Jeu d’écriture 2 : le lipogramme

lipogramme corbeau et renard
Voici le second article de la catégorie « Jeux d’écriture » ! 

La semaine dernière, je vous ai proposé un exemple de logorallye et vous avez été nombreux à avoir apprécié le résultat. J’ai même reçu les productions de plusieurs lecteurs.

Afin de continuer à vous aider et à vous montrer la manière dont on peut jouer avec les mots, j’ai réalisé cette semaine un lipogramme en 0. Bien entendu, je conserve la même base : la fable Le corbeau et le renard de Jean de La Fontaine.

Un lipogramme est un texte dans lequel il manque une ou plusieurs lettres de l’alphabet, en général des voyelles. Réaliser un lipogramme en O signifie donc écrire un texte sans utiliser de mots contenant la lettre 0.

Voici donc mon lipogramme en O :


Le mainate et le renard

Maître Mainate, sur un arbre perché,
Tenait dans le bec un camembert.
Maître Renard, par le fumet alléché,
Lui tint à peu près ce langage :
« Hé ! salut, cher Mainate.
Que tu es charmant ! que tu me sembles beau !
Sans mentir, si tu chantes
Aussi bien que tu te tiens
Tu es le Phénix des membres de la futaie. »
En entendant cela, le Mainate se sent rempli d’allégresse
Et afin de présenter ses capacités,
Il fend le bec, laisse glisser le butin.
Le Renard s’en saisit, et dit : « Maître Mainate,
Apprenez que le flatteur
Vit aux dépens de celui qui le suit :
Cet enseignement vaut bien un camembert, n’est-ce pas ? »
Le mainate, humilié et embarrassé,
Jura, mais un peu tard, que nul ne l’y prendrait plus.

En terminant cette nouvelle version de la fable, je me dis que j’aurais pu compliquer un peu plus l’exercice en faisant un lipogramme en A-O par exemple ou O-I. Ce sera pour une prochaine fois : celui-ci vous donne déjà un bon aperçu du résultat que l’on peut obtenir.

Si vous voulez en apprendre davantage sur le lipogramme, inscrivez-vous au coaching « Ecrire comme un Pro » en renseignant votre prénom et votre e-mail dans le formulaire de la colonne de droite. Chaque semaine, vous recevrez des conseils avec des exercices basés sur des jeux d’écriture. Le lipogramme est au menu de la deuxième semaine.

Rendez-vous la semaine prochaine pour une histoire à 4 voix.

Crédit photo : Lip Kee

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83 réponses à Jeu d’écriture 2 : le lipogramme

  1. Cécile dit :

    Bonsoir,
    Je découvre votre blog qui m’intéresse beaucoup !
    Je reviens demain pour une lecture plus attentive et pour m’amuser à certains petits jeux d’écriture.

    Bonne soirée et merci pour ce blog fort appétissant !

  2. Aicha dit :

    Bonjour,
    je vous remercie pour ce blog, j’adore et je trouve que c’est créatif et encore plus un coup de pousse pour ceux qui ont besoin d’aide, comme moi.
    j’adore écrire et je veux vraiment me lancer dans ce domaine et j’ai juste besoin d’aide et de conseil.
    je ferais un tour sur ce blog
    Cordialement.

  3. Ping : Jeu d'écriture 3 : l'histoire à 4 voix

  4. Viviane dit :

    Les lipogrammes, c’est ce que je trouve de plus compliqué en écriture, car m’étant toujours donné dans ce type de consigne celle ( supplémentaire) de conserver le nombre d e pieds ou la structure de la phrase; Bravo pour ton modèle, quand je serai plus disponible côté enfants, petit fils et vieille maman, je reviendrai jouer ;o))

    • rebecca dit :

      C’est vrai que ce n’est pas facile si on veut conserver toutes les règles du poème :-) Je n’ai d’ailleurs pas essayé ici, j’ai livré le texte tel qu’il m’est venu : un premier jet en quelque sorte. Je l’aimais bien, alors je l’ai gardé !

  5. Pucca dit :

    Très bon exemple : je n’aime pas trop l’histoire du chaperon rouge. Il serait intéressant de s’exercer sur les fables de la Fontaine. Pour ma part, c’est ce que je vais faire.

  6. Valentyne dit :

    bonjour Rebecca

    Ma petite participation à cet exercice (pas évident du tout mais sympathique) :
    http://l-echo-des-ecuries.over-blog.com/article-lipogramme-sur-la-banquise-1-95918492.html

  7. Pucca dit :

    bonjour,
    je suis tout à fait d’accord pour dire que le lopigramme est un exercice difficile. Heureusement, avec internet, il assez facile d’avoir une liste de synonyme qui ne contient pas la lettre O. Donc, voilà, je me suis essayée. Toujours avec notre petit chaperon rouge qui voici :

    Le Petit Chapeau Bleu

    Il était une nuit, une maman qui aimait tant son fils, qu’elle lui avait fait le plus beau des chapeaux bleus.

    Au village, les gens l’appelait « Le Petit Chapeau Bleu »

    Le Petit Chapeau Bleu avait une grand-mère qui habitait seule à l’autre extrèmité du village.
    La vieille dame très âgée, quittée très rarement sa cabane.

    Un après-midi, la maman du Petit Chapeau Bleu lui dit :

    « Ta grand-mère a glissé et s’est cassé la jambe. Je lui ai préparé des galettes, du lait et un verre de marmelade. Tu vas le lui amener car elle n’a rien mangé depuis sa chute. Mais ne quitte pas les pavés, car ton père a remarquer des traces de griffes de lubins dans les ruelles ».

    Le Petit Chapeau Bleu rassura sa mère avant de l’embrasser tendrement en la serrant entre ses bras. Puis, attrapant le panier, il s’en alla en sautillant;

    Mais dans les ruelles du village, se cacher un lubin affamé.
    Quand il vit l’enfant, il faillit lui sauter dessus. Mais en agissant ainsi, il risquait d’attirer les gens du village qui s’empresseraient de le tuer.

    Rusé, le lubin s’approcha lentement du jeune enfant pour ne pas l’effrayer et le salua aimablement :

    - Salut, jeune homme.
    - Sa-sa-salut, lui répondit l’enfant, effrayé.
    - Comment t’appelles-tu ?
    - Le Petit Chapeau Bleu
    - Et chez qui vas-tu par cette belle nuit ?
    - Chez ma grand-mère qui habite seule à l’extrèmité du village
    - Seule !! Mais c’est dangereux pour une vieille femme !

    Le lubin savait de qui il s’agisait.

    - Prends ce chemin. Il te raménera plus vite chez ta grand-mère.
    - C’est gentil, merci !

    Et chacun partit dans un sens.

    Quand le Petit Chapeau Bleu arriva enfin devant la cabane de sa grand-mère, il frappa à l’entrée.

    - Qui est là ? demanda un hurlement très bizarre
    - C’est le Petit Chapeau Bleu, grand-mère ! Cria-t-il en pensant qu’elle devait subir le martyre à cause de sa jambe cassée.
    - Entre mon enfant !

    Il aperçut sa grand-mère dans son lit. En remarquant sa tête, le Petit Chapeau Bleu se dit qu’elle était bien brave de subir un tel malheur sans se plaindre.

    - J’ai ramené des galettes, du lait et un verre de ta marmelade préfèrée.
    - Merci cher enfant…, bava la grand-mère.
    - Grand-mère, que vous avez de grandes faveurs
    - C’est afin de mieux t’entendre Petit Chapeau bleu
    - Que vous avez un grand nez…
    - C’est afin de mieux te sentir, cher enfant
    - Que vous avez de grands yeux
    - C’est afin de mieux te regarder…
    - Que vous avez de grandes dents…
    - C’est afin de mieux te manger mon enfant !!

    À ces verbes, le Petit Chapeau Bleu se mit à hurler si puissament que le village entier fut alerté et que le lubin en fût destabilisé pendant un instant, le temps que ses esprits reprennent leur calme.

    Mais déjà, dans les rues du villages, les sabots claquaient sur les pavés en s’avançant très rapidement de la cabane de la vieille dame.
    Les gens du village étaient armés de haches, de massues et de pieux.

    Le vilain lubin n’eut guère le temps de déguster le repas frugale tant espèrer. Il savait son heure venue. Déjà, une massue s’abattait sur sa tête, un pieu passé dans le ventre et enfin, une hache finement aiguisée s’abattait sur sa nuque. Décapité, le lubin fut vaincu !!!
    Et ce fût la fête au village !

    • rebecca dit :

      Bonjour Pucca,

      j’ai bien apprécié ton lipogramme, la transformation du Petit Chaperon rouge en garçon et la présence du vilain lubin (je me demande bien à quoi il ressemble celui-là !).

      Malheureusement, il reste quelques mots avec des « o » : « mon », « sabots », etc.

      à bientôt

      • PELGRIN JACQUELINE dit :

        J’apprécie beaucoup votre page mais ce que je goûte moins … ce sont les personnes qui s’essayent à vos exercices de lipogramme….. mais qui font des fautes d’orthographe ! il ne faut pas mettre la charrue avant les boeufs!!!

  8. Ping : Jeu d'écriture 4 : jouons avec l'assonance

  9. Pucca dit :

    bonjour Rebecca,
    en effet, mais tu sais comment c’est, quand on écrit, on se laisse emporter… bref, je peux faire mieux, mais c’est aussi la première fois que je participe à de tels exercices.

    Le lubin est un loup (en langage patois peut-être)
    voilà, je te dis au prochain exercice

  10. Scriptorium dit :

    Très, très très en retard mais je me suis amusé… en respectant la règle du
    lip(o)gramme
    Un beau matin , Madame la Pie réputée pour ses emprunts
    Récupéra un beau brie, bien fait pour tous les siens
    Un brie, me diras tu ? Mais dans quels desseins
    Et bien, pour la pitance, maudit et triste crétin

    Fière de ce recel elle le carra dans le bec
    car c’est dans le bec que le vieux brie scarre
    Mais place à la scène vite et sans retard

    Un bel Ysengrin passe par là et l’entreprend aussi sec
    « Super la Princesse, quelle élégance raffinée !
    Si tu chantes aussi bien que t’es sapée
    je t’emmène derechef faire la Star’Ac dès demain matin
    Avec ta queue splendide, c’est sur tu vas gagner haut la main

    Devant ces arguments, la pie ne fait ni une ni deux
    Elle fait la fière, se dandine se pavane au mieux
    elle se sent chanteuse, débute par du Piaf
    Et se met à rêver de l’Audimat, des belles stars du PAF.

    Le brie, avant bien calé dans le bec, prend la tangente, chute et s’affale dans l’herbe
    Il n’en faut pas plus à Ysengrin qui kidnappe le cheese, raille la Pie démunie et acerbe
    Tu t’es fait prendre ma belle, fallait pas me suivre sur ce chemin là pas entendre le beau parleur
    Avec des espèces tel que Messire c’est sur avec ça tu meurs !
    Ça vaut bien un brie
    Hein, tu ne penses pas ma mie

    Pauvre princesse déchue, la Pie prit la haine, une paire de minutes, peut-être même une heure
    Elle râla, gueula, « Plus jamais ça » tempêta-t-elle
    Mais… qui sait si elle ne s’est pas fait reprendre au jeu du bel hâbleur

  11. Pucca dit :

    super génial ! malgré « bien fait pour tous les siens »

  12. Sixtine dit :

    Le premier lipogramme de toute ma vie… j’ai fait ce que j’ai pu. Une chose est certaine, il n’y a pas de « O »… par contre, je ne suis pas convaincue du reste. J’attends vos commentaires, quels qu’ils soient.
    Voici donc :

    La petite fille au chapeau bleu

    Nicky était une attachante petite fille d’une dizaine d’années. Elle avait sur la tête un charmant – à ses yeux d’enfant – petit chapeau bleu, elle l’aimait tellement qu’elle le mettait chaque matin. Il ne ressemblait à rien, mais elle le vénérait et sa mère ne savait que faire afin que sa fille se décide à enlever ce hideux béret.

