Jeu d’écriture 2 : le lipogramme

lipogramme corbeau et renard
Voici le second article de la catégorie « Jeux d’écriture » ! 

La semaine dernière, je vous ai proposé un exemple de logorallye et vous avez été nombreux à avoir apprécié le résultat. J’ai même reçu les productions de plusieurs lecteurs.

Afin de continuer à vous aider et à vous montrer la manière dont on peut jouer avec les mots, j’ai réalisé cette semaine un lipogramme en 0. Bien entendu, je conserve la même base : la fable Le corbeau et le renard de Jean de La Fontaine.

Un lipogramme est un texte dans lequel il manque une ou plusieurs lettres de l’alphabet, en général des voyelles. Réaliser un lipogramme en O signifie donc écrire un texte sans utiliser de mots contenant la lettre 0.

Voici donc mon lipogramme en O :


Le mainate et le renard

Maître Mainate, sur un arbre perché,
Tenait dans le bec un camembert.
Maître Renard, par le fumet alléché,
Lui tint à peu près ce langage :
« Hé ! salut, cher Mainate.
Que tu es charmant ! que tu me sembles beau !
Sans mentir, si tu chantes
Aussi bien que tu te tiens
Tu es le Phénix des membres de la futaie. »
En entendant cela, le Mainate se sent rempli d’allégresse
Et afin de présenter ses capacités,
Il fend le bec, laisse glisser le butin.
Le Renard s’en saisit, et dit : « Maître Mainate,
Apprenez que le flatteur
Vit aux dépens de celui qui le suit :
Cet enseignement vaut bien un camembert, n’est-ce pas ? »
Le mainate, humilié et embarrassé,
Jura, mais un peu tard, que nul ne l’y prendrait plus.

En terminant cette nouvelle version de la fable, je me dis que j’aurais pu compliquer un peu plus l’exercice en faisant un lipogramme en A-O par exemple ou O-I. Ce sera pour une prochaine fois : celui-ci vous donne déjà un bon aperçu du résultat que l’on peut obtenir.

Si vous voulez en apprendre davantage sur le lipogramme, inscrivez-vous au coaching « Ecrire comme un Pro » en renseignant votre prénom et votre e-mail dans le formulaire de la colonne de droite. Chaque semaine, vous recevrez des conseils avec des exercices basés sur des jeux d’écriture. Le lipogramme est au menu de la deuxième semaine.

Rendez-vous la semaine prochaine pour une histoire à 4 voix.

Crédit photo : Lip Kee

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62 réponses à Jeu d’écriture 2 : le lipogramme

  1. Cécile dit :

    Bonsoir,
    Je découvre votre blog qui m’intéresse beaucoup !
    Je reviens demain pour une lecture plus attentive et pour m’amuser à certains petits jeux d’écriture.

    Bonne soirée et merci pour ce blog fort appétissant !

  2. Aicha dit :

    Bonjour,
    je vous remercie pour ce blog, j’adore et je trouve que c’est créatif et encore plus un coup de pousse pour ceux qui ont besoin d’aide, comme moi.
    j’adore écrire et je veux vraiment me lancer dans ce domaine et j’ai juste besoin d’aide et de conseil.
    je ferais un tour sur ce blog
    Cordialement.

  3. Ping : Jeu d'écriture 3 : l'histoire à 4 voix

  4. Viviane dit :

    Les lipogrammes, c’est ce que je trouve de plus compliqué en écriture, car m’étant toujours donné dans ce type de consigne celle ( supplémentaire) de conserver le nombre d e pieds ou la structure de la phrase; Bravo pour ton modèle, quand je serai plus disponible côté enfants, petit fils et vieille maman, je reviendrai jouer ;o))

    • rebecca dit :

      C’est vrai que ce n’est pas facile si on veut conserver toutes les règles du poème :-) Je n’ai d’ailleurs pas essayé ici, j’ai livré le texte tel qu’il m’est venu : un premier jet en quelque sorte. Je l’aimais bien, alors je l’ai gardé !

  5. Pucca dit :

    Très bon exemple : je n’aime pas trop l’histoire du chaperon rouge. Il serait intéressant de s’exercer sur les fables de la Fontaine. Pour ma part, c’est ce que je vais faire.

  6. Valentyne dit :

    bonjour Rebecca

    Ma petite participation à cet exercice (pas évident du tout mais sympathique) :
    http://l-echo-des-ecuries.over-blog.com/article-lipogramme-sur-la-banquise-1-95918492.html

  7. Pucca dit :

    bonjour,
    je suis tout à fait d’accord pour dire que le lopigramme est un exercice difficile. Heureusement, avec internet, il assez facile d’avoir une liste de synonyme qui ne contient pas la lettre O. Donc, voilà, je me suis essayée. Toujours avec notre petit chaperon rouge qui voici :

    Le Petit Chapeau Bleu

    Il était une nuit, une maman qui aimait tant son fils, qu’elle lui avait fait le plus beau des chapeaux bleus.

    Au village, les gens l’appelait « Le Petit Chapeau Bleu »

    Le Petit Chapeau Bleu avait une grand-mère qui habitait seule à l’autre extrèmité du village.
    La vieille dame très âgée, quittée très rarement sa cabane.

