et de la paresse.
Ton avenir tel un géranium,
Se dessine au fil du millénium ! »
Ainsi comme chaque matin, nous sortirons plein d’envie et de force, convaincus par les chants du griot, et déterminés à bâtir notre avenir.
J’ai adoré travailler sur cet exercice, quoique je ne sois pas persuadée que le résultat soit édifiant… ^^
Voici donc mon Logorallye :
Il était une fois, bien loin de nous dans les contrées reculées d’Afrique, un devin qui pratiquait sa magie sur un rocher. Celui-ci n’était pas un caillou ordinaire : on l’appelait le Roc Monde.
Le Roc Monde portait bien son nom. Il prenait place tout en haut d’une colline que seuls les braves pouvaient espérer gravir, et celui qui l’arpentait était en mesure de voir les dix cités que constituait le royaume de Swazi.
Ce jour-là, le devin n’arpentait pas le rocher. Ce jour-là, il ne contemplait pas les cités, ni même les forêts, les rivières, les fleuves et les lacs du royaume de son enfance. Ce jour-là, le devin restait assis, la tête entre ses mains. Les yeux rivés sur le sol.
Ce qui l’attristait n’avait malheureusement rien de bien inhabituel… Devant lui, même si ses yeux ne voulaient le voir, s’étendait le chaos. La guerre. Non pas qu’il ne l’ait pas prédit, comprenez bien, mais que pouvait-il y faire ? Il avait tout tenté pourtant…
Après l’avoir lu dans la chaire du crabe violoniste, le devin s’était risqué à prévenir le Roi, mais celui-ci ne l’avait pas écouté. Il n’avait pas voulu entendre ses mises en garde, ses prédictions, ni n’avait pris en compte les signes de mauvais présage dont le devin l’avait prévenu. Une pluie de sauterelles aurait pu s’abattre sur le palais qu’il n’aurait pas réagi.
Ce jour-là, c’était la crue, mais même les eaux tumultueuses de l’Om ne pourraient arrêter les ardentes flammes qui envahissaient le royaume de toutes parts.
Le Roi n’était plus qu’un Roi déchu désormais, et son royaume n’en serait bientôt plus un. Réduit en cendres par un peuple sanguinaire dont la seule aspiration était la conquête puérile de nouvelles terres.
Tout était assailli. Les cités, les récoltes, les étendues d’arbres verts, de sable jaune, de terre rouge et de montagnes grises… Jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien, ni même la vie d’un homme.
À moins qu’ils ne trouvent pas le devin, sur son Roc Monde. Son Roc Néant.
Depuis vos appartements bourgeois aux balcons garnis de géranium, ne voulez-vous pas que le devin vive ? Lui ne le souhaitait point. Un monde où le chaos surpasse l’ordre, où la cruauté envahit le cœur des hommes jusqu’à massacrer des peuples pour avoir un peu plus de place… Répugnant, révoltant. Intolérable.
Le devin se leva fièrement sur son Roc, et fit face à la monstruosité de sa nature humaine. Il avait honte.
Dans les anciens temps, les Rois respectaient ses ancêtres, et leurs faisaient suffisamment confiance pour écouter leur clairvoyance. Si aujourd’hui le Roi n’avait pas voulu l’écouter, était-ce sa faute ? Ou celle d’un monde qui va trop vite, trop loin, sans jamais plus croire en rien ?
Le devin s’approcha du bord du Roc et contempla avec horreur l’œuvre de la destruction. Lui qui avait toujours eu le sentiment que l’horizon était comme le bout du monde se prenait à espérer que cela ne fut pas le cas.
Alors, le regard dépourvu d’émotion, ni colère ni tristesse, le devin se laissa tomber.
Et, pendant sa chute, il ferma les yeux, parce qu’il ne voulait pas emporter avec lui la vision de cet horizon.
Voilà !
Si vous avez lu jusqu’au bout, j’espère que vous aurez aimé, et je suis ouverte à tout commentaire et critique !
=)
Exercice mené avec brio et j’aime beaucoup l’histoire, bravo !!
Pour l’émotion que j’ai ressentie en lisant ton texte, un grand merci !