    L’enfant vivait dans une famille heureuse et unie. Ses parents étaient mariés depuis quinze ans, ils avaient deux filles, Nicky et Amy, huit ans. Les fillettes étaient gaies, travaillaient bien en classe et se disputaient très peu.

    Nicky était l’alliée de sa grand-mère maternelle. La dame de septante ans était mariée à un ancien militaire, geignard, jamais heureux et régulièrement dans les jambes de sa femme, à se plaindre de l’ennui qui le traquait, même la nuit, dans ses cauchemars. Nicky était, de ce fait, une aide précieuse. Elle faisait rire sa grand-mère au détriment du grand-père, elle se plaisait à l’imiter : elle grinchait, geignait en le suivant de pièce en pièce. Cela faisait rire sa mamy et, bien évidemment, faisait râler papy.

    En ce dernier samedi de juin, beau et chaud, Nicky décida de se rendre chez sa grand-mère par le chemin de campagne qui serpente près des grands arbres. Elle n’avait pas pris la peine d’avertir sa maman de ce trajet, elle était décidée à se prendre en main et devenir indépendante.
    Elle se mit le fameux béret bleu sur la tête – malgré la chaleur – prit un petit sac qu’elle remplit de victuailles sucrées, qui raviraient sa pauvre mamy qui état interdite de sucreries depuis quelques années.
    Elle prit la fuite en silence et, arrivée sur le petit chemin, elle était tellement heureuse de la mauvaise blague qu’elle venait de faire à ses parents, qu’il lui prit la furieuse envie de crier à tue-tête.

    Elle entama l’air préféré de sa cadette : « Bava s’a ca ma sarpatte a parda, Ma la macha, ma la macha, Bava z’a ça ma sarpatte a parda, Ma la macha ma ravana. » Ça la faisait marrer de hurler, ça la changeait de l’ambiance familiale qui, même si elle s’y sentait bien, était en général guindée.

    Malheureusement, ces hurlements attirèrent à elle un animal bizarre, mi-humain, mi-animal. Ses yeux luisaient en la regardant et ses dents étaient d’un blanc éclatant. Elle prit peur et tenta de fuir sur ses petites jambes, mais la bête la rattrapa et, en minaudant, lui faisant des risettes, parvint à garder l’enfant près de lui. Elle ne demandait qu’à être en sécurité et il était parvenu à la convaincre qu’il était un camarade fiable, qu’il allait la défendre des méchants qui venaient de la clairière, ils les avaient vus.

    Il lui demanda ce qui la rendait si gaie. Elle lui dit qu’elle venait de faire une petite plaisanterie à ses parents en ne leur disant pas qu’elle allait chez sa grand-mère.
    L’humain afficha un intérêt certain face à cet aveu. (Nul ne sait ce qu’elle fait, intéressant).
    – Je peux t’aider à trimbaler ce sac ? La petite fille acquiesça, elle était naïve et cependant hardie.

    Les deux amis se mirent en chemin. Arrivés chez la mamy, l’étrange animal ferma les lèvres de l’enfant de sa vilaine patte velue, frappa l’huis et dit à la grand-mère :
    -Madame, je suis avec Nicky, elle s’est blessée grièvement sur le chemin, il faut que je puisse entrer afin de lui faire un pansement.
    La grand-mère, presque aussi naïve que sa petite-fille, entrebâilla l’entrée… elle fut renversée par le fielleux animal, il la fit basculer sur le canapé et se mit à la ficeler avec des attaches qu’il cachait dans sa chemise.
    Pendant ce temps, Nicky, qui avait récupéré ses esprits, sentit la nécessité de hurler, l’ami ne semblait plus très amical.
    Le grand-père, qui faisait une sieste et n’avait rien entendu, fut réveillé en sursaut par les hurlements, attrapa le fusil qui ne le quittait jamais, quitta la pièce, eu vite fait de jauger la nature du drame qui se tramait devant lui, il épaula et prit à peine le temps de viser, mais il tira juste et l’être malveillant fut abattu d’une balle en pleine tête.

    Nicky alla se réfugier dans les bras de sa grand-mère et pendant ce temps, le papy appela les gendarmes. Ils arrivèrent dans le quart d’heure et, en apercevant le cadavre, ils félicitèrent la famille car ils venaient d’échapper à un dangereux assassin.

  13. Sixtine dit :

    @Pucca
    Sorry Pucca, sans le vouloir, j’ai également pris le chapeau bleu, mais je viens juste de lire ton texte (après avoir posté le mien) et je suis soulagée de constater qu’ils n’ont rien en commun… ouf, pas de plagiat en vue :)

    Pour le mien, je me suis assez éloignée de l’original, mais j’ai fait comme Rébecca, en un jet et 40 minutes… donc, le résultat n’est pas au top.

    Belle semaine à toutes et tous.

    • rebecca dit :

      Bravo Sixtine pour ce texte ! Il est très bien écrit et, de ce fait, on en oublie complément qu’il s’agit d’un lipogramme :-)

      J’ai particulièrement aimé les libertés prises avec le conte de départ !!!

      • Sixtine dit :

        Merci Rébecca, c’est très gentil. J’avoue, j’ai beaucoup de mal à rester proche de l’original (quel que soit le texte), j’ai peur que ça manque d’ »originalité » justement, mais peut-être que ça viendra un jour, quand j’aurais acquis un peu de ton talent :)

        Belle journée à toi.

  14. Pucca dit :

    bravo Sixtine ! t’as fait preuve d’une belle imagination. T’as tout de même gardé la base de l’histoire.

  15. FR dit :

    Bonjour

    Depuis que j’ai découvert ce blog, je m’éclate. Ce lieu est accueillant et bien rempli. J’y dépose une tentative de lipogramme en « o » (le premier de ma vie aussi) sur la question du « pourquoi écrire? » , repéré en tant que projet d’article (attendu) de Rébecca et assez résonnant chez moi depuis l’interview de Régis.

    Cordialememt
    FR

    Une question qui est de celle les plus soulevées, ici où plus loin, est celle-ci : pourquoi écrire ? Entendu sur les ondes hier sur son dernier opus que je ne peux citer ici (idem pour son nom, cf règle du jeu), Régis J. évoque l’égocentrisme en reflet comme motif premier du geste de l’écriture. Je me dis que Régis J. n’ignore nullement son sujet puisqu’il fut de nombreuses fois édité et distribué, voire prisé. Le temps que cet homme consent pour l’écriture est sûrement plus long que celui que je me permets pour honorer mon poste. Réflexion pliée, je me dis que ce mobile se doit de figurer sur une pile. Quoi mettre en plus? Dire une histoire, exprimer des sentiments, défendre des opinions, jouer ou se jouer des lettres et des mots. Ces défenses sont nobles, essentielles, justifiées d’elles-mêmes. Ceci dit, sont-elles si mûres et imprégnées de vérité que nous puissions les mettre en premier sur une liste, qui comprend le propos de Régis J., je précise. Peut-être que non, en définitive: seul est celui ou celle qui écrit, seul reste celui ou celle qui récolte le fruit de ses écrits. Et comment ?

  16. FR dit :

    Euh… C’était un lipogramme en « a »… Je vais me coucher.

    Cordialement
    FR

  17. monique durieux dit :

    bravo sixtine pour cette jolie histoire et maintenant je sais ce qu est un lipogramme lol

  18. Pucca dit :

    voilà un lipogramme qui sort de l’ordinaire…. sur le ton de l’article.
    Faut toujours une première fois… ne t’arrête pas

  19. sandycend dit :

    Bonsoir Rebecca, ca y est j’ai fait le lipogramme.

    Bibi : le bonnet est un chapeau, bibi est un mini chapeau
    Grenade : pour rouge
    Canis : une espèce de loup

    qu’en penses tu ??? bonne soirée

    Il exista une petite fille qui avait été baptisé Bibi Grenade, parce que sa mère lui mettait régulièrement des mini chapeaux grenade. Dès que la fillette arrivait au village, les gens s’écriaient : tenez c’est Bibi Grenade.
    Bibi Grenada avait une grand-mère qui vivait seule de l’autre partie de la pinède. La vielle dame très âgée, ne quittait presque jamais sa petite fermette.
    Un matin sa maman lui dit : Grand-maman est malade, j’ai fait ce matin des galettes que ta grand-maman aime tant, gentille que tu es, va les lui amener avec ce camembert et cette petite jatte de marmelade. Mais ne quitte pas le sentier, car papa a vu des Canis qui errent dans la pinède.

    Bibi Grenade garantie qu’elle se méfiera puis, d’humeur très gai, elle mit sa cape grenade, un de ses mini chapeau grenade lui aussi, elle prit le petit panier que sa maman lui avait préparé.

    - Ne traine pas en chemin recommanda la maman.
    - Ne parle pas à des étrangers et reviens avant qu’il ne fasse nuit.

    Bibi Grenade lui fit un gigantesque baiser et partit en sautillant.

    Mais à quelques pas de là, un Canis affamé errait dans la lande. Subitement il vit l’enfant. Miam! miam! Il en saliva et il se lécha les babines en pensant au succulent dîner qu’il allait faire. Mais pas ici, pensa-t-il. Quelqu’un peut le remarquer de la cabane.

    Il se dirigea vers la petite fille : Salut! lui dit-il.
    Bibi Grenade se mit à trembler en l’apercevant, mais celui-ci reprit avec un air de satisfaction : Dis moi on t’appelles de quelle manière ? Bibi Grenade, lui fit peureusement l’enfant.

    Quelle est ta destination ? lui demanda gentiment le Canis. Une expression si tendre que la petite fille se sentit instantanément rassurée.
    Je vais chez ma grand-mère, expliqua Bibi Grenade. Elle habite à la fin de ce chemin.

    Le Canis avait déjà repérée la petite fermette.
    Je m’excuse, dit-il, je suis pressé. J’ai été ravi de cette petite entrevue. A plus !

    A la suite de cela, il s’enfuit à grandes enjambées dans la pinède et, ayant pris un chemin plus rapide, arriva en premier devant la fermette de la grand-mère.
    Il frappa d’un bruit mat !!! Qui est là ? demanda la vieille dame, étendu dans un grand lit.

    « Bibi Grenade »
    Susurra le Canis, qui était capable d’imiter !!!

    Tire la chevillette et la targette !
    s’écria la grand-mère, enchantée de la visite de sa petite fille.

    Le Canis tira la chevillette et il entra. La grand-mère sursauta de frayeur
    Il faut que tu me laisses la vie, supplia-t-elle. Je te cèderais l’ensemble de mes réserves.

    Mais le Canis avait un désir plus urgent. Il se précipita sur la grand-mère, lui arracha sa chemise de nuit, sa capuche en dentelle, et il enferma la vieille dame dans un dressing. Sans perdre une instant, il mit la chemise et la capuche, puis se glissa dans le lit, tira le plaid en laine jusqu’au museau, et il attendit.

    Pendant ce temps, Bibi Grenade, arriva avec un panier de victuailles et un bel agencement de fleurs qu’elle avait prit le temps de cueillir.

    Elle frappa d’une manière ferme à la fenêtre !!!

    Qui est là ? demanda le Canis, imitant au mieux sa grand-mère.

    Bibi Grenade

    Tire la chevillette et la targette ! s’écria le Canis. La petite fille leva les pieds, tira la chevillette et elle entra.