    Un après-midi, la maman du Petit Chapeau Bleu lui dit :

    « Ta grand-mère a glissé et s’est cassé la jambe. Je lui ai préparé des galettes, du lait et un verre de marmelade. Tu vas le lui amener car elle n’a rien mangé depuis sa chute. Mais ne quitte pas les pavés, car ton père a remarquer des traces de griffes de lubins dans les ruelles ».

    Le Petit Chapeau Bleu rassura sa mère avant de l’embrasser tendrement en la serrant entre ses bras. Puis, attrapant le panier, il s’en alla en sautillant;

    Mais dans les ruelles du village, se cacher un lubin affamé.
    Quand il vit l’enfant, il faillit lui sauter dessus. Mais en agissant ainsi, il risquait d’attirer les gens du village qui s’empresseraient de le tuer.

    Rusé, le lubin s’approcha lentement du jeune enfant pour ne pas l’effrayer et le salua aimablement :

    - Salut, jeune homme.
    - Sa-sa-salut, lui répondit l’enfant, effrayé.
    - Comment t’appelles-tu ?
    - Le Petit Chapeau Bleu
    - Et chez qui vas-tu par cette belle nuit ?
    - Chez ma grand-mère qui habite seule à l’extrèmité du village
    - Seule !! Mais c’est dangereux pour une vieille femme !

    Le lubin savait de qui il s’agisait.

    - Prends ce chemin. Il te raménera plus vite chez ta grand-mère.
    - C’est gentil, merci !

    Et chacun partit dans un sens.

    Quand le Petit Chapeau Bleu arriva enfin devant la cabane de sa grand-mère, il frappa à l’entrée.

    - Qui est là ? demanda un hurlement très bizarre
    - C’est le Petit Chapeau Bleu, grand-mère ! Cria-t-il en pensant qu’elle devait subir le martyre à cause de sa jambe cassée.
    - Entre mon enfant !

    Il aperçut sa grand-mère dans son lit. En remarquant sa tête, le Petit Chapeau Bleu se dit qu’elle était bien brave de subir un tel malheur sans se plaindre.

    - J’ai ramené des galettes, du lait et un verre de ta marmelade préfèrée.
    - Merci cher enfant…, bava la grand-mère.
    - Grand-mère, que vous avez de grandes faveurs
    - C’est afin de mieux t’entendre Petit Chapeau bleu
    - Que vous avez un grand nez…
    - C’est afin de mieux te sentir, cher enfant
    - Que vous avez de grands yeux
    - C’est afin de mieux te regarder…
    - Que vous avez de grandes dents…
    - C’est afin de mieux te manger mon enfant !!

    À ces verbes, le Petit Chapeau Bleu se mit à hurler si puissament que le village entier fut alerté et que le lubin en fût destabilisé pendant un instant, le temps que ses esprits reprennent leur calme.

    Mais déjà, dans les rues du villages, les sabots claquaient sur les pavés en s’avançant très rapidement de la cabane de la vieille dame.
    Les gens du village étaient armés de haches, de massues et de pieux.

    Le vilain lubin n’eut guère le temps de déguster le repas frugale tant espèrer. Il savait son heure venue. Déjà, une massue s’abattait sur sa tête, un pieu passé dans le ventre et enfin, une hache finement aiguisée s’abattait sur sa nuque. Décapité, le lubin fut vaincu !!!
    Et ce fût la fête au village !

    • rebecca dit :

      Bonjour Pucca,

      j’ai bien apprécié ton lipogramme, la transformation du Petit Chaperon rouge en garçon et la présence du vilain lubin (je me demande bien à quoi il ressemble celui-là !).

      Malheureusement, il reste quelques mots avec des « o » : « mon », « sabots », etc.

      à bientôt

  8. Ping : Jeu d'écriture 4 : jouons avec l'assonance

  9. Pucca dit :

    bonjour Rebecca,
    en effet, mais tu sais comment c’est, quand on écrit, on se laisse emporter… bref, je peux faire mieux, mais c’est aussi la première fois que je participe à de tels exercices.

    Le lubin est un loup (en langage patois peut-être)
    voilà, je te dis au prochain exercice

  10. Scriptorium dit :

    Très, très très en retard mais je me suis amusé… en respectant la règle du
    lip(o)gramme
    Un beau matin , Madame la Pie réputée pour ses emprunts
    Récupéra un beau brie, bien fait pour tous les siens
    Un brie, me diras tu ? Mais dans quels desseins
    Et bien, pour la pitance, maudit et triste crétin

    Fière de ce recel elle le carra dans le bec
    car c’est dans le bec que le vieux brie scarre
    Mais place à la scène vite et sans retard

    Un bel Ysengrin passe par là et l’entreprend aussi sec
    « Super la Princesse, quelle élégance raffinée !
    Si tu chantes aussi bien que t’es sapée
    je t’emmène derechef faire la Star’Ac dès demain matin
    Avec ta queue splendide, c’est sur tu vas gagner haut la main

    Devant ces arguments, la pie ne fait ni une ni deux
    Elle fait la fière, se dandine se pavane au mieux
    elle se sent chanteuse, débute par du Piaf
    Et se met à rêver de l’Audimat, des belles stars du PAF.