Merci à toi d’avoir pris le temps de lire ! =)
Et surtout merci pour les compliments. ^^
Je viens de lire ton logorallye, j’ai bien apprécié aussi !
Au plaisir de te croiser dans les prochains exercices !
Il y avait, dans un pays au-delà de la Grande Mer, un devin qui pratiquait sa magie sur une pierre. Celle-ci n’était pas une pierre banale : les gens l’appelaient l’Améthyste Planétaire…
Suite : http://devenir-ecrivain.com/jeu-ecriture-2-le-lipogramme/#comment-6100
Bonjour,
Rébecca j’aimerais devenir écrivain et Je penses que votre aide me serais nésséssaire pour m’aider a écrire des livres car pour ce serais un rêve qui se réalise .
Merci beaucoup
Voici mon texte :
Nous sommes morts le même jour.
Odeur cuivrée. Vision d’horreur. Son corps nu au teint livide baigne dans son sang. Mon univers s’effondre. À la vue des ses poignets incisés, je tombe à genoux et crie :
– POURQUOI T’AS FAIT ÇA !!!
Hier encore, elle était pleine de vie. J’étais au Mont-Royal avec des amis quand Mélanie me rejoignit vers 18 heures. Tandis que nous tapions sur les peaux tendues de nos djembés, elle salua tout le monde et vint s‘assoir près de moi. Ne sachant pas jouer de cet instrument, elle se contenta de fermer les yeux et se laissa bercer par ces rythmes venus d’Afrique.
Quelques heures plus tard, nous dansions dans un night-club situé au 3614 boulevard St-Laurent. Elle bougeait frénétiquement sur la musique et elle était si radieuse, éclairée de rouge, de jaune et de vert par les faisceaux lumineux de la piste de danse. Vers minuit, nous bûmes un dernier verre et quittâmes le club.
Devant chez elle, Mélanie m’embrassa sur la joue et dit :
– Merci pour cette magnifique soirée, je n’aurais pas rêvé mieux.
Puis elle ferma la porte. À cet instant, seul un devin aurait su qu‘il la voyait en vie pour la dernière fois.
Mélanie n’est plus !
Rassemblant mes esprits, je décide de prévenir la police. Je quitte la salle de bain et me dirige vers le salon. Je m’apprête à composer le 911 quand je remarque une lettre à mon intention. Je repose le combiné téléphonique sur son socle puis commence la lecture.
« Florian,
Je décide d’en finir avec la vie car je ne supporte plus de le savoir impuni.
Sache que le 13 du mois dernier, je rentrais chez moi quand Patrick Legault, mon voisin du 6ème, m’a poussée à l’intérieur et m’a violée en me menaçant d’un couteau.
Au poste de police il fut lavé de tout soupçon, donc pas de procès. Mais cela n’a plus d’importance.
Ce qui compte, c’est que jamais plus je ne verrai cette ordure me sourire comme si de rien n’était.
Ne m’en veux pas.
Je t’aime.
Mélanie. »
Un sentiment de haine m’envahit. Mon cœur s’emballe et je ferme les poings.
Mélanie n’est plus !
Je retourne dans la salle de bain, la sors de la baignoire et vais la déposer sur son lit. Avant de la recouvrir, je m’empare du pendentif doré en forme de crabe qu’elle porte autour du cou et l’accroche au mien.
Couteau de cuisine à la main, je quitte l’appartement et monte quatre à quatre les marches qui me séparent du 6ème. Je tire violemment la porte de la cage d’escalier et déboule sur le palier. Mon cœur bat maintenant la chamade. Gauche, droite, les noms défilent sous mes yeux à mesure que j‘avance. Ma rage est comme un fleuve en pleine crue, je ne la contrôle plus. Arrivé au bout du couloir, coup d’œil sur la porte de droite et enfin celle de gauche, Patrick LEGAULT. Je hurle :
– SALE FILS DE CHIEN !
J’enfonce la porte, pénètre chez lui et là, étonné de découvrir qui il est, je braille :
– PUTAIN DE MERDE, T’ES UN FLIC !!
J’ai l’avantage de la surprise, brandissant mon couteau je me jette sur lui avant qu’il ait le temps de saisir son Walther P99. D’un pas de côté il m’esquive et m’assène un coup de pied dans les reins. La force du chassé ajoutée à mon élan me propulse sur le balcon. Je trébuche et passe par-dessus la rambarde, entraînant un pot de fleur dans ma chute.