    Toute gaie, elle se dirigea vers le lit de la vielle grand-mère. Mais, en arrivant à sa hauteur, elle se dit, qu’avec cette capuche, sa grand-mère avait vraiment une tête bizarre actuellement.

    Mais, grand-mère ! Tu en as de grands yeux !

    Mes grands yeux me permettent de mieux te distinguer, ma petite enfant ! dit le Canis en ricanant.

    Tu ressemble à un Elfe !!!!

    C’est pour mieux t’entendre, ma petite enfant.

    Et tes dents ! s’écria Bibi Grenade. Tu as de grandes dents !

    C’est pour mieux te manger, ma petite enfant ! hurla le Canis.

    Il rejeta le plaid, et griffes en avant, il se précipita vers la petite fille.
    Criant avec une grande vigueur, elle s’échappa vers l’issue la plus rapide, mais elle tremblait tellement qu’elle n’arrivait pas à s’échapper.

    Or, le papa de Bibi Grenade était en train d’abattre des arbustes à quelques pas de là. Entendant des cris, il se précipita à vive allure vers la fermette,
    en arrivant, il aperçut le Canis et Bibi Grenade à travers la fenêtre,

    Il se précipita et, d’un heurte de hache, tua le Canis. Il était temps !
    Avec ses griffes, l’animal avait déjà épinglé la tunique de Bibi Grenade.

    Il serrait sa petite fille très tendrement dans ses bras jusqu’à ce qu’ils entendirent frapper, C’était la grand-mère, bien sûr ! Le Canis l’avait enfermé dans le dressing.

    La grand-maman était très heureuse qu’ils étaient là et les embrassa tous les deux.

    Le papa apporta le Canis dans un lieu très retiré de la Fermette.

    La grand-maman fit jurer à Bibi Grenade de ne plus jamais parler à aucun Canis, même s’il avait l’air très gentil.

    Heureusement, les galettes, le camembert et la coupelle de marmelade étaient malgré toute cette mésaventure dans le panier.
    Bibi Grenade et sa grand-maman s’en régalèrent en s’engageant à se rendre visite plus régulièrement.

    Mais sans le Canis désormais dit grand-maman !

    • rebecca dit :

      Bonjour Sandycend,

      j’ai bien aimé dans ton histoire le moment où le canis enferme la grand-mère dans le dressing ! Cela fait un peu anachronique mais c’est sympa :-)

      Je ne répéterai pas les remarques de Sixtine qui sont tout à fait juste et si tu es disposée à faire une petite relecture, c’est parfait !

      Bonne continuation

      • sandycend dit :

        Bonsoir Rebecca, je te remercie, je t’avouerais que parfois c’était un peu difficile de trouver des mots pour remplacer, c’est pour cela que j’en ai oublié. En tout cas je m’amuse beaucoup. J’ai refait le texte il me reste plus que les erreurs de syntaxe, j’ai hâte d’être à la semaine prochaine !!!!

  20. Sixtine dit :

    Bonsoir sandycend,

    Jolie retranscription de l’histoire mais… il y a de nombreux « o » (15) et aussi, j’espère que tu ne le prendras pas mal, des fautes d’orthographe, de syntaxe et de conjugaison.
    « Il exista une petite fille » n’est pas français.

    Voilà, ce n’est que mon avis, je ne suis pas Rébecca et c’est son blog :)

    Bonne soirée et bon week-end à toi.

  21. sandycend dit :

    bonjour Sixtime, je suis déçu, je pensais les avoir tous enlevés. Mais bon ce n’est pas grave, je me suis quand même bien amusée, je le ferais dans la journée pour mon compte personnel et je changerais les fautes de syntaxe. ; je te remercie pour tes remarques et j’en prends bien note, cela ne peut que me rendre service et m’aider à m’améliorer. Merci d’avoir pris du temps pour lire mon extrait !!! bonne journée à toi Sandrine

  22. Sixtine dit :

    Bonsoir Sandycend,

    Il est normal que je lise ton histoire. Nous sommes là pour nous entraider, c’est le but principal de notre passage ici.
    Je suis contente que tu n’aies pas mal pris mes commentaires.

    Bon dimanche à toi.

    Sixtine

  23. kurt wanker dit :

    je suis en plein exercice , je voudrais te remercier , pour tous car je manque cruellement de confiance en moi , et ton « blog » m’ a regonflé . Je posterais le lipogramme … enfin si vous voulez me lire bien entendu ….

  24. anne dit :

    Nous avons fait l’exercice à deux, et nous y avons pris énormément de plaisir.

    Voici donc l’histoire du Petit Chaperon Rouge, selon mon compagnon :

    Il était une légende…

    Au temps jadis, dans un village, vivait une petite fille
    Que ses habitants baptisaient la Petite Vermeille, quand elle déambulait dans les rues,
    Car elle s’abritait régulièrement d’un manteau à capuche vermeille
    Que sa maman lui avait fabriqué à la main.

    La Petite Vermeille, avait une grand mère,
    qui demeurait seule dans une ferme à l’extérieur du village, cernée d’arbres et de sapins touffus. Elle ne quittait guère les lieux à cause du grand âge de ses artères.

    Un matin, la maman de la Petite Vermeille apprit que Grand mère était malade.
    Elle décida de lui préparer les galettes qu’elle chérissait tant.
    Par gentillesse, la Petite Vermeille décida de lui amener ce panier
    Garni de laitage et de gelée de fruit.

    Les directives étaient fermes à l’égard de la Petite Vermeille :
    Ne pas quitter le sentier, Car des bêtes sauvages errent sur le chemin de la ferme.
    Très guillerette, elle fait le serment
    de rester vigilante, de ne parler à aucun individu et de rentrer avant la nuit.
    Elle revêtit manteau et capuche, embrassa sa maman,
    Le panier en main, elle exprima l’allégresse satisfaite par le désir de rendre visite à sa grand mère.

    Maman avait vu juste, un canidé sauvage, affamé, traînait bien dans ces lieux.
    Il avait repéré l’enfant sur le sentier
    Et pensait au succulent repas qu’il allait se faire, en se léchant les babines.
    Mais le risque était grand de satisfaire sa faim sur place, si près des pénates.

    Il fît le pas vers la petite fille, en la saluant.
    La Petite Vermeille se mit à trembler en l’apercevant.
    Il insiste avec un large rire, en lui demandant l’appellation de baptême ?
    La petite Vermeille, lui réplique-t-elle peureusement.

    Que me vaut ta présence ici même ?
    Lui demanda le canidé sauvage, avec calme et apaisement.
    Si calme, que la petite fille se sentit rassurée.
    Je vais chez ma Grand Mère, expliqua la Petite Vermeille,
    Elle habite à la ferme, à la fin du sentier après les sapins.

    Le canidé sauvage savait très bien l’existence de la ferme
    Excuse ! mais je suis pressé et ravi de ta présence, qui c’est ?
    Peut être te reverrais-je, j’en serai enchanté !
    Après, ses dires si gentils, il s’enfuit dans les feuillus.
    Et, ayant prit un chemin plus rapide
    Il arriva premier devant la ferme de la grand-mère.

    Il frappa. Qui est là ? répliqua la vieille dame, dans le lit.
    La Petite Vermeille ! dit le canidé sauvage.
    La clé est sur le seuil, entre ! s’écria la grand-mère
    Heureuse, de la visite de sa petite fille.

    Le canidé sauvage entra, la grand-mère fut pétrie de peur.
    Elle le supplia de la laisser en vie.
    Je te rassasierai de mes denrées alimentaires
    Malgré cela, le canidé sauvage avait une plus grande urgence
    Il se précipita sur la grand-mère, lui arracha sa chemise de nuit
    Le turban de dentelle de sa tête
    Et il enferma la vielle dame dans un placard.
    Sans perdre de temps, il enfila la chemise et le turban sur sa tête.
    Puis, entra dans le lit, tira les draps jusqu’au nez et attendit.

    Pendant ce temps la Petite Vermeille arriva avec le panier de denrées.
    Des fleurs à la main, qu’elle avait cueilli au passage
    Elle se présenta devant l’entrée et frappa !
    Qui est là ? demanda le canidé sauvage, imitant la grand-mère.
    La Petite Vermeille !
    La clé est sur le seuil, entre ! s’écria le canidé sauvage
    La petite fille se hissa à pas feutrés et entra.

    Avec un grand rire au lèvres, elle se dirigea vers le lit de sa grand-mère.
    Mais en la regardant de près, elle se dit qu’elle avait une tête étrange.

    Grand-mère ! tu en as de grand yeux !
    Je veux mieux te regarder petit enfant, répliqua le canidé sauvage

    Tu en as de grande feuilles !
    Je veux mieux t’entendre petit enfant

    Et tes dents ! s’écria la Petite Vermeille
    Tu en as de grandes dents
    Effectivement, c’est que je veux te manger ! hurla le canidé sauvage.

    Il rejeta le dessus de lit et griffes en avant, se précipita vers la petite fille.
    Criant à haute voix, elle s’échappa, mais tremblait tellement
    Qu’elle n’arrivait pas à se frayer un passage vers l’extérieur.

    Mais le papa de la Petite Vermeille, prés de là, équarrissait des arbres.
    Entendant des cris, il courut à vive allure vers la ferme.
    En arrivant, il aperçut le canidé sauvage et la Petite Vermeille à travers la fenêtre.
    Il se précipita, et d’un geste vif avec une hache, tua le canidé sauvage.
    Il était temps ! de ses griffes, il avait déjà arraché les habits de la Petite Vermeille.

    Le papa, heureux, serrait sa petite fille dans ses bras.
    Quand il entendit frapper dans le placard.
    C’était la grand-mère évidemment !

    La grand-maman était heureuse de leur présence et les embrassa.
    Papa emmena le canidé sauvage à une grande distance de la ferme.
    La Petite Vermeille prit l’engagement de ne plus parler à un canidé sauvage,
    Même s’il avait l’air très gentil.
    Heureusement, les galettes, le laitage et la gelée de fruit étaient en place dans le panier.
    La Petite Vermeille et la grand-mère s’en régalèrent et firent le serment de se parler régulièrement.

    Mais sans ce vilain canidé sauvage ! dit la grand-maman !

  25. anne dit :

    il doit encore trainer un O ou deux…..

    • rebecca dit :

      Bonjour Anne, je suis contente de savoir que l’exercice du lipogramme vous a bien amusé ! C’est d’ailleurs un exercice réussi.
      J’ai bien aimé le « Il était une légende » du début, ça plonge immédiatement dans l’ambiance. Pour les « o », je n’en ai trouvé que 2.

      Un conseil pour améliorer : certaines phrases mériteraient d’être reformulées pour être plus justes au niveau de la syntaxe (pas facile quand on réalise un lipogramme !).

      En tous cas, bravo à vous,

      à très bientôt

  26. miche dit :

    Bonjour Rebecca
    bonjour à tous
    Voilà mon lipogramme intitulé:
    La cigale et l’Abeille.
    La cigale ayant chanté
    Pendant l’été,
    Se surpris bien déçue
    Quand la bise fut venue:
    Pas un seul petit vermisseau.
    Elle alla crier misère
    Chez l’Abeille sa mégère,
    La priant de lui prêter
    quelques grains afin de subsister
    Jusqu’au printemps suivant.
    « Je te paierai en chantant
    Avant juillet jura l’animal,
    Intérêt et principal. »
    L’Abeille n’est pas prêteuse:
    C’est là un petit défaut.
    Que faisais-tu au temps chaud?
    Dit-elle à cette emprunteuse.
    De temps en temps subitement
    Je chantais, ne te déplaise.
    Tu chantais! J’en suis bien aise.
    Eh bien! danse maintenant.
    J’envoie en même temps un logarallye:
    Petit pépère sur un toit.