    Le brie, avant bien calé dans le bec, prend la tangente, chute et s’affale dans l’herbe
    Il n’en faut pas plus à Ysengrin qui kidnappe le cheese, raille la Pie démunie et acerbe
    Tu t’es fait prendre ma belle, fallait pas me suivre sur ce chemin là pas entendre le beau parleur
    Avec des espèces tel que Messire c’est sur avec ça tu meurs !
    Ça vaut bien un brie
    Hein, tu ne penses pas ma mie

    Pauvre princesse déchue, la Pie prit la haine, une paire de minutes, peut-être même une heure
    Elle râla, gueula, « Plus jamais ça » tempêta-t-elle
    Mais… qui sait si elle ne s’est pas fait reprendre au jeu du bel hâbleur

  11. Pucca dit :

    super génial ! malgré « bien fait pour tous les siens »

  12. Sixtine dit :

    Le premier lipogramme de toute ma vie… j’ai fait ce que j’ai pu. Une chose est certaine, il n’y a pas de « O »… par contre, je ne suis pas convaincue du reste. J’attends vos commentaires, quels qu’ils soient.
    Voici donc :

    La petite fille au chapeau bleu

    Nicky était une attachante petite fille d’une dizaine d’années. Elle avait sur la tête un charmant – à ses yeux d’enfant – petit chapeau bleu, elle l’aimait tellement qu’elle le mettait chaque matin. Il ne ressemblait à rien, mais elle le vénérait et sa mère ne savait que faire afin que sa fille se décide à enlever ce hideux béret.

    L’enfant vivait dans une famille heureuse et unie. Ses parents étaient mariés depuis quinze ans, ils avaient deux filles, Nicky et Amy, huit ans. Les fillettes étaient gaies, travaillaient bien en classe et se disputaient très peu.

    Nicky était l’alliée de sa grand-mère maternelle. La dame de septante ans était mariée à un ancien militaire, geignard, jamais heureux et régulièrement dans les jambes de sa femme, à se plaindre de l’ennui qui le traquait, même la nuit, dans ses cauchemars. Nicky était, de ce fait, une aide précieuse. Elle faisait rire sa grand-mère au détriment du grand-père, elle se plaisait à l’imiter : elle grinchait, geignait en le suivant de pièce en pièce. Cela faisait rire sa mamy et, bien évidemment, faisait râler papy.

    En ce dernier samedi de juin, beau et chaud, Nicky décida de se rendre chez sa grand-mère par le chemin de campagne qui serpente près des grands arbres. Elle n’avait pas pris la peine d’avertir sa maman de ce trajet, elle était décidée à se prendre en main et devenir indépendante.
    Elle se mit le fameux béret bleu sur la tête – malgré la chaleur – prit un petit sac qu’elle remplit de victuailles sucrées, qui raviraient sa pauvre mamy qui état interdite de sucreries depuis quelques années.
    Elle prit la fuite en silence et, arrivée sur le petit chemin, elle était tellement heureuse de la mauvaise blague qu’elle venait de faire à ses parents, qu’il lui prit la furieuse envie de crier à tue-tête.

    Elle entama l’air préféré de sa cadette : « Bava s’a ca ma sarpatte a parda, Ma la macha, ma la macha, Bava z’a ça ma sarpatte a parda, Ma la macha ma ravana. » Ça la faisait marrer de hurler, ça la changeait de l’ambiance familiale qui, même si elle s’y sentait bien, était en général guindée.

    Malheureusement, ces hurlements attirèrent à elle un animal bizarre, mi-humain, mi-animal. Ses yeux luisaient en la regardant et ses dents étaient d’un blanc éclatant. Elle prit peur et tenta de fuir sur ses petites jambes, mais la bête la rattrapa et, en minaudant, lui faisant des risettes, parvint à garder l’enfant près de lui. Elle ne demandait qu’à être en sécurité et il était parvenu à la convaincre qu’il était un camarade fiable, qu’il allait la défendre des méchants qui venaient de la clairière, ils les avaient vus.

    Il lui demanda ce qui la rendait si gaie. Elle lui dit qu’elle venait de faire une petite plaisanterie à ses parents en ne leur disant pas qu’elle allait chez sa grand-mère.
    L’humain afficha un intérêt certain face à cet aveu. (Nul ne sait ce qu’elle fait, intéressant).
    – Je peux t’aider à trimbaler ce sac ? La petite fille acquiesça, elle était naïve et cependant hardie.

    Les deux amis se mirent en chemin. Arrivés chez la mamy, l’étrange animal ferma les lèvres de l’enfant de sa vilaine patte velue, frappa l’huis et dit à la grand-mère :
    -Madame, je suis avec Nicky, elle s’est blessée grièvement sur le chemin, il faut que je puisse entrer afin de lui faire un pansement.
    La grand-mère, presque aussi naïve que sa petite-fille, entrebâilla l’entrée… elle fut renversée par le fielleux animal, il la fit basculer sur le canapé et se mit à la ficeler avec des attaches qu’il cachait dans sa chemise.
    Pendant ce temps, Nicky, qui avait récupéré ses esprits, sentit la nécessité de hurler, l’ami ne semblait plus très amical.
    Le grand-père, qui faisait une sieste et n’avait rien entendu, fut réveillé en sursaut par les hurlements, attrapa le fusil qui ne le quittait jamais, quitta la pièce, eu vite fait de jauger la nature du drame qui se tramait devant lui, il épaula et prit à peine le temps de viser, mais il tira juste et l’être malveillant fut abattu d’une balle en pleine tête.

