Jeu d’écriture 15 : Le jeu du sandwich


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album de jeunesse
Cette semaine, je vous propose de découvrir le jeu du sandwich, quinzième exercice d’écriture de mon coaching Écrire comme un Pro. L’exemple que je vous donne vous permettra une nouvelle fois de revivre l’aventure du Corbeau et du Renard de Jean de La Fontaine.
 

Le jeu du sandwich consiste à écrire un album de littérature de jeunesse en respectant une contrainte simple : le texte doit obligatoirement commencer par la première phrase de l’album C’est moi le plus fort de Mario Ramos : « Un jour, un loup, qui avait très bien mangé et n’avait plus faim du tout, décide de faire une petite promenade dans les bois. » et se terminer par la dernière phrase de l’album Mon lapin et moi de Pascale Francotte : « On ne se quittera plus jamais ! »

Voici mon texte :

Le loup et la tortue

Un jour, un loup, qui avait très bien mangé et n’avait plus faim du tout, décide d’aller faire une petite promenade dans les bois. Très ami avec la tortue qu’il n’a pas vu depuis une semaine, il se rend chez elle… et trouve porte close. Perché sur une grosse pierre, un rat lâche le morceau de fromage qu’il grignotait pour lui lancer un regard méfiant.
– Non, non ! s’empresse de le rassurer le loup, je ne suis pas le grand loup méchant, terreur des bois !
– C’est ce qu’on dit. J’ai entendu dire pourtant qu’un agneau avait été dévoré près du ruisseau, il n’y a pas une semaine.
Le loup est un peu énervé :
– Eh bien ce n’était pas moi Rat des champs !
Le rat n’a pas l’air convaincu mais se tait.
– Sais-tu où se trouve mon amie la tortue ? demande alors le loup.
– Elle est partie faire la course avec le lièvre.
– Le lièvre et la tortue ? La course ? s’étonne le loup.
– Ils sont dans la clairière au grand chêne, précise le Rat des champs. Le prix de la course est un fromage que m’a fait parvenir le Rat des villes. Comme je lui trouve un goût étrange, je leur en ai fait cadeau.
Le loup abandonne le Rat des champs et prend la direction de la clairière. La tortue s’y trouve, seule et en pleurs.
– Ne sois pas désespérée Tortue mon amie, lui dit le loup. Le lièvre court plus vite, c’est un fait mais toi tu es la plus intelligente !
– Oh, ce n’est pas le lièvre, renifle la Tortue. L’idiot s’est tellement reposé sur ses capacités que j’ai gagné la course.
– Alors, qu’est-ce qui ne va pas ?
– C’est Maître Corbeau… sanglote la Tortue. On l’a choisi comme arbitre et il a volé le fromage !
– Comment ?! Arrête de pleurer, rentre chez toi. Tortue mon amie, je te promets retrouver ce corbeau voleur !
Tandis que la Tortue s’en va, le loup commence à fouiller les bois à la recherche de Maître Corbeau. Il rencontre Madame Cigale, l’air fort contrariée.
– Bonjour chanteuse de l’été ! Je cherche Maître Corbeau, l’as-tu vu ? demande-t-il.
Et il lui raconte toute l’histoire.
– Non, je ne l’ai pas vu, répond Madame Cigale, mais si tu trouves le fromage pense à moi : la fourmi, ma voisine, refuse de me prêter le moindre vermisseau !
Sachant que Madame Cigale mendie chaque automne, le loup ne répond pas et continue sa quête en direction de la rivière. Parmi les roseaux, il aperçoit la grenouille.
– Quel malheur ! Quel malheur ! crie-t-elle en observant son reflet.
– Bonjour Madame Grenouille ! N’as-tu pas croisé Maître Corbeau ?
– Quel malheur ! Quel malheur ! répète Madame Grenouille. Regarde mon pauvre reflet. Je suis si petite, si petite, si petite. Le bœuf se moque sans arrêt de moi. Lui est grand, fort, admirable ! Quel malheur !
Comprenant qu’il ne tirerait rien de la grenouille, le loup la laisse à ses lamentations. Au détour du chemin, il aperçoit enfin Maître Corbeau, perché sur un marronnier, le fromage dans le bec. Au pied de l’arbre se trouve aussi un renard lancé dans un discours flatteur :
– Bonjour Maître Corbeau ! Que vous êtes joli ! Que vous me semblez beau ! Sans mentir, si votre ramage se rapporte à votre plumage, vous êtes le Phénix des hôtes de ces bois.
Flatté par ces mots, le Corbeau veut montrer sa belle voix et laisse tomber le fromage. Le renard s’en saisit et dit :
– Mon bon Monsieur, apprenez que tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute. Cette leçon vaut bien un fromage, sans doute !
Le loup éclate de rire devant la mine honteuse du corbeau et raconte toute l’histoire au renard.
– Partageons le fromage ! propose celui-ci.
Le loup accepte et repart avec la moitié du butin. Madame tortue, ravie, le remercie.
– Je vais déménager, lui annonce le loup. Je viendrais habiter de ce côté des bois, ainsi personne n’osera plus t’ennuyer.
– C’est formidable ! répond Madame Tortue. Ainsi, on ne se quittera plus jamais !

Et voilà le travail !

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Crédit photo : laurent KB

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