    Petit pépère, sur un toit perché,
    Tapait sur un clou avec courage.
    Petite mémère, pleine de curiosité,
    Lui demanda sans relâche:
    « Hé! petit pépère, que tu es en nage!
    que tu me sembles vert de rage.
    Sans mentir, si ton ouvrage
    Ressemble à un carnage,
    Tu es le roi de l’Afrique. »
    A ses mots petit pépère mord sur sa chique;
    Et pour montrer son désarroi
    Ouvre large sa main laisse tomber son je-ne-sais-quoi.
    Devin, petite mémère s’en saisit, et marmonne: »Mon petit pépère,
    Apprends que tout montage
    Réussit à tout crabe qui se contrôle sans relâche
    Cette leçon me vaut bien un pot de géranium »
    Petit pépère, en colère et déchu,
    Jura, mais un peu tard, qu’il n’y monterait plus.

  27. Ping : La fillette au chapeau de paille | Estelle V.

  28. Estelle V. dit :

    Bonjour Rebecca,
    Je suis un peu en retard mais j’ai terminé d’écrire le lipogramme sur le Petit Chaperon Rouge. Vous pouvez lire mon texte en cliquant sur ce lien : http://ecriresurlebitume.wordpress.com/2012/04/07/la-fillette-au-chapeau-de-paille/
    J’espère que cela vous plaira :)

  29. Ping : Jeu d'écriture 14 : liponomie !

  30. Alain dit :

    Moi ce que ma prof de français me demande est encore plus dûr :( Elle veut un lipogramme sur le petit chaperon rouge en « a » et en « o ». Je n’ai aucune inspiration et je suis en 2nde. Est-ce que quelqu’un pourrait me donner des petits indices? (je ne demande pas le lipogramme entier) Merci, si je trouve avant et que mon texte tien la route je vous le publierai.

    • rebecca dit :

      Bonjour Alain, je te conseille de noter d’abord les points importants de l’histoire et de réfléchir à la manière dont tu peux les écrire sans a et sans o ! Exemple : Petit Chaperon Rouge => Petit Béret Vert ; galette => biscuit ; grand-mère => mami etc…

  31. Alain dit :

    Ok merci pour ton conseil! Mais pas contre dans mami il y a un « a » :)

  32. Anaëlle dit :

    Bonjour Rebecca,
    voici mon travail, c’était très amusant !!
    (lettres interdites O et A)

    Le Pic vert et le Lynx

    Messire Pic vert, sur un pin perché,
    Détient entre le bec un brie,
    Messire Lynx, respire cette exquise senteur,
    Chemine puis entendit un Pic vert, il lui dit :
    « Hé, Messire Pic vert !
    Que tu illumines ! Que tu sembles sublime !
    Je te jure, si tu siffle une belle musique,
    Tel la finesse de tes plumes,
    Tu es le génie de ce pinède ! »
    Le Pic vert se sent merveilleux.
    Il veut stupéfier Messire Lynx,
    Et siffler une légère musique.
    Il dessers le bec et le brie glisse.
    Messire Lynx le prit et dit « Très cher Messire,
    Retiens qu’un gentil Lynx,
    Ne peut exister ici,
    Ce bel exemple mérite bien un brie, sûrement. »
    Messire Pic Vert, ennuyé et blessé,
    Jure ensuite, de ne plus être près d’un Lynx.

    voila ! je sais que je suis un peu (beaucoup) en retard mais je rattrape tout avec grand plaisir !

    • rebecca dit :

      Bonjour Anaëlle,
      Je trouve ton texte très réussi. Tu es parvenu à rester très proche de la fable de départ tout en respectant (ou presque !) la consigne du double lipogramme. Bravo !

      Un conseil pour améliorer ton texte : certaines tournures sont encore maladroites (j’ai conscience que la contrainte d’écriture rend les choses difficiles). Par exemple, au 4ème vers, il vaudrait mieux écrire « Chemine vers le Pic Vert et lui dit : « 

  33. Anaëlle dit :

    oh mince je viens de voir un a pour « la finesse » …

  34. Mukendi dit :

    bonjour Rebeca,
    je viens de terminer avec mon lipogramme O. J’avoue que ce n’étais pas facile au début. J’ai choisi la fable: le lièvre et la tortue. Evidemment ça sera: le lièvre et la cistude
    Rien ne sert d’aller vite; il faut partir à temps.
    Le liévre et la cistude illustre bien cet adage.
    Je parie, dit celle-ci, que tu n’atteindra pas
    Le premier ce but. -Le premier! es-tu sage?
    Repartit l’animal léger
    Camarade, prenez un purgatif
    Avec quelques chances ta démence peut se guérir
    -Sage, je parie derechef
    Ainsi fut fait; ils apprétèrent,
    Près de ligne d’arrivée, la mise.
    Il ne sert rien d’en discuter la valeur,
    Ni de qui sera l’arbitre.
    Le lièvre n’avait que qatre pas à faire:
    J’entends de ceux de ceux qu’il fait quand près d’etre atteint,
    Il s’écarte des chiens, les remit aux calendes,
    Et leur fait arpenter les landes,
    Ayant, dis-je, du temps de paitre,
    Se prélassant en scrutant
    Dans la direction du vent, il laisse la cistude
    Prendre l’allure de sénateur.
    Elle part, elle s’évertue;
    Elle se ha^te avec lenteur.
    Lui cependant méprise un tel succès
    Tient la gageure à peu d’estime
    Et pense qu’il y va de sa reputation
    De partir tard. Il pait, il se delsse;
    Il s’amuse autrement
    Qu’à la gageur. A la fin quand il vit
    Que l’autre atteignait presque la fin de la carrière
    Il partit tel un trait; mais les élans qu’il fit
    Furent vains: la cistude arriva la première.
    « Eh bien! lui cria-t-elle, avais-je pas dit:
    Elle sert à rien la vitesse?
    Je suis vainqeur! Et que serait-ce
    Si une carapace pesait sur tes pattes! »

    • rebecca dit :

      Bonjour Mukendi,

      Bravo pour la réussite de ton lipogramme. Comme tu le dis, ce n’est pas un exercice facile mais tu t’en sors très bien.

      Un conseil pour améliorer : une ou deux phrases auraient besoin d’être rectifiées au point de vue de la syntaxe comme « Elle sert à rien la vitesse » => « La vitesse ne sert à rien ».

  35. roland dit :

    je compte remercier en premier lieu Rebecca d’une part et d’autres part toute personne nous appuyant dans l’amélioration de ce blog et des nos techniques d’eritures.Quant à moi, ecrire c’est une bonne chose puisqu’elle nous laisse accoucher nos idées et faire parvenir les petites choses que nous avons pour etre appreciée ou pas ou pour nous corriger.Je vous demande des conseils et beaucoup d’accompagnement car la peur ,e detient.
    si vous avez quoi me dire; faites-le sur MODERE

    • rebecca dit :

      Bonjour Roland, merci pour tes encouragements.
      Par contre, j’ai supprimé tes coordonnées : attention à ne jamais laisser ainsi ses coordonnées sur internet, tu risques de te faire spammer !

  36. audrey dit :

    Voici mon lipogramme sans O

    Le Petit Béret Vert
    Au temps de Grand-Maman vécu…..
    Une petite fille appelée Béret Vert,
    Elle s’appelait ainsi car sa maman lui avait fait un très seyant béret vert.
    Au village quand elle marchait dans les rues, les habitants disait : Tiens c’est le petit Béret Vert !
    Le Petit Béret Vert avait une Grand-maman qui vivait seule à l’extrémité du maquis.
    La vieille dame, très âgée, ne quittait plus sa demeure.
    Un jour sa maman lui dit :
    Grand-Maman est malade, j’ai fait ce matin les galettes qu’elle aime Grand-Maman tant.
    Tu vas gentiment lui en amener avec ce délicieux chèvre frais et ce petit verre de marmelade.
    Mais ne quitte pas le sentier car papa a vu des chiens sauvages qui errent dans le maquis.
    Le Petit Béret Vert rassura sa maman et gaiement elle mit une cape verte, le béret vert made by mummy et pris un sachet hermétique afin que les victuailles restent au frais.
    Ne traine pas en chemin lui dit sa maman.
    Ne parle pas aux étrangers et reviens avant cette nuit !
    Le Petit Béret Vert embrassa sa maman et partit en sautillant.
    Près de là, un chien sauvage affamé errait dans le maquis.
    Il vit l’enfant. Miam Miam !!!! Le désir était si puissant qu’il pensa à manger l’enfant.
    Mais pas ici pensa t-il, les gens risquerait de m’en empêcher.
    Il fit un pas vers la petite fille. Ma que bella ! lui dit-il.
    Le Petit Béret Vert se mit à trembler en apercevant le chien sauvage,
    Mais celui-ci reprit gaiement.
    A qui ai-je l’immense plaisir d’être présenté ?
    Au petit Béret Vert dit-elle peureusement.
    Et que fais-tu par ici ? Demanda le chien sauvage amicalement,
    Si amicalement que le Petit Béret Vert se sentit immédiatement rassurée.
    Je vais chez ma grand-maman expliqua le Petit Béret Vert.
    Elle habite à la fin du sentier.
    Le chien sauvage su de quelle chaumière il s’agissait.
    Veux-tu bien m’excuser, dit-il mais je suis pressé. J’ai été ravi de ces quelques bribes échangées. A plus tard !
    A cet instant, il prit le maquis et empruntait un autre chemin à travers champs et arriva le premier à la chaumière de la grand-mère.
    Il frappa sur le chambranle en pvc.
    Qui est là, demanda la dame depuis le canapé lit.
    Le Petit Béret Vert ! Susurra le chien sauvage qui était un imitateur émérite
    Tire la chevillette et la clenche sautera ! Pressée de serrer sa petite fille dans ses bras !
    Le chien sauvage tira la chevillette et entra.
    La grand-mère sursauta !
    Ne me tuez pas, supplia t-elle.
    Je te ferais cadeau de mes victuailles.
    Mais le chien sauvage avait une bien meilleure idée.
    Il se précipita sur la grand-mère, lui arracha sa chemise de nuit, enleva le fichu de dentelle de ses cheveux,
    Et il enferma la veille dame dans une male.
    Sans perdre un instant, il enfila la chemise de nuit et le fichu,
    Puis s’installa dans le canapé-lit, tira le drap de lin jusqu’en haut du visage et attendit.
    Pendant ce temps, le Petit Béret Vert arriva avec le sac hermétique et un beau brin de lavande
    Qu’elle avait prit le temps de cueillir.
    Elle frappa à la vitre.
    Qui est là ? Demanda le chien sauvage imitant l’accent de la grand-mère.
    Le petit Béret Vert !
    Tire la chevillette et la clenche sautera.
    La petite fille sa hissa jusqu’à la chevillette et elle entra.
    Heureuse, elle se dirigea vers le canapé-lit de sa grand-mère.
    Mais arrivée à sa hauteur, elle se dit que sous le fichu,
    Sa grand-mère avait un air bizarre.
    Mais grand-mère, que tu as de grands yeux !
    C’est dans le but de mieux te regarder ma petite fille ! Dis le chien sauvage délicatement.
    Tu en as de grands appareils auditifs !
    C’est dans le but de mieux t’entendre ma petite fille !
    Et tes dents ! S’écria le Petit Béret Vert !
    Tu en as de grandes dents !
    C’est dans le but de mieux te manger ma petite fille ! Hurla le chien sauvage.
    Il rejeta le drap, et griffes en avant, il se précipita sur la petit fille.
    Criant à perdre haleine, elle s’échappa par la fenêtre mais tremblait tellement qu’elle n’arrivait pas à la faire basculer.
    Le papa du Petit Béret Vert fendait des bûches dans les parages.
    Entendant les cris, il se rua vers la chaumière.
    En arrivant il aperçut le chien sauvage et le petit Béret Vert à travers la fenêtre.
    Il se précipita et d’un lancer de hache, tua le chien sauvage. Il était temps !
    Avec ses griffes l’animal avait déjà agrippé la cape du Petit Béret Vert !
    Lanceur de canifs à ses heures, le papa serrait sa petite fille dans ses bras ;
    Quand ils entendirent des bruits venant de la male.
    C’était la grand-mère bien sur !
    La Grand-Maman était très heureuse et les embrassa.
    Le papa amena le chien sauvage à mille lieues de là.
    La grand-maman fit jurer au Petit Béret Vert de ne plus parler aux chiens sauvages, même s’il avait l’air gentil.
    Heureusement, les galettes, le chèvre frais et la marmelade étaient dans le sac hermétique.
    Le petit-Béret Vert et sa grand-mère se régalèrent en se disant qu’il faudrait qu’elles se rendent visitent régulièrement.
    Mais sans le chien sauvage dit grand-maman !