    Nicky alla se réfugier dans les bras de sa grand-mère et pendant ce temps, le papy appela les gendarmes. Ils arrivèrent dans le quart d’heure et, en apercevant le cadavre, ils félicitèrent la famille car ils venaient d’échapper à un dangereux assassin.

  13. Sixtine dit :

    @Pucca
    Sorry Pucca, sans le vouloir, j’ai également pris le chapeau bleu, mais je viens juste de lire ton texte (après avoir posté le mien) et je suis soulagée de constater qu’ils n’ont rien en commun… ouf, pas de plagiat en vue :)

    Pour le mien, je me suis assez éloignée de l’original, mais j’ai fait comme Rébecca, en un jet et 40 minutes… donc, le résultat n’est pas au top.

    Belle semaine à toutes et tous.

    • rebecca dit :

      Bravo Sixtine pour ce texte ! Il est très bien écrit et, de ce fait, on en oublie complément qu’il s’agit d’un lipogramme :-)

      J’ai particulièrement aimé les libertés prises avec le conte de départ !!!

      • Sixtine dit :

        Merci Rébecca, c’est très gentil. J’avoue, j’ai beaucoup de mal à rester proche de l’original (quel que soit le texte), j’ai peur que ça manque d’ »originalité » justement, mais peut-être que ça viendra un jour, quand j’aurais acquis un peu de ton talent :)

        Belle journée à toi.

  14. Pucca dit :

    bravo Sixtine ! t’as fait preuve d’une belle imagination. T’as tout de même gardé la base de l’histoire.

  15. FR dit :

    Bonjour

    Depuis que j’ai découvert ce blog, je m’éclate. Ce lieu est accueillant et bien rempli. J’y dépose une tentative de lipogramme en « o » (le premier de ma vie aussi) sur la question du « pourquoi écrire? » , repéré en tant que projet d’article (attendu) de Rébecca et assez résonnant chez moi depuis l’interview de Régis.

    Cordialememt
    FR

    Une question qui est de celle les plus soulevées, ici où plus loin, est celle-ci : pourquoi écrire ? Entendu sur les ondes hier sur son dernier opus que je ne peux citer ici (idem pour son nom, cf règle du jeu), Régis J. évoque l’égocentrisme en reflet comme motif premier du geste de l’écriture. Je me dis que Régis J. n’ignore nullement son sujet puisqu’il fut de nombreuses fois édité et distribué, voire prisé. Le temps que cet homme consent pour l’écriture est sûrement plus long que celui que je me permets pour honorer mon poste. Réflexion pliée, je me dis que ce mobile se doit de figurer sur une pile. Quoi mettre en plus? Dire une histoire, exprimer des sentiments, défendre des opinions, jouer ou se jouer des lettres et des mots. Ces défenses sont nobles, essentielles, justifiées d’elles-mêmes. Ceci dit, sont-elles si mûres et imprégnées de vérité que nous puissions les mettre en premier sur une liste, qui comprend le propos de Régis J., je précise. Peut-être que non, en définitive: seul est celui ou celle qui écrit, seul reste celui ou celle qui récolte le fruit de ses écrits. Et comment ?

  16. FR dit :

    Euh… C’était un lipogramme en « a »… Je vais me coucher.

    Cordialement
    FR

  17. monique durieux dit :

    bravo sixtine pour cette jolie histoire et maintenant je sais ce qu est un lipogramme lol

  18. Pucca dit :

    voilà un lipogramme qui sort de l’ordinaire…. sur le ton de l’article.
    Faut toujours une première fois… ne t’arrête pas

  19. sandycend dit :

    Bonsoir Rebecca, ca y est j’ai fait le lipogramme.

    Bibi : le bonnet est un chapeau, bibi est un mini chapeau
    Grenade : pour rouge
    Canis : une espèce de loup

    qu’en penses tu ??? bonne soirée

    Il exista une petite fille qui avait été baptisé Bibi Grenade, parce que sa mère lui mettait régulièrement des mini chapeaux grenade. Dès que la fillette arrivait au village, les gens s’écriaient : tenez c’est Bibi Grenade.
    Bibi Grenada avait une grand-mère qui vivait seule de l’autre partie de la pinède. La vielle dame très âgée, ne quittait presque jamais sa petite fermette.
    Un matin sa maman lui dit : Grand-maman est malade, j’ai fait ce matin des galettes que ta grand-maman aime tant, gentille que tu es, va les lui amener avec ce camembert et cette petite jatte de marmelade. Mais ne quitte pas le sentier, car papa a vu des Canis qui errent dans la pinède.

    Bibi Grenade garantie qu’elle se méfiera puis, d’humeur très gai, elle mit sa cape grenade, un de ses mini chapeau grenade lui aussi, elle prit le petit panier que sa maman lui avait préparé.

    - Ne traine pas en chemin recommanda la maman.
    - Ne parle pas à des étrangers et reviens avant qu’il ne fasse nuit.

    Bibi Grenade lui fit un gigantesque baiser et partit en sautillant.

    Mais à quelques pas de là, un Canis affamé errait dans la lande. Subitement il vit l’enfant. Miam! miam! Il en saliva et il se lécha les babines en pensant au succulent dîner qu’il allait faire. Mais pas ici, pensa-t-il. Quelqu’un peut le remarquer de la cabane.