Le temps ralentit.
Je vais mourir !
Face à la mort, ce n‘est pas ma vie qui défile dans ma tête mais des questions sans réponses.
Pourquoi cette foutue porte vitrée était-elle ouverte ? Pourquoi ne me suis-je pas rattrapé à la rambarde plutôt qu’à cette jardinière de géranium ? Pourquoi n’ai-je pas pu venger ma bien aimée ? Pourquoi ? Pourquoi ? DIEU !!! POURQUOI !?
Et là, au risque d’être déchu de mon droit d’accès au Paradis, je Le maudis.
Le sol se rapproche !
Le temps s’accélère.
OH MON DIEU, JE VAIS MOU…
Salut Jean-Philippe !
Je viens de lire ton logorallye, je trouve que tu t’es vraiment très bien débrouillé. J’en ai oublié le but de l’exercice, j’étais prise dans l’histoire. Bref, bien joué, et bonne continuation ! (C’est quand même triste qu’il n’est pas pu se venger d’un connard pareil, pauvre homme…)
Clem.
Merci beaucoup Clémentine.
Bonjour Rébecca,
Je suis novice mais j’ai vraiment envie de me mettre à l’écriture… j’adore ton blog il me transporte dans le monde créatif de l’écriture.
Voici donc mon Logorallye :
vert – Afrique – devin – déchu – crabe – crue – géranium
Autrefois en Afrique
Le Rat de Gambie
Invita le Rat roussard,
D’une façon fort civile.
Sur ce vert Tapis d’herbages
Il n’est que signe de bons présages.
Le couvert se trouva mis.
Je laisse à penser la vie
Que firent ces deux amis.
Le régal fut fort honnête,
Rien ne manquait au festin ;
Dans ces reliefs de nourritures
Tout était là, ragoût, légumes, crabe ;
Mais quelqu’un troubla la fête
Pendant qu’ils étaient en train.
Ils entendirent du bruit:
Le Rat déchu de son repas détale ;
Son camarade le suit
Pour ce cacher derrière le géranium.
Le bruit cesse, on se retire :
Rats en campagne aussitôt ;
Et le citadin de dire tel un devin :
Achevons notre diner nous ne seront plus gênés.
- C’est assez, dit le rustique ;
Avant la crue vous viendrez chez moi :
Ce n’est pas que je me pique
De tous vos festins de Roi ;
Mais rien ne vient m’interrompre :
Je mange tout à loisir.
Adieu donc ; fi du plaisir
Que la crainte peut corrompre.
Et voilà mon travail :
A partir de la Colombe et la fourmis (Ici ça serait le Cormoran et la fourmis)
Le long d’un vert ruisseau buvait un Cormoran,
Quand sur l’eau se penchant une Fourmis y tombant;
Et dans cet océan l’on eût vu la Fourmis
S’efforcer, mais en vain, de regagner la rive.
Le Cormoran aussitôt usa de Charité :
Un géranium dans l’eau par lui étant jeté,
Ce fut un promontoire où la Fourmis arrive.
Elle se sauve ; et là dessus
Passe un crabe déchu qui marchait les pattes nues.
Ce crustacé par hasard avait une arbalète.
Dés qu’il voit l’oiseau d’Afrique,
Il le croit en son pot, et déjà lui fait fête.
Tandis qu’à le tuer, mon crustacé s’apprête,
La Fourmis le pique au talon.
Le vilain tourne la tête
Et sans être devin, sait son oiseau en vol.
Le soupé dans la crue du ruisseau, se noie :
« point de repas, ma foi ! »
Bonjour à tous !
Avec quelques modifications, je poste à nouveau mon texte :
Nous sommes morts le même jour.
Odeur cuivrée. Je pousse la porte de la salle de bain et là, vision d’horreur ! Son corps nu au teint livide baigne dans son sang. À la vue de ses poignets incisés, mon univers s’effondre. Je tombe à genoux et crie :
– POURQUOI T’AS FAIT ÇA !!?
Mélanie n’est plus !