  37. Val dit :

    Voici finalement mon lipogramme en « o ». J’ai tenté de rester le plus proche possible de l’histoire d’origine Le Petite Chaperon Rouge.

    La Petite Tuque Blanche

    Emma était une petite fille ravissante, un peu tête en l’air et d’un naturel guilleret. D’envahissantes frisettes encadraient le visage rieur de cette charmante enfant. Frisettes que sa mère avait vainement tenté de maîtriser. Deux hivers auparavant, sa Mère-grand lui avait tissé une petite tuque blanche afin d’y parvenir mais en vain.
    Mais depuis ce temps là, simplement par pur plaisir, Emma mettait sa petite tuque blanche dès le matin au réveil et ne l’enlevait que dès qu’il faisait nuit. Cette habitude de garder sa tuque visée sur sa tête en permanence faisait que les habitants du village l’appelaient la Petite Tuque blanche.

    Sa Mère-grand habitait là-haut, dans le massif, dans un petit mais ravissant chalet abrité du vent par de majestueux sapins.
    D’après les dernières rumeurs, en ce début d’hiver, Mère-grand avait attrapé une vilaine grippe et préférait demeurer au chaud afin de guérir au plus vite.
    La maman d’Emma, bien au fait de ces rumeurs, prépara de délicieux pancakes agrémentés d’une gelée de bleuets qu’elle plaça dans un panier, ainsi que l’un de ses remèdes « magiques » s’il en est, à base de racine de guimauve et d’extrait de sapin.

    La Petite Tuque blanche décida de partir sur le champs, prit le panier de victuailles et se dirigea à grands pas vers le village de sa Mère-grand, situé à deux miles et demi de sa demeure.
    Gambadant et sifflant gaiement, Emma ne s’aperçut pas immédiatement de la présence d’un « individu » digne des anciennes légendes, qui la suivait pas à pas depuis quelques temps déjà. Cette créature, entièrement « vêtue » d’un pelage aussi blanc et lumineux que la neige, passait inaperçue très facilement, ce qui explique qu’Emma pensait rêver éveillée quand elle vit la neige changer de place, en fait, quand la créature décida de se diriger vers elle.
    « Que fais-tu ici, belle enfant ? », demanda le Yéti
    Plus surprise qu’effrayée, Emma n’hésita pas à discuter avec lui. Qui sait, peut-être un futur ami !
    Elle lui précisa qu’elle devait se rendre chez sa Mère-grand lui remettre victuailles et remède de la part de sa maman.
    « Sa demeure est-elle située dans le village de Dune ? lui demanda le Yéti.
    - C’est exact, c’est le petit chalet vert au milieu des immenses sapins à présent chargés de neige. »
    Le Yéti avisa la fillette qu’il rendrait lui aussi visite à sa Mère-grand afin de l’aider en sa demeure en attendant qu’elle guérisse, par exemple, veiller à ce que le feu de cheminée ne s’éteigne pas. Il suggéra à Emma un autre trajet afin, lui dit-il, d’arriver plus rapidement chez sa Mère-grand.
    Dès qu’Emma emprunta cet itinéraire inédit, le Yéti se rua sur le même chemin à cela près que lui savait qu’il arriverait le premier en prenant le chemin de traverse.
    La fillette réalisa que ce trajet était vraiment différent de celui qu’elle suivait d’habitude, apprécia le changement et admira le paysage sans prendre gare au temps qui passait.
    Pendant ce temps là, le Yéti était arrivé chez Mère-grand et s’apprêtait à frapper à l’entrée de la demeure.
    « Qui est là ?, demanda Mère-grand
    - C’est Emma, la Petite Tuque blanche (dit le Yéti en changeant sa manière de parler), avec, dans un panier, victuailles et remède de la part de ma maman. »
    Mère-grand cria :
    « Mais entre chère enfant et referme vite. »
    A peine entré, le Yéti affamé se jeta sur Mère-grand et la mangea aussi vite qu’il pût.
    Il prit ensuite la place de Mère-grand dans le lit, ajusta les draps jusqu’à ses yeux et cacha le haut de sa tête avec le fichu qui était sur la table de chevet. Ceci fait, il attendit patiemment l’arrivée de la fillette.
    Puis arriva enfin Emma qui frappa de sa petite main.
    « Qui est là ? »
    La petite Tuque, surprise par sa manière de parler, se dit que la grippe devait être particulièrement méchante cette année et finalement dit :
    « C’est Emma, la Petite Tuque blanche, avec dans un panier victuailles et remède de la part de ma maman. »
    Et le Yéti de dire :
    « Mais entre vite ma chère enfant, le temps est mauvais, ne reste pas à l’extérieur. »
    Dès qu’elle fût entrée, le Yéti lui demanda de mettre les victuailles et le remède sur la huche, de ranger le panier et de venir avec lui dans le lit afin de le réchauffer un peu.
    Dès qu’elle fût entrée dans le lit, la petite se dit que sa Mère-grand avait bien changé et s’exclama :
    « Ma Mère-grand, quels grands bras !
    - Ainsi, je peux mieux te serrer dans mes bras.
    - Ma Mère grand, quels grands yeux !
    - Afin de mieux te regarder chère enfant.
    - Ma Mère-grand, quelles grandes dents !
    - Afin de mieux te manger », et ceci dit, le Yéti se jeta sur l’enfant et la mangea.

    FIN

  38. Leila dit :

    Voici le mien ! J’ai douze ans, & aujourd’hui je me lance dans ces exercices (c’est aujourd’hui mon deuxième ! :D ) Je garde le même support : Sensation, de Arthur Rimbaud !

    Voici l’original :

    SENSATION
    Arthur RIMBAUD
    (Charleville 1854 – Marseille 1891)

    Par les soirs bleus d’été, j’irai dans les sentiers
    Picoté par les blés, fouler l’herbe menue:
    Rêveur, j’en sentirai la fraîcheur à mes pieds.
    Je laisserai le vent baigner ma tête nue.

    Je ne parlerai pas, je ne penserai rien:
    Mais l’amour infini me montera dans l’âme,
    Et j’irai loin, bien loin, comme un bohémien,
    Par la nature, – heureux comme avec une femme.

    Et voici la mienne, sans les  »O » :

    Effet

    Par les nuits d’été, j’irai dans les sentiers,
    Gratter par les Blés, Aplatir l’herbe menue :
    Rêveur, j’en sentirai la fraîcheur à mes pieds.
    Je laisserai le vent baigner ma tête nue.

    Je ne parlerai pas, je ne penserai rien:
    Mais la gaieté infinie me pénétrera dans l’âme,
    Et j’irai là, ici et là, pareil à un individu perdu.
    Par la Nature, – Heureux pareil qu’avec une femme.

    ~~~~~~

    Je ne suis pas très contente de mon oeuvre, mais bon, je vais m’améliorer ;)

  39. Marie-Martine dit :

    Bonjour à tous
    Moi aussi voici mon lipogramme en « O ». J’ai essayé de faire une histoire un peu différente du petit chaperon rouge