    Il se dirigea vers la petite fille : Salut! lui dit-il.
    Bibi Grenade se mit à trembler en l’apercevant, mais celui-ci reprit avec un air de satisfaction : Dis moi on t’appelles de quelle manière ? Bibi Grenade, lui fit peureusement l’enfant.

    Quelle est ta destination ? lui demanda gentiment le Canis. Une expression si tendre que la petite fille se sentit instantanément rassurée.
    Je vais chez ma grand-mère, expliqua Bibi Grenade. Elle habite à la fin de ce chemin.

    Le Canis avait déjà repérée la petite fermette.
    Je m’excuse, dit-il, je suis pressé. J’ai été ravi de cette petite entrevue. A plus !

    A la suite de cela, il s’enfuit à grandes enjambées dans la pinède et, ayant pris un chemin plus rapide, arriva en premier devant la fermette de la grand-mère.
    Il frappa d’un bruit mat !!! Qui est là ? demanda la vieille dame, étendu dans un grand lit.

    « Bibi Grenade »
    Susurra le Canis, qui était capable d’imiter !!!

    Tire la chevillette et la targette !
    s’écria la grand-mère, enchantée de la visite de sa petite fille.

    Le Canis tira la chevillette et il entra. La grand-mère sursauta de frayeur
    Il faut que tu me laisses la vie, supplia-t-elle. Je te cèderais l’ensemble de mes réserves.

    Mais le Canis avait un désir plus urgent. Il se précipita sur la grand-mère, lui arracha sa chemise de nuit, sa capuche en dentelle, et il enferma la vieille dame dans un dressing. Sans perdre une instant, il mit la chemise et la capuche, puis se glissa dans le lit, tira le plaid en laine jusqu’au museau, et il attendit.

    Pendant ce temps, Bibi Grenade, arriva avec un panier de victuailles et un bel agencement de fleurs qu’elle avait prit le temps de cueillir.

    Elle frappa d’une manière ferme à la fenêtre !!!

    Qui est là ? demanda le Canis, imitant au mieux sa grand-mère.

    Bibi Grenade

    Tire la chevillette et la targette ! s’écria le Canis. La petite fille leva les pieds, tira la chevillette et elle entra.

    Toute gaie, elle se dirigea vers le lit de la vielle grand-mère. Mais, en arrivant à sa hauteur, elle se dit, qu’avec cette capuche, sa grand-mère avait vraiment une tête bizarre actuellement.

    Mais, grand-mère ! Tu en as de grands yeux !

    Mes grands yeux me permettent de mieux te distinguer, ma petite enfant ! dit le Canis en ricanant.

    Tu ressemble à un Elfe !!!!

    C’est pour mieux t’entendre, ma petite enfant.

    Et tes dents ! s’écria Bibi Grenade. Tu as de grandes dents !

    C’est pour mieux te manger, ma petite enfant ! hurla le Canis.

    Il rejeta le plaid, et griffes en avant, il se précipita vers la petite fille.
    Criant avec une grande vigueur, elle s’échappa vers l’issue la plus rapide, mais elle tremblait tellement qu’elle n’arrivait pas à s’échapper.

    Or, le papa de Bibi Grenade était en train d’abattre des arbustes à quelques pas de là. Entendant des cris, il se précipita à vive allure vers la fermette,
    en arrivant, il aperçut le Canis et Bibi Grenade à travers la fenêtre,

    Il se précipita et, d’un heurte de hache, tua le Canis. Il était temps !
    Avec ses griffes, l’animal avait déjà épinglé la tunique de Bibi Grenade.

    Il serrait sa petite fille très tendrement dans ses bras jusqu’à ce qu’ils entendirent frapper, C’était la grand-mère, bien sûr ! Le Canis l’avait enfermé dans le dressing.

    La grand-maman était très heureuse qu’ils étaient là et les embrassa tous les deux.

    Le papa apporta le Canis dans un lieu très retiré de la Fermette.

    La grand-maman fit jurer à Bibi Grenade de ne plus jamais parler à aucun Canis, même s’il avait l’air très gentil.

    Heureusement, les galettes, le camembert et la coupelle de marmelade étaient malgré toute cette mésaventure dans le panier.
    Bibi Grenade et sa grand-maman s’en régalèrent en s’engageant à se rendre visite plus régulièrement.

    Mais sans le Canis désormais dit grand-maman !

    • rebecca dit :

      Bonjour Sandycend,

      j’ai bien aimé dans ton histoire le moment où le canis enferme la grand-mère dans le dressing ! Cela fait un peu anachronique mais c’est sympa :-)

      Je ne répéterai pas les remarques de Sixtine qui sont tout à fait juste et si tu es disposée à faire une petite relecture, c’est parfait !

      Bonne continuation

      • sandycend dit :

        Bonsoir Rebecca, je te remercie, je t’avouerais que parfois c’était un peu difficile de trouver des mots pour remplacer, c’est pour cela que j’en ai oublié. En tout cas je m’amuse beaucoup. J’ai refait le texte il me reste plus que les erreurs de syntaxe, j’ai hâte d’être à la semaine prochaine !!!!

  20. Sixtine dit :

    Bonsoir sandycend,

    Jolie retranscription de l’histoire mais… il y a de nombreux « o » (15) et aussi, j’espère que tu ne le prendras pas mal, des fautes d’orthographe, de syntaxe et de conjugaison.
    « Il exista une petite fille » n’est pas français.