Hier encore, elle était pleine de vie. J’étais au Mont-Royal avec des amis quand Mélanie me rejoignit vers 18 heures. Tandis que nous tapions sur les peaux tendues de nos djembés, elle salua tout le monde et vint s‘assoir près de moi. Ne sachant pas jouer de cet instrument, elle se contenta de fermer les yeux et se laissa bercer par ces rythmes venus d’Afrique.
Quelques heures plus tard, nous dansions dans un night-club situé au 3614 boulevard St-Laurent. Elle bougeait frénétiquement sur la musique et elle était si radieuse, éclairée de rouge, de jaune et de vert par les faisceaux lumineux de la piste de danse. Vers minuit, nous bûmes un dernier verre et quittâmes le club.
Devant chez elle, Mélanie m’embrassa sur la joue et dit :
– Merci pour cette magnifique soirée, je n’aurais pas rêvé mieux.
Puis elle ferma la porte. À cet instant, seul un devin aurait su qu‘il la voyait en vie pour la dernière fois.
Mélanie n’est plus !
Rassemblant mes esprits, je décide de prévenir la police. Je quitte la salle de bain et me rends au salon. Je m’apprête à composer le 911 quand je remarque une lettre à mon intention. Je repose le combiné téléphonique sur son socle puis commence la lecture.
« Aidan,
Je décide d’en finir avec la vie car je ne supporte plus de le savoir impuni.
Sache que le 13 du mois dernier, je rentrais chez moi quand Patrick Legault, mon voisin du 6ème, m’a poussée à l’intérieur et m’a violée en me menaçant d’un couteau.
Au poste de police il fut lavé de tout soupçon, donc pas de procès. Mais cela n’a plus d’importance.
Ce qui compte, c’est que jamais plus je ne verrai cette ordure me sourire comme si de rien n’était.
Ne m’en veux pas.
Je t’aime.
Mélanie. »
Un sentiment de haine m’envahit. Mon cœur s’emballe et je serre les poings.
Mélanie n’est plus !
Je retourne dans la salle de bain, la sors de la baignoire et vais la déposer sur son lit. Avant de la recouvrir, je m’empare du pendentif doré en forme de crabe qu’elle porte autour du cou et l’accroche au mien.
Couteau de cuisine à la main, je quitte l’appartement et monte quatre à quatre les marches qui me séparent du 6ème. Je tire violemment la porte de la cage d’escalier et déboule sur le palier. Mon cœur bat maintenant la chamade. Gauche, droite, les noms défilent sous mes yeux à mesure que j‘avance. Ma rage est comme un fleuve en pleine crue, je ne la contrôle plus. Arrivé au bout du couloir, coup d’œil sur la porte de droite et enfin celle de gauche, Patrick LEGAULT. Je hurle :
– SALE FILS DE CHIEN !
J’enfonce la porte, pénètre chez lui et là, étonné de découvrir un homme en uniforme de la SPVM, je braille :
– PUTAIN DE MERDE, T’ES UN FLIC !!
J’ai l’avantage de la surprise, brandissant mon couteau je me jette sur lui avant qu’il ait le temps de saisir son Walther P99. D’un pas de côté il m’esquive et m’assène un coup de pied dans les reins. La force du chassé ajoutée à mon élan me propulse sur le balcon. Je trébuche et passe par-dessus la rambarde, entraînant un pot de fleur dans ma chute.
Le temps ralentit.
Je vais mourir !
Face à la mort, ce n‘est pas ma vie qui défile dans ma tête mais des questions sans réponses.
Pourquoi cette foutue porte vitrée était-elle ouverte ? Pourquoi ne me suis-je pas rattrapé à la rambarde plutôt qu’à cette jardinière de géranium ? Pourquoi n’ai-je pas pu venger ma bien aimée ? Pourquoi ? Pourquoi ? DIEU !!! POURQUOI !?
Et là, au risque d’être déchu de mon droit d’accès au Paradis, je Le maudis.
Le sol se rapproche !
Le temps s’accélère.
OH MON DIEU, JE VAIS MOU…
Ouah, que d’action !