    Petite Capuchette vermeille
    Dans un beau village, était bien aimée Petite Capuchette vermeille, particulièrement par sa grand-mère. Elle ne savait qu’entreprendre et lui faire plaisir. Un matin, elle lui fit cadeau d’une petite capuche de dentelle vermeille, qui lui allait très bien, tant et si bien qu’elle refusa d’en mettre d’autres. Ainsi, elle fut appelée « Petite Capuchette vermeille ».
    Un matin, sa mère lui dit :
    - Viens ici, Capuchette vermeille : prend cette part de gâteau et un pichet de lait. Amène-les à ta grand-mère ; elle est bien malade et bien faible ; elle s’en délectera ; fait vite, avant qu’il ne fasse excessivement chaud. Et quand tu seras en chemin, soit bien sage et ne t’écarte pas de celui-ci, autrement, tu casserais le pichet et ta grand-mère n’aurait plus rien. Et quand tu arriveras chez elle, ne manque pas de la « Saluer » et ne vas pas fureter ailleurs.
    - Je ferais ce qu’il faut, dit Petite Capuchette vermeille à sa mère. La fillette lui dit à plus tard. La grand-mère habitait, au beau milieu de la clairière, à bien une demi-heure du village. Quand Petite Capuchette vermeille arriva près dans la clairière, apparut devant elle un Canidé. Mais elle ne savait pas que c’était une vilaine bête et ne le craignait guerre.
    - Salut, Capuchette vermeille, dit le Canidé
    - Salut, Canidé dit Petite Capuchette vermeille
    - Quel chemin vas-tu prendre à cette heure, Petite Capuchette vermeille ?
    - Je vais chez ma grand-mère
    - Qu’as-tu mit dans ce panier ?
    - Du gâteau et du lait. Hier, ma mère a fait de la pâtisserie pour ma grand-mère, ça va lui faire du bien et la ragaillardir.
    - Dans quelle chaumière vit ainsi ta grand-mère, Petite Capuchette vermeille ?
    - Eh bien ! elle habite à quelques mètres d’ici, dans la clairière. Sa chaumière est surplombée par une triade de beaux chênes ! En-deçà, il y a une haie d’aveliniers, tu sais bien ! Dis Petite Capuchette vermeille.
    - Le Canidé se dit : « Enfin un mets bien jeune et bien tendre, un vrai régal ! Il sera finalement bien meilleur que la vieille. Il faut que je m’y prenne habilement pour attraper les deux ! ».
    Il la délaissa arrivé à la fin du chemin et dit :
    - Petite Capuchette vermeille, regarde ces belles fleurs de part et d’autre. Tu devrais mieux les regarder ? J’ai le sentiment que tu n’entends même pas les piafs qui chantent si magnifiquement. Tu marches de la même manière que si tu allais au séminaire, tandis que tout est si beau, ici, dans la futaie ?
    Petite Capuchette vermeille écarquilla les yeux et quand elle vit que des lumières chaleureuses dansaient de-ci, de-là à travers les arbres, et combien la futaie était plein de fleurs, elle pensa : « Si j’amenais à ma grand-mère un beau bouquet de fleurs, ça lui ferait bien plaisir. Il est finalement encore temps et j’arriverai bien à l’heure ! ».
    Elle quitta le chemin, pénétra dans la futaie et cueillit les fleurs. Et, chaque fois qu’elle en avait cueilli une, elle se disait : « Là-bas, il y en a une plus belle » ; et elle y allait et pénétrait toujours plus ardemment dans la futaie. Le Canidé, lui cavalait directement vers la chaumière de la grand-mère. Il frappa à l’entrée.
    - Qui est là ?
    - C’est Petite Capuchette vermeille qui t’amène un gâteau et du lait.
    - Tire la chevillette, dit la grand-mère. Je suis très faible que je ne peux pas me lever.
    Le Canidé tire la chevillette, l’huis s’entrebâille et sans rien dire, il s’avance du lit de la grand-mère et il la mange. Pendant ce temps, Petite Capuchette vermeille avait fait la chasse aux fleurs. Quand la fillette en eut tant qu’elle put à peine les tenir entre ses mains, elle se rappela brusquement de sa grand-mère et reprit le chemin afin se rendre au plus vite auprès d’elle. Elle fut très stupéfaite que l’huis fut béant. Et quand elle entra dans la chambre, cela lui sembla si curieux qu’elle se dit : « Dieu, que je me sens craintive à présent. D’habitude, je suis si heureuse d’être auprès de ma grand-mère ! ». Elle s’écria :
    - Salut grand-mère !
    Mais nulle ne répliqua. Elle s’avança du lit et tira les rideaux. La grand-mère y était alitée, un chapeau de nuit tiré très bas sur le visage. Elle avait l’air bizarre.
    - Eh ! grand-mère, à présent tu as de grandes oreilles !
    - C’est afin de mieux t’entendre…
    - Eh ! grand-mère, à présent tu as de grands yeux !
    - C’est afin de mieux te distinguer…
    - Eh ! grand-mère, à présent tu as de grandes mains !
    - C’est afin de mieux d’étreindre…
    - Mais, grand-mère, à présent tu as une vilaine et grande luette !
    - C’est afin de mieux te manger !
    À peine le Canidé eut-il formulé ces termes, qu’il sauta du lit et avala la pauvre Petite Capuchette vermeille.
    Ainsi le Canidé eut apaisé sa faim, il s’alita, ferma les yeux et bruissa bruyamment. Un chasseur passait justement devant la chaumière. Il se dit : « Que cette vieille femme bruisse ! Il faut que je m’assure si elle a envie de mon appuis ». Il entre dans la chambre et quand il arrive devant le lit, il surprend le Canidé alité dans le lit.
    - Ah ! Bandit ! Dit-il. Il y a bien une éternité que je te cherche …
    Il se prépare à faire feu quand brusquement l’idée lui vint que le Canidé aurait bien pu avaler la grand-mère et qu’il serait peut-être ainsi temps de la sauver.
    Il ne tire pas, mais prend des ciseaux et commence à inciser le ventre du Canidé inerte. À peine avait-il entamé ce travail qu’il distingua Petite Capuchette vermeille. Après quelques instants elle se dégagea du ventre du Canidé et dit :
    - Ah ! Que j’ai eu peur ! C’était les ténèbres dans le ventre du Canidé !
    Enfin la grand-mère se dégagea elle aussi, arrivant à peine à respirer. Petite Capuchette vermeille se hâta de chercher d’épaisses pierres. Ils en remplissent le ventre du Canidé. Puis celui-ci se réveilla et essaya de s’enfuir. Mais les pierres étaient si intenses qu’il s’écrasa par terre et trépassa.
    Ils en étaient bien heureux : le chasseur dépiauta le Canidé et l’amena chez lui. La grand-mère mangea le gâteau et but le lait que Petite Capuchette vermeille avait amené. Elle en fut entièrement ragaillardie. Petite Capuchette vermeille cependant pensait : « Je ne quitterai plus jamais le chemin et n’irai plus jamais me balader dans la futaie, quand ma maman me l’aura interdit ».

  40. Morgane dit :

    Voilà ma contribution au lipogramme en « O », basé sur l’histoire du Petit Chaperon rouge.

    LA PETITE CAPUCHE BLEUE

    Il y avait, de ça bien peu de temps, une petite fille qui vivait dans une cité, en banlieue parisienne. Elle était perpétuellement vêtue d’une veste de survêtement à capuche bleue, ce qui lui valut d’être rebaptisée par chacun « La Petite Capuche Bleue ».

    Par une fraîche après-midi de janvier, sa mère lui dit :
    « Ma puce, ta mamie est malade, un truc de dingue. Emmène-lui ce sac, j’y ai mis des trucs qu’elle aime bien dedans, et embrasse-la de ma part ! »
    La fillette, qui kiffait sa grand-mère, accepta sur-le-champ, et attrapa le sac Liddl dans lequel sa mère avait mis une baguette de pain et du Nutella.

    La Petite Capuche bleue devait, afin de rallier l’immeuble de la mémé, traverser une cité mal famée. Désireuse d’être rentrée avant la nuit, elle se dépêcha de partir. Mais à l’angle d’un HLM, un gigantesque pitbull gris ne perdait rien de la scène. Dès que la fillette arriva près de la bâtisse, d’un saut, il lui barra la route. La gueule du chien bavait, et deux canines bien aiguisées apparaissaient. Enfin ses yeux injectés de sang achevèrent de paralyser de peur l’enfant.

    « Salut gamine ! Dit le chien, en prenant un air des plus aimables. Tu te ballades ? »

    La fillette, terrifiée, balbutia :

    - Je… Je vais chez ma mémé, qui habite après la Cité des Pins !
    - C’est à elle que tu amènes ce sac-là ? Demanda le pitbull, d’un air plus rassurant encore à mesure qu’il parlait.
    - Hinhin, acquiesça l’enfant de la tête. Elle a attrapé la crève et maman veut que je lui file ce sac de manger !
    - Quelle gentille gamine ! Dit le pitbull avenant. Elle en a de la chance ta mère-grand !

    Les manières et l’affabilité du chien dissipèrent peu à peu les craintes de la Petite Capuche bleue, qui se dit que finalement, ce pitbull-là était en fait une brave bête, bien différente des autres. Mais l’animal avait une idée derrière la tête… Ne serait-ce pas là une idée de génie que de se faire un festin de la grand-mère avant de prendre la chair tendre de la fillette en guise de dessert ?

    - Tu m’as inquiété pour ta grand-mère, dit le pitbull. Tu permets que je lui rende visite aussi ?
    - Carrément ! Répliqua la fillette, ravie.
    - Super ! Dit le chien. Eh, qu’est-ce que tu dirais de faire un jeu ? Après cet immeuble juste là, le chemin se sépare en deux. Je prends celui de gauche, et tu prends l’autre, d’acc’ ? Et le premier des deux qui arrive chez la mémé a gagné !

    La fillette accepta immédiatement, et chacun prit le chemin qui lui était attribué. Bien entendu, le chemin que le chien avait pris était le plus rapide, et il eut vite fait d’arriver à la maison de la grand-mère, tandis que la petite fille marchait tranquillement en ramassant les débris par-ci par-là qui lui semblaient les plus intéressants.

    Le pitbull fit retentir le « Ding Ding » de la demeure d’une de ses griffes, avant d’entendre une vieille dame demander qui la visitait.

    « C’est ta petite fille chérie, mémé ! Je t’amène plein de manger, qui va te faire passer la crève ! »
    - Entre ma petite, entre ! Dit la grand-mère. Prends la clef cachée dans le bac de géraniums et entre !

    Le chien fit ce que disait la vieille et entra. La pauvre femme eut à peine le temps de réaliser qui venait d’entrer, que le chien se jeta sur elle et l’avala entière !

    Deux heures avaient passé avant que la Petite Capuche Bleue n’atteigne enfin la demeure de sa grand-mère. N’apercevant le chien nulle part, elle pensa qu’elle avait dû gagner et arriver la première. Elle fit retentir l’alarme d’entrée de la demeure, et s’entendit demander « Qui est là? » de l’intérieur.

    - C’est Capuche Bleue, mémé ! Je t’amène une baguette de pain et du Nutella de chez Liddl !
    - Génial ! Entre, prends la clef qui traîne dans les fleurs et entre ! Allez, entre, j’ai la dalle !

    La petite fille attrapa la clef qu’elle fit glisser dans la serrure et entra. La demeure entière semblait privée d’électricité, et seuls quelques rais de lumière filtraient à travers les rideaux de la chambre, permettant seulement de distinguer quelqu’un dans le lit, les draps tirés jusqu’au nez.

    - Mémé ? Appela la Petite Capuche Bleue.
    - Entre ma petite, entre ! Viens plus près, allez ! Dit le chien, parlant bas, presque dans un murmure, afin que l’enfant ne se méfie pas.
    - Tu parles bizarrement, Mémé ! T’es vachement malade, dis !
    - M’en parle pas, dit le pitbull, une sacré saleté de crève que j’ai attrapé là !

    A mesure que ses yeux s’habituaient à l’absence de lumière dans la pièce, la fillette distinguait un peu mieux certains détails.

    - Hé, Mémé, t’as de grands bras, dis !
    - Beh, je peux mieux t’embrasser ! Rétorqua le pitbull.
    - Hé, Mémé, t’as un sacré pif !
    - Beh, je renifle mieux mes géraniums avec ça !
    - Hé, Mémé, t’as vraiment les yeux en vrac !
    - Eh, ça va, ça va, je suis malade, j’peux pas être nickel 24 sur 24, hein !
    - Hé, Mémé, t’as des grandes dents !!!
    - Enfin une remarque intéressante !! JE PEUX MIEUX TE MANGER !!! Hurla le pitbull en s’éjectant du lit et se jetant sur la fillette, qui n’eut que le temps de crier avant d’être avalée entière elle aussi.

    Un gars de la cité, qui passait par là, entendit les cris de l’enfant et entra dans la baraque précipitamment, le canif tiré, et vit le chien. Des murmures s’échappaient du ventre de l’animal, et le mec se jeta dessus. Il en fendit la chair, tuant la bête, et en fit s’extraire la Petite Capuche Bleue et sa mémé.

  41. Virginie dit :

    Et bien par quel biais puis je réaliser cet exercice sans utiliser la « lettre interdite » ?… Cruel dilemme c’est si dur généralement cette affreuse lettre qui ressemble à une éternelle rengaine est présent dans tellement de texte qu’il est presque imp… ,excusez ma bévue, presque infaisable que dis je chimérique de réussir cet exercice avec… habileté.
    Je débuterais par le début (même une phrase banale devient un calvaire) quel sujet prendre ?
    Ecrire en premier lieu le texte puis enlever « la lettre interdite » ? Mais peut être que cela finirait par ne garder aucun sens ?
    Je peux prendre un texte existant et l’arranger à ma manière ? Mais dans ce cas, par quelle ruse faire marcher l’imaginaire?
    Me servir du lexique du traitement de textes afin qu’il me diffuse de beaux équivalents ? C’est de la triche !
    Ainsi fut fait ! je n’utiliserais pas ces ficelles de brigands (…juste un peu) afin de réussir cet exercice !
    C’est dit ! Maintenant il faut se lancer mais…. aucun thème ne me vient à l’esprit.
    Que faire? Que dire ? Que écrire? Détresse, accablement je bascule vers le sens ténébreux de la puissance…. la puissance de l’empire s’empare des dernières petites parcelles d’idées qu’il me reste… je désespère… je m’enfuis…
    Décue de ce cette incapacité, frustrée et désabusée, je pars prendre le premier véhicule qui m’amènera vers une éternelle vie de débauche dans laquelle je me demanderais sans cesse « mais si j’avais essayer peut être que j’aurais réussi ? »

  42. touja dit :

    Bonjour Rebecca.
    Je trouve votre site formidable et les exos que vous nous proposez extra. j’ai essayé à mon tour de faire un texte sans la lettre « o ». Voici le résultat:
    Histoire sans « o »
    Le bicycle et sa maitresse
    il était un frein qui faisait du sur place sans s’acclimater de la pluie diluvienne. La bécane était en pleine sieste, sur sa selle en cuir désirable. Sa maitresse astiquait ses fers blancs en ayant en vue ses phares placides. Notre bécane pédalait d’aisance, malgré le sur place. il ne manquait que le frein qui l’enviait car celui ci faisait un clash au sujet des préférences de Madame sa maitresse.
    Ce frein aimait sa maitresse déambulant sur les sentiers des pins. Quand vint la nuit, le bicycle allumait ses lampes chercheuses et le frein attendait un signe de sa maitresse-fée. Rarement était-il demandé, ah vivement l’arrivée afin de se partager les lauriers: je suis le frein de tes tendres écarts, freines ma belle, à tes… mains je m’agrippe.