    Voilà, ce n’est que mon avis, je ne suis pas Rébecca et c’est son blog :)

    Bonne soirée et bon week-end à toi.

  21. sandycend dit :

    bonjour Sixtime, je suis déçu, je pensais les avoir tous enlevés. Mais bon ce n’est pas grave, je me suis quand même bien amusée, je le ferais dans la journée pour mon compte personnel et je changerais les fautes de syntaxe. ; je te remercie pour tes remarques et j’en prends bien note, cela ne peut que me rendre service et m’aider à m’améliorer. Merci d’avoir pris du temps pour lire mon extrait !!! bonne journée à toi Sandrine

  22. Sixtine dit :

    Bonsoir Sandycend,

    Il est normal que je lise ton histoire. Nous sommes là pour nous entraider, c’est le but principal de notre passage ici.
    Je suis contente que tu n’aies pas mal pris mes commentaires.

    Bon dimanche à toi.

    Sixtine

  23. kurt wanker dit :

    je suis en plein exercice , je voudrais te remercier , pour tous car je manque cruellement de confiance en moi , et ton « blog » m’ a regonflé . Je posterais le lipogramme … enfin si vous voulez me lire bien entendu ….

  24. anne dit :

    Nous avons fait l’exercice à deux, et nous y avons pris énormément de plaisir.

    Voici donc l’histoire du Petit Chaperon Rouge, selon mon compagnon :

    Il était une légende…

    Au temps jadis, dans un village, vivait une petite fille
    Que ses habitants baptisaient la Petite Vermeille, quand elle déambulait dans les rues,
    Car elle s’abritait régulièrement d’un manteau à capuche vermeille
    Que sa maman lui avait fabriqué à la main.

    La Petite Vermeille, avait une grand mère,
    qui demeurait seule dans une ferme à l’extérieur du village, cernée d’arbres et de sapins touffus. Elle ne quittait guère les lieux à cause du grand âge de ses artères.

    Un matin, la maman de la Petite Vermeille apprit que Grand mère était malade.
    Elle décida de lui préparer les galettes qu’elle chérissait tant.
    Par gentillesse, la Petite Vermeille décida de lui amener ce panier
    Garni de laitage et de gelée de fruit.

    Les directives étaient fermes à l’égard de la Petite Vermeille :
    Ne pas quitter le sentier, Car des bêtes sauvages errent sur le chemin de la ferme.
    Très guillerette, elle fait le serment
    de rester vigilante, de ne parler à aucun individu et de rentrer avant la nuit.
    Elle revêtit manteau et capuche, embrassa sa maman,
    Le panier en main, elle exprima l’allégresse satisfaite par le désir de rendre visite à sa grand mère.

    Maman avait vu juste, un canidé sauvage, affamé, traînait bien dans ces lieux.
    Il avait repéré l’enfant sur le sentier
    Et pensait au succulent repas qu’il allait se faire, en se léchant les babines.
    Mais le risque était grand de satisfaire sa faim sur place, si près des pénates.

    Il fît le pas vers la petite fille, en la saluant.
    La Petite Vermeille se mit à trembler en l’apercevant.
    Il insiste avec un large rire, en lui demandant l’appellation de baptême ?
    La petite Vermeille, lui réplique-t-elle peureusement.

    Que me vaut ta présence ici même ?
    Lui demanda le canidé sauvage, avec calme et apaisement.
    Si calme, que la petite fille se sentit rassurée.
    Je vais chez ma Grand Mère, expliqua la Petite Vermeille,
    Elle habite à la ferme, à la fin du sentier après les sapins.

    Le canidé sauvage savait très bien l’existence de la ferme
    Excuse ! mais je suis pressé et ravi de ta présence, qui c’est ?
    Peut être te reverrais-je, j’en serai enchanté !
    Après, ses dires si gentils, il s’enfuit dans les feuillus.
    Et, ayant prit un chemin plus rapide
    Il arriva premier devant la ferme de la grand-mère.

    Il frappa. Qui est là ? répliqua la vieille dame, dans le lit.
    La Petite Vermeille ! dit le canidé sauvage.
    La clé est sur le seuil, entre ! s’écria la grand-mère
    Heureuse, de la visite de sa petite fille.

    Le canidé sauvage entra, la grand-mère fut pétrie de peur.
    Elle le supplia de la laisser en vie.
    Je te rassasierai de mes denrées alimentaires
    Malgré cela, le canidé sauvage avait une plus grande urgence
    Il se précipita sur la grand-mère, lui arracha sa chemise de nuit
    Le turban de dentelle de sa tête
    Et il enferma la vielle dame dans un placard.
    Sans perdre de temps, il enfila la chemise et le turban sur sa tête.
    Puis, entra dans le lit, tira les draps jusqu’au nez et attendit.

    Pendant ce temps la Petite Vermeille arriva avec le panier de denrées.
    Des fleurs à la main, qu’elle avait cueilli au passage
    Elle se présenta devant l’entrée et frappa !
    Qui est là ? demanda le canidé sauvage, imitant la grand-mère.
    La Petite Vermeille !
    La clé est sur le seuil, entre ! s’écria le canidé sauvage
    La petite fille se hissa à pas feutrés et entra.