Je suis presque déçue qu’il n’ait pas pu venger sa bien-aimée, le pauvre. Mais au moins il va la rejoindre, soyons contents ! ^^
J’ai eu peut-être un peu de mal à rentrer dedans au tout début (le suicide tout ça, c’est pas très joyeux), mais finalement ça s’enchaîne bien, les mots imposés sont aussi bien placés et coulent tranquillement, c’est chouette.
Et à la fin je me suis surprise à être complètement dedans, j’ai aussi bien aimé ses dernières pensées, assez ironiques. ^^
Et puis en même temps je ne peux pas m’empêcher de me demander : si ça se trouve c’était pas vraiment le violeur, le policier ? Si ça se trouve le policier qui était là était venu pour l’arrêter et l’attendait pendant qu’il s’habillait ? Ah, que ç’aurait été dramatique qu’il plante ce policier venu laver l’honneur de sa petite amie !
Bref bref, je m’emballe…
J’ai passé un bon moment en tous cas, merci !
=)
Si ça se trouve le policier qui était là était venu pour l’arrêter et l’attendait pendant qu’il s’habillait ?
C’est ce que je me suis dit en l’écrivant
Merci pour le commentaire.
Voici mon texte, je ne sais pas ce qu’il vaut mais j’ai pris beaucoup de plaisir à l’écrire :
A la descente du bus, la pression commença à monter. Un regard à gauche et à droite pour vérifier que personne ne la suivait. Elle était angoissée mais elle savait qu’elle n’avait pas le choix. Elle devait y arriver sans être vue.
Elle prit la route qui bordait le bois. Par là, ce sera plus facile pensa-t-elle. Elle serra le poing un peu plus fort pour ne pas perdre ce qu’il contenait.
Ce matin, en se levant, elle avait pris sa décision. Elle portait d’ailleurs son T-shirt vert, son T-shirt porte-bonheur. Même si elle n’y croyait pas vraiment, sa présence lui donnait le courage de continuer.
Elle approchait du bois. Sa tension augmenta. Au moment où elle allait se décider, elle sentit un regard sur elle. Elle tourna la tête et elle le vit. Monsieur Meyer, un voisin, de retour d’Afrique où il avait travaillé pendant 6 mois pour Médecins sans frontière. Elle le salua et accéléra le pas. En retraçant dans sa tête, le chemin qui lui restait à parcourir, elle sentit sa volonté fléchir. Il ne fallait pas être un grand devin pour comprendre que le temps lui était compté.
Elle pensa à sa mère. Quelle déception si elle découvrait la vérité. Ses espoirs seraient anéantis, déchus.
Tout à coup, elle vit un petit sentier sur la droite. C’est là se dit-elle avec espoir. Elle longea la haie tel un crabe en vérifiant plusieurs fois que personne ne la regardait et s’engouffra sur le chemin de terre.
Dès qu’elle fut certaine d’être seule, elle ouvrit la main et le regarda longuement. Jamais elle ne serait crue capable d’une telle infamie, elle, qui depuis de longues semaines déjà faisait des efforts surhumains pour ne pas dévier de sa route. Tous cela semblait futile maintenant. Alors, dans geste lent, et sans plus penser aux 25 kilos qu’elle avait promis de perdre, elle ouvrit l’emballage et dévora le chocolat qui s’y trouvait.
Elle repris son chemin en savourant son méfait et en repoussant ses remords à plus tard.
Elle rentra à la maison en ayant préalablement enfoui l’emballage, preuve accablante de sa faiblesse, dans le pot de géraniums qui se trouvait sous le porche.
Mon logorallye
Un jour, Nathan, écolo jusqu’au bout des ongles, fêta ses trente ans et, pour sublimer cette date mémorable, il foula le seuil d’entrée du siège du parti des verts puis quitta les lieux avec, dans sa poche, sa carte d’adhésion.
Donner un coup de pied dans la fourmilière politicienne me permettra d’apporter une contribution significative à cette planète bien mal en point… Et j’aspire à revêtir, dans quelque temps, la fonction suprême de président de la République. Sa femme, Julie, une coupe de champagne à la main, se moquait du verbiage de son mari qui avait pour habitude de tirer des plans sur la comète…
Piqué au vif par les airs goguenards de sa dulcinée, Nathan profita de l’instant qu’elle consacrait journellement à ses géraniums, pour commander, sur internet, un voyage vers l’Afrique.