  43. SYLVIE PREVOT dit :

    Pas facile, mais très amusant (même là je n’utilise pas la 15e lettre de l’alphabet)

    En déchirant le papier qui dissimulait le cadeau d’anniversaire, l’enfant n’imaginait pas que ce présent la rendrait célèbre. Un certain Charles Perrault narrerait cette aventure terrifiante et apeurerait des enfants pendant des siècles.

    Maintenant, la petite fille s’extasiait :
    - « Merci maman ! Elle est si belle ! Une pèlerine ! J’en rêvais ! »
    - « La teinte te plaît-elle ? » s’inquiéta la mère. « J’ai hésité entre vert tendre et bleu azur avant de prendre celle-ci ! Tu aimes ? »
    - « C’est une merveille ! » Reprit l’enfant en essayant le vêtement. « Fraise écrasée ! Regarde ! Cela me va à ravir ! »
    - « Ta grand-mère sera heureuse de l’admirer ! Rends-lui visite ! Elle est un peu malade, cela la distraira. J’ai fait des galettes ce matin. Elle les aime tant ! Emmènes les avec un peu de beurre frais et de miel. Mais prends garde ! Papa a aperçu de méchantes bêtes près de la rivière » dit-elle en mettant la capuche sur la chevelure brune de l’enfant.

    La Petite Pèlerine Fraise écrasée rassura sa maman, prit le petit panier chargé de victuailles et, après un dernier baiser, partit en sautillant.

    Très près de là, un animal à la mine cruelle, flairait la terre à la recherche d’un pantagruélique repas. N’ayant rien mangé depuis quelques temps, il rêvait en salivant.
    Il vit l’enfant. « Miam, Miam ! » Il se lécha les babines en pensant au succulent dîner qu’il allait faire.

    « Pas ici » se dit-il. « Je suis bien près du village ! »

    Il ajusta sa mise, habilla ses yeux d’un mélange de naïveté et de gentillesse et vint timidement vers l’enfant.
    A sa vue, La Petite Pèlerine s’arrêta net, apeurée, et resserra la capeline sur ses épaules.
    - « N’ai pas peur ! » susurra l’animal. « Je suis victime d’un image inventée par de méchantes gens ! Je ne te mangerai pas, je te le jure ! » rassura t’il en grattant la terre humide de sa griffe acérée. « Je veux simplement te dév… parler un peu !

    La Petite Pèlerine aux teintes vives se détendit un peu et murmura :
    - « Mais tu es un…. »
    -
    La bête mit la patte devant sa truffe :
    - « Chut ! Ne dis rien ! Ma pelisse grise, mes canines aigues ne me servent qu’à me défendre ! » geignit-il. « Si tu savais de quelle manière me traitent les lapins ! »
    -
    Cette dernière phrase finit de rassurer l’enfant.
    - « Tu vas au marché ? » s’inquiéta l’animal.
    - « Je vais chez ma Mère-grand ! Elle s’est fait mal aux reins en ramassant des baies sauvages ! Elle demeure dans la huitième clairière à gauche !
    Veux-tu venir ?

    Le canidé gris visualisait déjà la chaumière et eut une idée. « Je devine un stratagème apte à parfaire mes agapes ! »
    - Passe devant, je te suis ! Je viens de me rappeler une visite à faire ! Je te reverrai dans peu de temps !
    -
    Et il fila directement chez la fameuse Mère-grand. L’entrée de la bâtisse était fermée mais ce n’est pas cela qui empêcherait le canidé de respecter le plan échafaudé.

    Il frappa. « Pan, Pan ! »
    « Qui est là ? » murmura la vieille dame alitée.
    « La Pèlerine Fraise écrasée ! » mentit l’animal.
    « Passez le chemin ! Je ne laisse pas entrer les mendiants ! »

    Vexé, l’animal murmura entre ses dents : « Insensé ! Elle laisse sa petite fille sur le sentier ! »
    « Mère Grand ! » insista l’imitateur « Je te fais une petite visite ! »
    « Ma chérie ! Tu es si gentille ! Tire la chevillette et entre ! »

    Le battant s’écarta enfin et le fauve apparut en salivant. La grand-mère sursauta de terreur.
    « Ne me mange pas ! » supplia la vieille dame. Prends dans mes réserves !

    L’animal, qui avait une autre idée, se précipita sur la pauvre femme et l’enferma dans placard le plus grand.

    Sans perdre de temps, il se vêtit d’une chemise de nuit et d’un fichu et s’étendit sur le lit. Il prit garde de cacher ses grandes pattes velues.
    La Petite Pèlerine Fraise écrasée arriva enfin sur le seuil de la chaumière et frappa sur le battant : « Pan ! Pan ! »

    « Qui est là ? » demanda la bête en imitant la grand-mère.
    « Mère-grand ! Je suis ta petite fille ! J’ai de belles galettes et un peu de beurre frais !
    « Du beurre ! » pensa la cruelle bête. « J’ai bien mieux en tête ! »
    « Tire la Chevillette ma chérie et entre ! Je t’attends »

    L’enfant entra et remarqua immédiatement que grand-mère n’avait pas la même tête que d’habitude.

    « Quel regard étrange ! » dit-elle.
    « Je te regarde mieux ainsi » dit l’animal en se retenant de rire.
    « Cependant, tu as l’air de mieux m’entendre ! »
    « C’est vrai ! Peut-être parles-tu plus haut maintenant ? »
    « Peut-être… et tes dents ? Elles paraissent plus grandes qu’auparavant ! Je n’ai jamais rien vu de pareil ! » S’inquiéta l’enfant.
    Le fauve rejeta le dessus de lit et griffes en avant, se précipita vers la petite fille.
    Criant à tue tête, elle s’échappa vers la seule issue mais ses tremblements ne lui permirent pas d’atteindre la serrure.

    Par chance, le papa de la Petite Pèlerine Fraise Ecrasée travaillait près de là.
    Alerté par les cris, il fila jusqu’à la chaumière et aperçut l’enfant et le prédateur.

    Il se précipita et tua l’animal sans hésiter avec sa hache.

    Le père, rassuré, serrait la petite fille dans ses bras quand ils entendirent du bruit dans le placard. C’était la grand-mère.

    Elle fut si heureuse qu’ils partagèrent les galettes, le beurre frais et le miel.

    « Jure que tu ne parleras plus aux êtres velus » insista t’elle.
    « J’en fais serment, Mère-grand ! » assura l’enfant.

  44. Marie dit :

    Voici mon texte:

    La vache et la Rainette

    Il était un destin, celui d’une rainette prétentieuse qui gardait sans cesse à l’esprit qu’elle était bien meilleure que ses camarades. Celles-ci désiraient-elles sauter? Elle tentait de sauter plus haut. Désiraient-elles aller dans l’eau? Elle sautait avant les autres. Elle désirait systématiquement être la première à chaque exercice.

    Un matin, une vache replète vint se désaltérer à la limite de leur étang. « Quelle bête bien grasse! » se dirent les rainettes.

    Puis l’une d’elle s’exclama : « Afin de faire une rainette aussi replète que cette vache-là, il en faudrait au minimum une centaine qui te ressemblent! »
    Quand elle eu assez entendu ses camarades, la rainette prétentieuse remarqua : « C’est vrai, elle est plus replète qu’une centaine de rainettes réunies, mais elle ne me semble pas si grasse! Idem! Je peux devenir aussi replète que ça! Regardez!
    Tu es si petite! Dirent les rainettes.
    Elle se fit enfler davantage.
    Regardez maintenant! Murmura-t-elle en se retenant de respirer.
    Tu ne seras jamais que petite! » Ricanèrent ses camarades.

    Dans une dernière difficulté, la rainette prétentieuse, inspira le plus d’air qu’elle put, et SPLASH!! Sa peau tendue éclata.

    Il ne restait d’elle que de petites parties de peau verte. La vache se remit tranquillement à s’abreuver et les rainettes partirent en disant :

    « Qui en excès embrasse, mal étreint! »

  45. Malika dit :

    Voici ma participation:
    La petite fillette sanguine

    C’est une petite fille si belle et si gentille qu’elle était aimée de TOUS. Elle s’appelait la petite fillette sanguine car elle avait une capeline sanguine qui lui avait acheté sa grand-mère.
    Sa maman lui dit :
    Petite fillette sanguine, amène cette galette et cette barquette de beurre à ta grand-mère. Elle est un peu malade, cela lui fera du bien.
    Pars maintenant et ne t’égares pas en chemin.
    Et la petite fille sanguine partit. Lorsqu’elle avança dans le bois, ce fut pour voir le canidé qui passait par là. Elle ne savait pas que c’était une méchante bête, elle n’eut aucune peur et lui dit quand il la salua :
    - Tu es partie te balader, il n’est pas tard!
    - Je vais chez ma grand-mère qui est malade.
    - Quelle est l’adresse, gentille petite fillette sanguine ?
    - Derrière les grands arbres, sa demeure est abritée de grands chênes.
    Ayant eu ces renseignements, le canidé se dit que la petite fillette sanguine ferait un délicieux repas, après la grand-mère. Pour être certain d’arriver le premier, il dit à la fillette :
    - Regarde ces variétés de fleurs dans cette pinède!
    - Vas en cueillir !
    - Et les piafs, tu ne les entends pas chanter ! N’aimerais-tu pas bénéficier de la fraîcheur de cette pinède, afin d’éviter la chaleur ?

    Puis le canidé fila vers la demeure de la grand-mère et frappa.
    - Qui est là ? Cria la vieille femme.
    - C’est ta petite fillette sanguine dit le canidé parlant très bas.
    - Je suis au lit, tire la chevillette et tu entreras, dit le grand-mère.

    Le canidé tira la chevillette et il put entrer. Il se dirigea vers la chambre de la grand-mère et l’avala. Puis il enfila une chemise de nuit, il dissimula sa tête avec un turban de dentelle, ajusta difficilement ses lunettes et de mit dans le lit.