    Avec un grand rire au lèvres, elle se dirigea vers le lit de sa grand-mère.
    Mais en la regardant de près, elle se dit qu’elle avait une tête étrange.

    Grand-mère ! tu en as de grand yeux !
    Je veux mieux te regarder petit enfant, répliqua le canidé sauvage

    Tu en as de grande feuilles !
    Je veux mieux t’entendre petit enfant

    Et tes dents ! s’écria la Petite Vermeille
    Tu en as de grandes dents
    Effectivement, c’est que je veux te manger ! hurla le canidé sauvage.

    Il rejeta le dessus de lit et griffes en avant, se précipita vers la petite fille.
    Criant à haute voix, elle s’échappa, mais tremblait tellement
    Qu’elle n’arrivait pas à se frayer un passage vers l’extérieur.

    Mais le papa de la Petite Vermeille, prés de là, équarrissait des arbres.
    Entendant des cris, il courut à vive allure vers la ferme.
    En arrivant, il aperçut le canidé sauvage et la Petite Vermeille à travers la fenêtre.
    Il se précipita, et d’un geste vif avec une hache, tua le canidé sauvage.
    Il était temps ! de ses griffes, il avait déjà arraché les habits de la Petite Vermeille.

    Le papa, heureux, serrait sa petite fille dans ses bras.
    Quand il entendit frapper dans le placard.
    C’était la grand-mère évidemment !

    La grand-maman était heureuse de leur présence et les embrassa.
    Papa emmena le canidé sauvage à une grande distance de la ferme.
    La Petite Vermeille prit l’engagement de ne plus parler à un canidé sauvage,
    Même s’il avait l’air très gentil.
    Heureusement, les galettes, le laitage et la gelée de fruit étaient en place dans le panier.
    La Petite Vermeille et la grand-mère s’en régalèrent et firent le serment de se parler régulièrement.

    Mais sans ce vilain canidé sauvage ! dit la grand-maman !

  25. anne dit :

    il doit encore trainer un O ou deux…..

    • rebecca dit :

      Bonjour Anne, je suis contente de savoir que l’exercice du lipogramme vous a bien amusé ! C’est d’ailleurs un exercice réussi.
      J’ai bien aimé le « Il était une légende » du début, ça plonge immédiatement dans l’ambiance. Pour les « o », je n’en ai trouvé que 2.

      Un conseil pour améliorer : certaines phrases mériteraient d’être reformulées pour être plus justes au niveau de la syntaxe (pas facile quand on réalise un lipogramme !).

      En tous cas, bravo à vous,

      à très bientôt

  26. miche dit :

    Bonjour Rebecca
    bonjour à tous
    Voilà mon lipogramme intitulé:
    La cigale et l’Abeille.
    La cigale ayant chanté
    Pendant l’été,
    Se surpris bien déçue
    Quand la bise fut venue:
    Pas un seul petit vermisseau.
    Elle alla crier misère
    Chez l’Abeille sa mégère,
    La priant de lui prêter
    quelques grains afin de subsister
    Jusqu’au printemps suivant.
    « Je te paierai en chantant
    Avant juillet jura l’animal,
    Intérêt et principal. »
    L’Abeille n’est pas prêteuse:
    C’est là un petit défaut.
    Que faisais-tu au temps chaud?
    Dit-elle à cette emprunteuse.
    De temps en temps subitement
    Je chantais, ne te déplaise.
    Tu chantais! J’en suis bien aise.
    Eh bien! danse maintenant.
    J’envoie en même temps un logarallye:
    Petit pépère sur un toit.

    Petit pépère, sur un toit perché,
    Tapait sur un clou avec courage.
    Petite mémère, pleine de curiosité,
    Lui demanda sans relâche:
    « Hé! petit pépère, que tu es en nage!
    que tu me sembles vert de rage.
    Sans mentir, si ton ouvrage
    Ressemble à un carnage,
    Tu es le roi de l’Afrique. »
    A ses mots petit pépère mord sur sa chique;
    Et pour montrer son désarroi
    Ouvre large sa main laisse tomber son je-ne-sais-quoi.
    Devin, petite mémère s’en saisit, et marmonne: »Mon petit pépère,
    Apprends que tout montage
    Réussit à tout crabe qui se contrôle sans relâche
    Cette leçon me vaut bien un pot de géranium »
    Petit pépère, en colère et déchu,
    Jura, mais un peu tard, qu’il n’y monterait plus.

  27. Ping : La fillette au chapeau de paille | Estelle V.

  28. Estelle V. dit :

    Bonjour Rebecca,
    Je suis un peu en retard mais j’ai terminé d’écrire le lipogramme sur le Petit Chaperon Rouge. Vous pouvez lire mon texte en cliquant sur ce lien : http://ecriresurlebitume.wordpress.com/2012/04/07/la-fillette-au-chapeau-de-paille/
    J’espère que cela vous plaira :)

  29. Ping : Jeu d'écriture 14 : liponomie !

  30. Alain dit :

    Moi ce que ma prof de français me demande est encore plus dûr :( Elle veut un lipogramme sur le petit chaperon rouge en « a » et en « o ». Je n’ai aucune inspiration et je suis en 2nde. Est-ce que quelqu’un pourrait me donner des petits indices? (je ne demande pas le lipogramme entier) Merci, si je trouve avant et que mon texte tien la route je vous le publierai.