Et le soir, lors du cocktail dressé en son honneur, il fit part à l’assistance de son intention de rejoindre la Casamance, le lendemain, à la première heure. Sa femme s’interrogea sur la raison subite d’un tel déplacement nullement professionnel… Lui, ça l’amusait de provoquer chez son amoureuse un flot de questions tanguées de doute, de crainte, de suspicion ; c’était bien fait pour elle qui avait la fâcheuse habitude de le considérer comme un être inconséquent. Elle pouvait se faire un sang d’encre, il ne dérogerait pas à sa volonté d’être évasif quant au motif de son voyage…
Après une nuit pendant laquelle il dut faire preuve de beaucoup d’ingénuité pour couper court à l’interrogatoire inquisiteur de son épouse, il se leva tôt pour prendre le chemin de l’aéroport. Sa femme, à bout d‘arguments, avait enfin déposé les armes, et dormait profondément si bien qu’il pût partir sans craindre ses sarcasmes…
Quelque cinq heures de voyage… et dès son arrivée sur le tarmac de l’aéroport du Cap Skirring, Yussuf, le piroguier, l’accueillit avant de larguer les amarres vers l’île de Carabane, terminus de son voyage impromptu.
Sur la grande place de Carabane, au pied d’un vénérable fromager, monsieur Mamidou, tout aussi vénérable dans son boubou bleu nuit, l’attendait. C’est là qu’il avait donné rendez-vous à Nathan, pour une séance de prédiction de son avenir. Les cartes ne seraient plus brouillées et Nathan saurait enfin si son ambition de présider la République ne relevait pas d’une simple chimère. Il aurait certes pu se balader dans les rues, près de la Goutte d’Or, et aller consulter un des nombreux marabouts africains qui officiaient dans Paris, mais il n‘avait aucune confiance en ces charlatans. Le marabout qu’il avait choisi était un devin reconnu dans le monde entier, auquel tous les puissants de la terre rendaient visite.
Monsieur Mamidou regarda fixement Nathan et se mira dans ses yeux où il vit distinctement sa femme, première dame de France ; il ne voyait qu’elle.
- Je suis certain que votre femme sera bientôt première dame de France, voilà c’est tout ce que je vois.
Nathan jubilait
- Vous avez dit bientôt, mais c’est fantastique, mon accession à la présidence de la République se réalisera plus tôt que je l’ai prévu. Hourra ! Merci monsieur Mamadou. Vous êtes une sommité que je vénère.
- C’est trop d’honneur ! Mais je n’ai vu que votre femme
- Oui, je sais, mais où ? À côté du président de la République, et je suis son mari, n’est ce pas ? Il est temps que je retrouve mon amoureuse… Aussi, prendrai-je le premier avion pour la France, demain matin. Ah ! La vie est belle !
Nathan se rendit sur la plage, converser avec les pêcheurs, bien heureux de leur pêche fructueuse. Une myriade de crabes à la teinte gris-rose joliment magnifiée par la lumière d’un coucher de soleil flamboyant, grouillaient dans les filets.
Demain, à la même heure, pensa Nathan, je serai à Paris, sous une température en désescalade, mais je me réchaufferai dans les bras de ma Julie, si blonde et si douce…
En rejoignant l’hôtel, il entendit les branches des palétuviers bruisser frénétiquement et s’en étonna…
Pendant la nuit, alors qu’il rêvait à sa Julie adorée, il eut la bizarre impression qu’une pluie diluvienne s’abattait sur l’île… Il se réveilla et constata que la pluie était bien présente et claquait avec force sur les vitres de la fenêtre de sa chambre.
Sous l’effet d’une tornade imprévisible, le fleuve Casamance en crue avait amplement débordé de ses contours, inondant l’île entière.
Pendant quarante jours, Nathan fut immobilisé dans cet endroit, sans pouvoir téléphoner à sa femme, l’île étant privée d’électricité.
Il profita de sa quarantaine et de la précarité de ses conditions de vie pour élaborer un programme présidentiel le plus en adéquation avec ses convictions écologiques.