    Quand la petite fillette sanguine arriva chez sa grand-mère l’entrée n’était pas fermée et cela la surprit. Quand elle l’appela, il n’y eut pas de réplique.
    Elle s’avança jusqu’au lit et vit sa grand-mère, dans le lit, un turban lui cachant presque sa figure entière. Elle avait l’air bien étrange, et la petite fillette sanguine lui dit :
    - Tu as des grandes feuilles, grand-mère !
    - Je t’entends mieux ainsi.
    - Tu as des yeux immenses !
    - Je te distingue mieux ma fillette.
    - Tu as de grandes mains !
    - Je peux mieux te prendre ma fillette.
    - Tu as une grande gueule et de grandes dents !
    - Ainsi je peux mieux te manger, hurla le canidé, qui sauta du lit, se jeta sur la petite fillette sanguine et l’avala entièrement.
    Ayant si bien mangé, le canidé se remit au lit et se relaxa.
    Il respira tellement puissamment qu’un chasseur l’entendit et pensa :
    « Qu’a la vieille femme, elle respire mal. Il faut que j’entre vérifier si cela va bien.
    Il entra et, s’appuyant au lit, vit le canidé qui dormait. Il allait épauler son fusil quand, l’idée lui vint que le canidé avait peut-être mangé la grand-mère. Il prit de grandes cisailles, entailla le ventre de l’animal et vit une toile sanguine qui s’agitait. Il incisa plus et la petite fille sauta du ventre suivie de la grand-mère.
    - Que j’ai eu peur, dit la fillette, il faisait si ténébreux dans le ventre du canidé.
    Et elle galopa chercher d’immenses pierres qu’ils mirent dans le ventre du canidé et que la grand-mère eut vite fait de repriser.
    Quand le canidé se réveilla, il eut envie d’aller se désaltérer à la rivière mais, entraîné par l’immense ventre pesant, il chuta dans l’eau et périt.
    Et la petite fillette sanguine se dit :
    « Je ne quitterai plus jamais le chemin pour trottiner dans les taillis et je suivrai les recommandations de ma mère ! »

  46. lise harton dit :

    Ce qui avait l’air facile, enlever la lettre « o » pour faire un lipograme, m’a demandé 4 heure de travail mais j’ai adoré ça! Merci à l’avance!

    Maître Sturnidé sur un arbre perché,
    Tenait entre ses deux extrémités effilées, un demi-suisse de la ferme.
    Maître Renard, par la senteur alléché,
    Lui tint à peu près ce langage :
    Hé, bien aimé créature du Sturnidé,
    Que tu es splendide! Que tu me semble beau!
    Sans mentir, si tes rengaines
    Surpassent tes plumes,
    Tu es le phénix des habitants de cette sapinière.
    Le Sturnidé ne ressentant que déplaisir, à ces plaisanteries,
    Et advienne que pourra, hurla d’un premier refrain,
    Il relâche un large bec, abandonne sa maigre pitance.
    Le Renard s’en saisit, et dit : Ma belle créature,
    Apprenez que le flatteur
    Vit aux dépens de celui qui réalise l’idéal de sa grandeur.
    Cet argument, je le précise, vaut bien un demi-suisse de la ferme, exact.
    Le Sturnidé ennuyé et piteux
    Jura, mais un peut tard, de ne plus être dupe, des faux-semblants.

  47. messaouda dit :

    bonsoir,je vous remercie pour cette page intéressante.c’est une très bonne idée.elle aide à s’enrichir le vocabulaire et d’acquérir de nouveaux mots, je la trouve très amusante et instructive .j’en étais très besoin je suis sur que je vais apprendre un tas de choses de cet espace ,merci encore une fois.

  48. BELAID dit :

    bjr mme rebecca je suis pas un français mais je veux écrire avec cette longue qui m’inspire
    et qui me pousse à exprimer plein de chose merci pour votre soutien a bientôt

  49. Jean-Philippe TISON dit :

    Bonjour à tous !

    Dans cet exercice j’ai utilisé le texte de Julie, http://devenir-ecrivain.com/jeu-ecriture-logorallye/#comment-5020

    Il y avait, dans un pays au-delà de la Grande Mer, un devin qui pratiquait sa magie sur une pierre. Celle-ci n’était pas une pierre banale : les gens l’appelaient l’Améthyste Planétaire.
    L’Améthyste Planétaire méritait bien ce titre car d‘après la légende, il n‘y en avait qu‘une de ce type par planète. En haut du Mananga, elle culminait à 760 mètres d’altitude et seuls les braves étaient en mesure d’y accéder. De là, les dix cités de l’empire de Swazi étaient visibles.
    En cet instant, le devin n’arpentait pas la gigantesque pierre. En cet instant, ses yeux ne se perdaient pas sur les cités, ni même les arbres, les rivières, les fleuves et les lacs de l’empire qui l’a vu naître. En cet instant, le devin restait assis, la tête entre les mains. Les yeux rivés sur ses pieds.
    Ce qui l’attristait n’avait malheureusement rien de bien inhabituel… devant lui, même si ses yeux ne désiraient y faire face, s’étendait la déchéance d’un peuple. La guerre. Bien qu’il l’ait prédit, sachez le bien, il ne savait que faire ! Il avait tenté d’y remédier de bien des manières, seulement…
    Après qu’il l’ait lu dans la chaire du crabe araignée, le devin s’était risqué à prévenir l’Empereur, mais celui-ci ne désirait rien entendre, ni des mises en garde ni des signes de mauvais présage. Une pluie de sauterelles aurait pu s’abattre sur le palais qu’il n’aurait pas réagi.
    Ce matin là, c’était la crue, mais même les eaux tumultueuses du fleuve seraient impuissantes face aux flammes ardentes qui envahissaient l’empire.
    L’Empereur n’était plus qu’un Empereur déchu maintenant, et l’empire ne tarderait pas à subir le même déclin. Réduit en cendres par un peuple sanguinaire, puérile et désireux d’agrandir ses terres.
    L’ensemble de l’empire était assailli. Les cités, les réserves alimentaires, les étendues d’arbres, de sable, de terre et de hauts plateaux… Jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien, ni même âme qui vive.
    Sauf s’ils ne dénichent pas le devin, sur l’Améthyste Planétaire, l’Améthyste Néant.
    Depuis ta riche demeure à la terrasse garnie de géranium, n’espères-tu pas que le devin vive ? Lui n’y aspirait plus. Une planète sur laquelle l’anarchie surpasse les règles, sur laquelle la cruauté envahit l’âme des peuples jusqu’à se massacrer les uns les autres afin de gagner un peu plus de place… Répugnant, abject. Inadmissible.
    Le devin se leva fièrement sur sa pierre, et fit face à la laideur de sa nature humaine. Il n’en était pas fier.
    Dans les anciens temps, ses ancêtres étaient respectés par les Empereurs qui savaient entendre leurs présages. Si l’Empereur n’avait pas désiré prendre ses mises en garde au sérieux, était-ce sa faute ? N’était-ce pas celle d’une humanité qui va de plus en plus vite, de plus en plus en avant, sans jamais plus adhérer à rien ?
    Le devin se tint à la limite de l’Améthyste Planétaire et regarda le terrible massacre de l’empire de Swazi. Lui qui avait incessamment eu le sentiment que rien existait au-delà des paysages visibles se prenait à espérer que cela ne fut pas le cas.
    C’est avec un regard sans haine ni tristesse que le devin sauta dans le vide.
    Et pendant sa chute, il ferma les yeux, parce qu’il ne désirait pas emmener avec lui cette vue.

    • Julie dit :

      Coucou Jean-Philippe !
      D’abord, j’avoue que je suis plutôt flattée que tu te sois inspiré de mon texte, mais je tiens à te dire que je trouve cela assez maladroit de ta part, et que j’aurais préféré que tu me demandes ma permission… M’enfin c’est fait ! ^^
      Ensuite, n’ayant pas eu le temps de faire les autres exercices après le 1er, trop prise par mes études, je n’ai pas lu ton texte, car je ne voudrais pas qu’il ait des répercussions sur mon propre travail !
      Je viendrai donc le lire plus tard ! =)

  50. Clementine dit :

    Bonjour,

    Voilà mon lipogramme en O, basé sur le conte bien connu du petit chaperon rouge. L’exercice est amusant, mais j’admet m’être un peu pris la tête quand même. J’espère ne pas avoir oublié de O dans le texte… Bonne lecture !

    Autrefois, dans un petit village situé près de larges champs et d’immenses plaines couvertes d’arbres de toute espèce, vivait une petite fille. L’enfant se baladait toujours une grande cape vermeille sur les épaules, sa capuche dissimulant sa frimousse, ce qui avait amené les gens du village à l’appeler Grenadine. La petite fille vivait avec sa mère dans une petite chaumière peu écartée du village, et elle allait de temps à autres rendre visite à sa grand-mère, derrière la barrière verte des hauts peupliers, saules et châtaigniers.

    Un jour, la vieille femme attrapa une mauvaise maladie. Inquiète, la mère de Grenadine lui demanda d’aller lui rendre visite et lui amener un beau panier de denrées afin qu’elle se remette rapidement. Grenadine partit en début d’après-midi, la anse cuivrée suspendue à sa main, le sourire aux lèvres. Elle aimait aller sur les sentiers, et aimait autant visiter sa grand maman. Dans le panier, sa mère avait mit des galettes, un beau camembert et de la gelée de mûres. Malgré sa belle humeur, Grenadine resta bien vigilante tandis qu’elle atteignait le sentier principal. Des canidés sauvages se cachaient bien fréquemment par delà les chaumières habitées, et ils n’hésiteraient pas à l’attaquer si elle ne surveillait pas ses arrières.

    Le malheur voulut qu’un chacal affamé errât à quelques mètres de la pauvre enfant, et les senteurs du panier atteignirent très vite son museau à l’affut. Il se lécha les babines en pensant au succulent dîner qu’il allait faire. Bien malin, il ne l’attaqua pas immédiatement et vint gentiment la saluer. Rassurée par l’amabilité du canidé, Grenadine le salua également, et alla même jusque lui dire ce qu’elle faisait.

    - Je pars voir ma grand maman, au-delà de ces arbres. Je lui amène ces mets délicieux qui l’aideront à vaincre la maladie.

    Le chacal s’empressa de laisser l’enfant et s’en alla vers la demeure de la grand mère en prenant un chemin plus rapide. Tandis qu’il frappait, la vieille dame demanda qui était là.

    - C’est Grenadine, mentit le canidé en imitant la petite fille.
    - Tire la chevillette et la clenche Grenat, fit la grand-mère avec gaieté.

    Le chacal fit ce que disait la malade, et la pauvre grand-mère sursauta en regardant l’animal entrer dans sa chaumière. Ni une ni deux, le canidé enferma la femme dans un placard et enfila sa chemise de nuit et sa capuche blanche. Caché entre les draps, il attendit que Grenadine arrive elle aussi.

    La petite mit peu de temps à frapper à la fenêtre, quelques fleurs fraîchement cueillies à la main, le panier dans l’autre. Imitant la grand-mère, le chacal l’invita à entrer. Ce n’est qu’en arrivant près du lit de la vieille femme que Grenadine vit que sa grand maman n’était pas telle qu’elle devait l’être habituellement.

    - Tu as de grands yeux grand-mère !
    - Afin de mieux te regarder chère enfant, répondit le chacal en riant.
    - Et ton nez est terriblement grand, fit Grenadine en plissant les yeux.
    - C’est le parfum de ce que tu m’amènes là.
    - Mais tes dents, ce qu’elles peuvent être grandes alors !
    - C’est pour mieux te manger chère enfant ! Hurla le canidé en sautant du lit, griffes en avant.

    Mais Grenadine fut plus rapide, et elle atteignit l’entrée. Mais tremblante, elle n’arriva pas à défaire la clenche. Heureusement, le père de Grenadine taillait un chêne à quelques mètres. Entendant les cris de sa fille, il courut à toute allure vers la chaumière, et apercevant le chacal, le tua d’un coup de hache. Après une belle étreinte avec son enfant, il entendit des coups frappés à la porte du placard. C’était la grand-mère, qu’il libéra immédiatement.

    Rentrée au village, Grenadine dû jurer de ne jamais plus discuter avec un chacal sur un sentier. Et puisque les denrées étaient toujours dans le panier, la famille put se régaler !

  51. Jean-Philippe TISON dit :

    Astuce : J’ai utilisé un morceau de papier cartonné afin de condamner la touche « O » de mon clavier ^^

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