    • rebecca dit :

      Bonjour Alain, je te conseille de noter d’abord les points importants de l’histoire et de réfléchir à la manière dont tu peux les écrire sans a et sans o ! Exemple : Petit Chaperon Rouge => Petit Béret Vert ; galette => biscuit ; grand-mère => mami etc…

  31. Alain dit :

    Ok merci pour ton conseil! Mais pas contre dans mami il y a un « a » :)

  32. Anaëlle dit :

    Bonjour Rebecca,
    voici mon travail, c’était très amusant !!
    (lettres interdites O et A)

    Le Pic vert et le Lynx

    Messire Pic vert, sur un pin perché,
    Détient entre le bec un brie,
    Messire Lynx, respire cette exquise senteur,
    Chemine puis entendit un Pic vert, il lui dit :
    « Hé, Messire Pic vert !
    Que tu illumines ! Que tu sembles sublime !
    Je te jure, si tu siffle une belle musique,
    Tel la finesse de tes plumes,
    Tu es le génie de ce pinède ! »
    Le Pic vert se sent merveilleux.
    Il veut stupéfier Messire Lynx,
    Et siffler une légère musique.
    Il dessers le bec et le brie glisse.
    Messire Lynx le prit et dit « Très cher Messire,
    Retiens qu’un gentil Lynx,
    Ne peut exister ici,
    Ce bel exemple mérite bien un brie, sûrement. »
    Messire Pic Vert, ennuyé et blessé,
    Jure ensuite, de ne plus être près d’un Lynx.

    voila ! je sais que je suis un peu (beaucoup) en retard mais je rattrape tout avec grand plaisir !

    • rebecca dit :

      Bonjour Anaëlle,
      Je trouve ton texte très réussi. Tu es parvenu à rester très proche de la fable de départ tout en respectant (ou presque !) la consigne du double lipogramme. Bravo !

      Un conseil pour améliorer ton texte : certaines tournures sont encore maladroites (j’ai conscience que la contrainte d’écriture rend les choses difficiles). Par exemple, au 4ème vers, il vaudrait mieux écrire « Chemine vers le Pic Vert et lui dit : « 

  33. Anaëlle dit :

    oh mince je viens de voir un a pour « la finesse » …

  34. Mukendi dit :

    bonjour Rebeca,
    je viens de terminer avec mon lipogramme O. J’avoue que ce n’étais pas facile au début. J’ai choisi la fable: le lièvre et la tortue. Evidemment ça sera: le lièvre et la cistude
    Rien ne sert d’aller vite; il faut partir à temps.
    Le liévre et la cistude illustre bien cet adage.
    Je parie, dit celle-ci, que tu n’atteindra pas
    Le premier ce but. -Le premier! es-tu sage?
    Repartit l’animal léger
    Camarade, prenez un purgatif
    Avec quelques chances ta démence peut se guérir
    -Sage, je parie derechef
    Ainsi fut fait; ils apprétèrent,
    Près de ligne d’arrivée, la mise.
    Il ne sert rien d’en discuter la valeur,
    Ni de qui sera l’arbitre.
    Le lièvre n’avait que qatre pas à faire:
    J’entends de ceux de ceux qu’il fait quand près d’etre atteint,
    Il s’écarte des chiens, les remit aux calendes,
    Et leur fait arpenter les landes,
    Ayant, dis-je, du temps de paitre,
    Se prélassant en scrutant
    Dans la direction du vent, il laisse la cistude
    Prendre l’allure de sénateur.
    Elle part, elle s’évertue;
    Elle se ha^te avec lenteur.
    Lui cependant méprise un tel succès
    Tient la gageure à peu d’estime
    Et pense qu’il y va de sa reputation
    De partir tard. Il pait, il se delsse;
    Il s’amuse autrement
    Qu’à la gageur. A la fin quand il vit
    Que l’autre atteignait presque la fin de la carrière
    Il partit tel un trait; mais les élans qu’il fit
    Furent vains: la cistude arriva la première.
    « Eh bien! lui cria-t-elle, avais-je pas dit:
    Elle sert à rien la vitesse?
    Je suis vainqeur! Et que serait-ce
    Si une carapace pesait sur tes pattes! »

    • rebecca dit :

      Bonjour Mukendi,

      Bravo pour la réussite de ton lipogramme. Comme tu le dis, ce n’est pas un exercice facile mais tu t’en sors très bien.

      Un conseil pour améliorer : une ou deux phrases auraient besoin d’être rectifiées au point de vue de la syntaxe comme « Elle sert à rien la vitesse » => « La vitesse ne sert à rien ».

  35. roland dit :

    je compte remercier en premier lieu Rebecca d’une part et d’autres part toute personne nous appuyant dans l’amélioration de ce blog et des nos techniques d’eritures.Quant à moi, ecrire c’est une bonne chose puisqu’elle nous laisse accoucher nos idées et faire parvenir les petites choses que nous avons pour etre appreciée ou pas ou pour nous corriger.Je vous demande des conseils et beaucoup d’accompagnement car la peur ,e detient.
    si vous avez quoi me dire; faites-le sur MODERE

    • rebecca dit :

      Bonjour Roland, merci pour tes encouragements.
      Par contre, j’ai supprimé tes coordonnées : attention à ne jamais laisser ainsi ses coordonnées sur internet, tu risques de te faire spammer !

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