Puis vint le jour tant attendu de son retour en France pour y rejoindre sa charmante qui, sans aucun doute, l’attendait…
Dans l’avion, il demanda à l’hôtesse si le journal français « Le canard empressé » pouvait être à sa disposition. Cela le tenaillait de connaître le nom du tout nouveau président de la République ; il était désolé de ne pas avoir pu disposer de son droit de vote, mais l’indomptable nature en avait décidé autrement…
Il espérait que l’élu ne fût pas son ami Xavier, candidat de l’économie libérale sauvage, avec qui les débats sociétaux tournaient invariablement au vinaigre…
Eh bien ! Les Français n’étaient pas de son avis : à la une du quotidien, il découvrit, ébahi, une photo du nouveau président, Xavier, et de la première dame de France… mais à la vue de cette dernière, son visage se décomposa : il reconnut sa Julie
Il comprit alors que ce petit chef avait profité de son absence pour courtiser sa belle…
Dépité, dès son arrivée à Roissy, il embarqua pour le prochain vol en partance vers Haïti. Il était impératif qu’un sorcier vaudou use de tous ses charmes maléfiques pour que Xavier, le voleur de cœur, soit déchu de son statut flambant neuf de président de la République.
2ème logorallye
Monsieur le Candidat à la Présidence de la République, juché sur son perchoir, tenait dans sa main un programme alléchant.
D’une voix mielleuse, il susurra la litanie de ses promesses de bonheur.
L’auditoire, émoustillé par ses moelleux présages de devin, porta un toast au futur maître de céans de la France.
Un peu à l’écart, posé sur son séant, un petit homme vert écolo, rusé comme un renard, apostropha la vedette des suffrages :
« Hé ! Monsieur le Candidat, votre look branché, votre physique canon, votre éloquence, vous honorent. Et de surcroît, au vu et au su de votre projet génial, vous êtes le seul notable digne de gouverner la République et les autres prétendants, ces ringards, n’ont plus qu’à se retirer en Afrique, apprendre les pas de la ridicule danse du crabe.
À ces mots, le candidat Président se pavana. Il s’enhardit même à se déclarer superman descendu sur terre pour instaurer un pays de Cocagne.
« Ce n’est qu’un Charlot » pensèrent ses aficionados qui retournèrent alors leurs vestes.
Le petit homme vert se délecta d’un tel revirement de situation tandis que le candidat déchu jura qu’il ne se laisserait plus abuser par de piètres numéros de flatterie. Tout penaud, sous une lumière crue qui l’aveugla, il voulut se terrer sous terre, puis résolut de s’adonner à la culture des géraniums, qui, à coup sûr, lui embelliront la vie.
Bonjour
Je viens de decouvrir votre blog, super, j’ai commencé une histoire d’après des creations graphiques que je crée, et j’ai envie de detailler un peu plus mon histoire, et ce blog est génial pour apprendre.
Merci à sa creatrice
Amitiés
Patrick
Bonjour à tous !
Cette fois-ci j’ai respecté l’ordre des mots : Vert, Afrique, devin, déchu, crabe, crue, géranium.
– Toi ma mère, qui de mémoire me revient en image le doux manteau protecteur ainsi que la robe teintée de bleu, vert, jaune et autres nuances. Toi qui m’a donné la vie et qui aujourd’hui veux m’assassiner.
Moi l’enfant d’Afrique, moi ton enfant.
– Que dis-tu là ?
– Nul besoin d’être devin pour comprendre que tu m’as réservé le même sort que celui de feu mon aîné. Il m’a vu ouvrir les yeux et je l’ai vu, déchu de ta compassion, fermer les siens. Ensuite j’ai fabriqué sa sépulture puis j’y ai déposé des outils, des plantes et une dépouille de crabe car tout comme moi, il croyait en l’au-delà.
Lui l’enfant d’Eurasie, lui ton enfant.
Je doute fort que le nouveau ait les mêmes attentions à mon égard.
– Nous y voilà !
– Parfaitement, le cadet ! Je l’ai vu sortir de terre, je l’ai accueilli, nous avons échangé puis je suis tombé malade. Aujourd’hui il grandit à mesure que je rapetisse et comme ci cela ne suffisait pas, il me stérilise. Je vais m’éteindre et son histoire dira : Celui venu du sol survit à celui venu de l‘utérus !!
– Que veux-tu… Je cherche une forme de vie capable de tendre vers la réussite intellectuelle alors j’expérimente. Sans grands résultats pour le moment. Le reptile géant par exemple, au final ça n’avait pas de sens, heureusement qu’il y eu cet astéroïde. Ensuite j’ai choisi le mammifère. J’avais fondé tant d’espoirs en toi et tu as échoué. Pire, toi et ta stupidité à la crue incessante, toi le singe, tu me fait mal ! De plus, peux-tu me dire quel aurait été ton destin ? Toi qui ne cesses de grandir en dépit de tes ressources. Tu aurais sombré davantage dans la contradiction jusqu’à nous détruire et cela, il en est hors de question ! Alors maintenant mon regard se porte vers le végétal.
– Il m’extermine parce que je suis différent, plus faible… Et tu cautionnes ça !? Cela m’a pourtant un air de déjà vu.
– C’est bien là une idée à toi ! Ne comprends-tu réellement rien à rien !?
Il s’agit d’un organisme qui élimine un facteur biologique dangereux à sa survie. L’évolution a subie un tournant et tu es incapable de t’y adapter. Ton sort est scellé fils, donc cesse tes jérémiades !
– Soit ! Que ton « géranium » me survive !
Bonjou à tous,
J’ai lu pas mal de vos textes et je me suis demandée comment faire mieux…
Même si je ne suis pas encore à la hauteur je vous laisse découvrir où est-ce que je me suis laissée emporter
Il faisait chaud et les vagues ondulaient sur l’océan puis venaient s’écraser dans les rochers noirs qui émergeaient de l’eau. Un vieil homme déchu aux habits déchirés marchait le long de la plage les yeux rivés sur le sable chaud. Il s’arrêta puis attrapa un jeune crabe qu’il rangea dans son petit sac en tissu. En extase sur sa chaise longue, James le regardait, il attendait le moment propice où le vieux monsieur sauterait sur les pauvres crustacés.
-Chéri, peux-tu me mettre de la crème solaire dans le dos s’il te plaît?
La petite voix le fit revenir de ses pensées. C’était Santana, sa femme. Ils venaient de se marier et avaient choisi de partir en Afrique du Sud pour leur lune de miel. Visiter ce grand continent, découvrir de nouveaux horizons mais surtout, la jeune femme avait toujours voulu voir et toucher les grands requins blancs qui effrayaient tant la population. James lui, n’était pas tellement fan de ses immenses créatures aux dents acérées, mais ce n’était pas ce qu’il redoutait le plus là-bas. Son épouse lui avait raconté, qu’une nuit la crue du fleuve Limpopo avait fait échapper des milliers de crocodiles. Depuis, il n’osait plus poser le pied parterre sans en avoir examiné chaque recoins.
Après avoir passé toute l’après-midi sous un soleil de plomb, les deux jeunes mariés reprirent le chemin pour la capital. Sur la route ils admiraient le paysage toujours aussi beau et de temps en temps s’arrêtaient pour prendre quelques clichés. Ils croisèrent une vieille femme qui se disait devin, elle leur proposa ses services mais ils n’étaient pas très croyants pour ce genre de chose, alors elle se retourna en râlant. Vers 20h, ils trouvèrent un petit coin sympa pour y passer la nuit. Il y avait encore un peu de soleil qui leur laissait apparaître une vue magnifique sur l’océan. Ce moment était magique et Santana prit la main de son mari, le regarda dans les yeux et l’embrassa. Devant eux, les feuilles d’un géranium dansaient dans le vent doux et chaud qui commençait de souffler, un lézard d’un vert émeraude en sorti et partit se cacher dans un endroit un peu plus loin des touristes.
Plus tard, les deux jeunes gens s’endormirent l’un contre l’autre et rêvèrent de la journée qu’ils allaient vivre demain à la découverte du grand blanc.
Voilà, dites-moi ce que vous en pensez ! A bientôt
Bon, je voulais éditer pour ajouter les mots obligatoires et saluer tout le monde mais je n’y arrive pas !
Les mots imposés étaient donc : Vert – Afrique – Déchu – Crabe – Crue – Géranium